Objectif Français
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Entraînement oral DELF B2 — Sujet 21

La semaine de quatre jours

Dans une entreprise de services de taille moyenne, la direction a généralisé la semaine de quatre jours, sans réduction de salaire, après six mois d'essai. Les premiers résultats sont contrastés. Les salariés se disent plus reposés et plus motivés, et les arrêts maladie ont reculé d'un tiers. Le chiffre d'affaires est resté stable. Toutefois, plusieurs cadres déplorent des journées plus denses, des réunions concentrées sur trois jours et une difficulté à déconnecter. Par ailleurs, les équipes qui travaillent au contact du public n'ont pas pu bénéficier du dispositif, ce qui a créé des tensions. Des syndicats saluent l'expérience mais demandent qu'elle soit étendue à tous les métiers, tandis que des employeurs craignent un coût trop élevé pour les petites structures. Dégagez le problème soulevé par ce document et donnez votre point de vue.

Present the issue and your point of view, clearly and in an organised way (5 to 7 minutes).

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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • la réduction du temps de travail

    working-time reduction

  • l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée

    work-life balance

  • la productivité

    productivity

  • l'épuisement professionnel

    burnout

  • fidéliser les salariés

    to retain employees

  • l'intensification du travail

    work intensification

  • sans perte de salaire

    without loss of pay

  • une expérimentation

    a trial / pilot scheme

  • en revanche

    on the other hand

  • à condition que

    provided that

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Start by presenting the document in your own words (who, what, result), then state the problem as a question: does working less mean working better?
  • Use a clear plan: two or three arguments in favour, then one objection you concede, then a nuanced position. Announce your plan out loud.
  • Avoid the trap of reading the text back. Add concrete examples of jobs (nurse, factory worker, office employee) to show you understand the limits.
  • Stay in a formal register (je pense que, il me semble que) and finish with a nuanced conclusion: the idea works under conditions, not everywhere.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Bonjour. Le document que je vais vous présenter est un extrait d'article de presse qui rapporte l'expérience d'une entreprise de services ayant instauré la semaine de quatre jours, sans baisse de salaire. Les salariés se disent plus reposés et plus motivés, les absences ont diminué d'un tiers et le chiffre d'affaires est resté stable. Mais certains cadres déplorent des journées plus denses et une pression accrue, et les équipes en contact avec le public n'ont pas pu profiter du dispositif. Le texte pose donc une question simple en apparence : travailler moins permet-il vraiment de travailler mieux ? Cette question soulève un problème plus large. Nos sociétés valorisent la productivité, mais elles découvrent aussi que l'épuisement professionnel coûte très cher, tant aux individus qu'aux entreprises. La problématique peut donc se formuler ainsi : la réduction du temps de travail est-elle une solution durable pour concilier performance économique et qualité de vie, ou bien risque-t-elle simplement de déplacer la fatigue vers des journées plus intenses et de creuser les inégalités entre les métiers ? Pour ma part, je pense que la semaine de quatre jours est une piste prometteuse, à condition d'être pensée avec nuance. Je développerai trois arguments avant de répondre à une objection importante. Mon premier argument concerne la santé et la motivation. Un salarié qui dispose d'un jour de repos supplémentaire peut se consacrer à sa famille, à ses loisirs, à une activité sportive ou simplement dormir davantage. Plusieurs études montrent que le stress chronique diminue et que l'engagement augmente dans ces conditions. Prenons l'exemple d'un employé de centre d'appels : après trois jours passés à gérer des clients mécontents, la récupération est indispensable pour rester attentif et aimable. Une équipe en meilleure santé s'absente moins, ce qui réduit aussi les coûts pour l'employeur. Mon deuxième argument porte sur l'attractivité et la fidélisation. Dans un marché de l'emploi tendu, où de nombreux secteurs peinent à recruter, proposer quatre jours de travail devient un avantage concurrentiel. Une petite entreprise ne peut pas toujours rivaliser sur les salaires avec une multinationale, mais elle peut offrir du temps. Les jeunes diplômés, en particulier, placent l'équilibre de vie très haut dans leurs critères de choix. Une entreprise qui l'a compris attire des talents et conserve ses équipes, ce qui limite les coûts de recrutement et de formation, souvent sous-estimés. Mon troisième argument est lié à l'organisation du travail. Passer à quatre jours oblige à repenser les réunions, à supprimer les tâches inutiles et à mieux répartir les responsabilités. Beaucoup d'entreprises découvrent alors que des réunions interminables ou des courriels superflus occupaient une part considérable de la semaine. Cependant, je dois reconnaître une objection sérieuse, que le document évoque lui-même. Tous les métiers ne se prêtent pas à cette formule. Un hôpital, une usine qui fonctionne en continu ou un commerce de proximité ne peuvent pas fermer un jour de plus sans embaucher. Dans ces cas, la semaine de quatre jours suppose des recrutements supplémentaires, donc des coûts, ou bien elle se traduit par des journées de dix heures, ce qui est épuisant. Il existe alors un risque d'inégalité entre des travailleurs intellectuels qui profiteraient de cette flexibilité et des travailleurs de première ligne qui en seraient exclus. Je nuancerais donc mon propos. La semaine de quatre jours ne devrait pas être imposée par la loi de manière uniforme, mais expérimentée secteur par secteur, avec une évaluation rigoureuse de ses effets sur la santé, la productivité et l'emploi. Il faut aussi veiller à ce que la compression des horaires ne devienne pas un piège : l'objectif est de réduire la charge réelle de travail, pas seulement de la concentrer sur moins de jours. En conclusion, ce document montre que la question du temps de travail dépasse le simple calcul économique. Elle engage notre conception du bien-être et la place que nous voulons donner au travail dans une vie. Je pense que la semaine de quatre jours peut être une véritable avancée si elle s'accompagne d'une réorganisation sincère et d'une attention portée à ceux qui ne peuvent pas en bénéficier. Sans cela, elle resterait un privilège réservé à une minorité.

English

Hello. The document I am going to present is an extract from a press article reporting the experience of a service company that introduced the four-day week without any cut in pay. Employees say they feel more rested and more motivated, absences have fallen by a third and turnover has remained stable. But some managers complain of denser days and increased pressure, and the teams in contact with the public were unable to benefit from the scheme. The text therefore raises a question that is simple in appearance: does working less really allow us to work better? This question raises a broader problem. Our societies value productivity, but they are also discovering that burnout is very costly, both for individuals and for companies. The central question can therefore be put this way: is reducing working time a lasting solution for reconciling economic performance and quality of life, or does it simply shift fatigue onto more intense days and widen the inequalities between occupations? Personally, I think the four-day week is a promising avenue, provided it is thought through with nuance. I will develop three arguments before answering one important objection. My first argument concerns health and motivation. An employee who has an extra day off can devote it to family, to leisure, to sport, or simply sleep more. Several studies show that chronic stress falls and that commitment rises under these conditions. Take the example of a call-centre employee: after three days spent dealing with unhappy customers, recovery is essential to stay attentive and pleasant. A healthier team is absent less often, which also reduces costs for the employer. My second argument relates to attractiveness and retention. In a tight job market, where many sectors struggle to recruit, offering four working days becomes a competitive advantage. A small company cannot always compete on salary with a multinational, but it can offer time. Young graduates, in particular, put work-life balance very high among their selection criteria. A company that has understood this attracts talent and keeps its teams, which limits recruitment and training costs, often underestimated. My third argument is linked to the organisation of work. Moving to four days forces us to rethink meetings, to remove pointless tasks and to share responsibilities better. Many companies then discover that endless meetings or superfluous emails took up a considerable part of the week. However, I must acknowledge a serious objection, which the document itself mentions. Not every occupation is suited to this formula. A hospital, a factory running around the clock or a local shop cannot close one more day without hiring. In these cases, the four-day week requires extra recruitment, and therefore costs, or else it results in ten-hour days, which is exhausting. There is then a risk of inequality between intellectual workers who would enjoy this flexibility and front-line workers who would be excluded from it. I would therefore qualify my position. The four-day week should not be imposed by law in a uniform way, but trialled sector by sector, with a rigorous assessment of its effects on health, productivity and employment. We must also make sure that compressed hours do not become a trap: the aim is to reduce the real workload, not just to concentrate it into fewer days. In conclusion, this document shows that the question of working time goes beyond a simple economic calculation. It involves our conception of well-being and the place we want to give work in a life. I think the four-day week can be a genuine step forward if it is accompanied by sincere reorganisation and attention to those who cannot benefit from it. Without that, it would remain a privilege reserved for a minority.