Objectif Français
Retour aux sujets DELF B2

Entraînement oral DELF B2 — Sujet 17

Pesticides ou agriculture biologique ?

Une récente enquête auprès d'agriculteurs montre que beaucoup souhaiteraient réduire leur usage de pesticides, mais craignent de perdre une partie de leurs récoltes et donc de leurs revenus. Des études associent l'exposition aux produits chimiques à certaines maladies et à la disparition des insectes pollinisateurs. L'agriculture biologique, elle, se développe, mais ses produits coûtent en moyenne 30 % de plus et ses rendements sont généralement inférieurs. Ses détracteurs affirment qu'il faudrait cultiver davantage de terres pour nourrir la même population, ce qui menacerait les forêts. Ses défenseurs répondent que le coût réel des pesticides, en santé et en dépollution de l'eau, est supporté par la collectivité. Dégagez le problème soulevé par ce document et donnez votre point de vue.

Present the issue and your point of view, clearly and in an organised way (5 to 7 minutes).

Timer

00:00

Starts when you press record. Exam target: 07:00

Feedback IA (rédigé en anglais) sur ta prononciation et ton contenu

Need help? Try on your own first, then open these.

Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • les pesticides

    pesticides

  • l'agriculture biologique

    organic farming

  • les rendements

    yields

  • les pollinisateurs

    pollinators

  • l'agriculture raisonnée

    integrated (reasoned) farming

  • les subventions

    subsidies

  • la sécurité alimentaire

    food security

  • le pouvoir d'achat

    purchasing power

  • répercuter le coût sur

    to pass the cost on to

  • à court terme / à long terme

    in the short / long term

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Define your terms early: 'bio' does not mean 'without any treatment' and 'conventional' does not mean 'dangerous'. Precise definitions make you sound competent.
  • Identify the dilemma in one sentence, for example: how to protect health and nature without ruining farmers or excluding poorer consumers from decent food?
  • Include three actors: farmers, consumers, and the community. Mention who bears costs and who benefits, using 'à court terme' versus 'à long terme' as a logical frame.
  • Do not claim scientific certainty you do not have. Use phrases like 'selon plusieurs études' and 'il semblerait que' and propose a gradual approach.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Bonjour. Le document que j'ai sélectionné présente un dilemme agricole contemporain. Une enquête montre que de nombreux agriculteurs aimeraient réduire leur usage de pesticides, mais redoutent de perdre une partie de leurs récoltes et donc de leurs revenus. Des études associent l'exposition aux produits chimiques à certaines maladies et au déclin des insectes pollinisateurs. L'agriculture biologique progresse, mais ses produits coûtent environ trente pour cent de plus et ses rendements sont en général plus faibles. Ses détracteurs soutiennent qu'il faudrait alors cultiver plus de terres, au détriment des forêts, tandis que ses défenseurs répondent que le coût réel des pesticides, en santé publique et en dépollution de l'eau, est payé par toute la collectivité. Le problème qui se pose est donc le suivant : comment protéger la santé et la nature sans ruiner les agriculteurs ni exclure les consommateurs modestes d'une alimentation de qualité ? Autrement dit, quel prix sommes-nous prêts à payer, et qui doit le payer ? Je commencerai par les arguments en faveur de la réduction des pesticides, puis j'examinerai les objections et les difficultés, avant de formuler ma propre position. Tout d'abord, les raisons de s'inquiéter sont sérieuses. Les agriculteurs sont les premiers exposés aux produits qu'ils épandent, et plusieurs études sérieuses les relient à des maladies graves. Les résidus se retrouvent dans l'eau, dans les sols et parfois dans les aliments. Par ailleurs, la disparition des abeilles et d'autres pollinisateurs menace directement l'agriculture elle-même, puisqu'une grande partie de nos fruits et légumes dépend d'eux. Utiliser massivement des pesticides peut donc ressembler à une stratégie à court terme qui fragilise la production à long terme. Enfin, le coût de la dépollution de l'eau potable, qui apparaît sur nos factures, est une dépense cachée que l'étiquette du produit ne montre pas. Cependant, les objections sont tout aussi réelles. L'agriculteur n'est pas un empoisonneur par plaisir : il travaille souvent avec des marges très faibles, endetté, soumis à des prix imposés par les distributeurs et à la concurrence de produits importés cultivés avec des règles moins strictes. Si on lui demande de renoncer aux pesticides sans l'accompagner, il peut perdre une récolte entière à cause d'un champignon ou d'un insecte. Par ailleurs, le bio, tel qu'il existe aujourd'hui, est plus cher, et pour une famille qui compte chaque euro, ce n'est tout simplement pas une option. Faire de l'alimentation saine un privilège serait une injustice sociale. Et si les rendements baissent, comme certaines études l'indiquent, la question de la sécurité alimentaire ne peut pas être balayée d'un revers de main. Ma position est donc la suivante. Je ne crois pas qu'il faille opposer brutalement le bio et le conventionnel, mais plutôt avancer progressivement vers une agriculture qui utilise moins de produits chimiques. Cela passe d'abord par la recherche, pour développer des variétés plus résistantes, des méthodes de lutte biologique et des outils de précision qui ne traitent que là où c'est nécessaire. Cela suppose ensuite un accompagnement financier des agriculteurs pendant la transition, car ce sont eux qui prennent le risque. Enfin, les subventions publiques devraient récompenser les pratiques favorables à l'environnement plutôt que la seule quantité produite. Quant au prix, une partie du surcoût pourrait être compensée par la réduction des dépenses de santé et de dépollution, et par des achats publics de produits de qualité dans les cantines. On pourrait m'accuser de prudence excessive, et de repousser à plus tard des décisions urgentes. C'est un reproche que je comprends. Mais une transition brutale, mal préparée, risquerait de provoquer une opposition massive du monde agricole et de faire échouer toute la réforme. Une avancée progressive mais constante me paraît plus durable qu'une rupture spectaculaire. Pour conclure, la question n'est pas de choisir entre la santé et la production, mais de les rendre compatibles. Cela demande du temps, de l'argent et du dialogue entre agriculteurs, scientifiques et consommateurs. Je vous remercie de votre écoute.

English

Hello. The document I selected presents a contemporary agricultural dilemma. A survey shows that many farmers would like to reduce their use of pesticides, but fear losing part of their harvests and therefore their income. Studies link exposure to chemicals with certain illnesses and with the decline of pollinating insects. Organic farming is progressing, but its products cost about thirty per cent more and its yields are generally lower. Its critics argue that more land would then have to be cultivated, at the expense of forests, while its defenders reply that the real cost of pesticides, in public health and water clean-up, is paid by the whole community. The problem that arises is therefore this: how can we protect health and nature without ruining farmers or excluding modest consumers from quality food? In other words, what price are we willing to pay, and who should pay it? I will begin with the arguments for reducing pesticides, then examine the objections and difficulties, before formulating my own position. First of all, the reasons for concern are serious. Farmers are the first to be exposed to the products they spray, and several serious studies link them to grave illnesses. Residues are found in water, in soil and sometimes in food. Moreover, the disappearance of bees and other pollinators directly threatens agriculture itself, since a large share of our fruit and vegetables depends on them. Massive use of pesticides can therefore look like a short-term strategy that weakens production in the long term. Finally, the cost of cleaning drinking water, which appears on our bills, is a hidden expense that the product's label does not show. However, the objections are just as real. The farmer is not a poisoner for pleasure: he often works with very thin margins, in debt, subject to prices imposed by distributors and to competition from imported products grown under less strict rules. If he is asked to give up pesticides without support, he may lose an entire harvest to a fungus or an insect. Moreover, organic food, as it exists today, is more expensive, and for a family counting every euro it is simply not an option. Making healthy food a privilege would be a social injustice. And if yields fall, as some studies indicate, the question of food security cannot be waved away. My position is therefore the following. I do not believe we should brutally set organic against conventional, but rather move gradually towards a form of agriculture that uses fewer chemicals. This starts with research, to develop more resistant varieties, biological pest-control methods and precision tools that treat only where necessary. It then requires financial support for farmers during the transition, because they are the ones taking the risk. Finally, public subsidies should reward environment-friendly practices rather than the sole quantity produced. As for price, part of the extra cost could be offset by lower health and clean-up spending, and by public purchasing of quality products in canteens. I could be accused of excessive caution, and of putting off urgent decisions. I understand that criticism. But a brutal, poorly prepared transition would risk provoking massive opposition from the farming world and making the whole reform fail. Gradual but steady progress seems to me more lasting than a spectacular break. To conclude, the question is not to choose between health and production, but to make them compatible. That takes time, money and dialogue between farmers, scientists and consumers. Thank you for listening.