Entraînement oral DELF B2 — Sujet 25
L'intelligence artificielle menace-t-elle l'emploi ?
Un rapport publié par un institut d'économie estime que, dans les dix prochaines années, un emploi sur quatre sera profondément transformé par l'intelligence artificielle. Les tâches répétitives, comme la saisie de données, la traduction simple ou le service client de premier niveau, sont les premières concernées. Dans une agence de communication, une rédactrice raconte que des textes qu'elle mettait une journée à écrire sont désormais produits en quelques minutes, mais qu'elle doit les relire et les corriger. Les auteurs du rapport soulignent que de nouveaux métiers apparaîtront, sans garantir qu'ils seront accessibles à ceux dont l'emploi disparaît. Les syndicats réclament des garanties de formation, tandis que les entreprises mettent en avant des gains de productivité considérables. Dégagez le problème soulevé par ce document et donnez votre point de vue.
Present the issue and your point of view, clearly and in an organised way (5 to 7 minutes).
Timer
00:00
Starts when you press record. Exam target: 07:00
Feedback IA (rédigé en anglais) sur ta prononciation et ton contenu
Need help? Try on your own first, then open these.
Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
l'intelligence artificielle
artificial intelligence
l'automatisation
automation
supprimer des emplois
to cut jobs
les gains de productivité
productivity gains
se former tout au long de la vie
lifelong learning
complémentaire
complementary
remplacer
to replace
un métier émergent
an emerging profession
encadrer
to regulate
à long terme
in the long run
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Introduce the document precisely, then explain that the issue is not only technological but social: who wins and who loses from the change.
- Avoid vague fears or hype. Use examples from specific jobs (translator, accountant, driver, nurse) to show how tasks change.
- Offer a nuanced thesis: AI transforms more than it destroys, but only if training and protection are organised.
- Remember the register: avoid slang and technical jargon, explain 'IA' simply if you use it, and keep sentences clear and structured.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Bonjour. Le document que je vais présenter est un extrait de rapport sur l'intelligence artificielle et l'emploi. Il estime qu'un emploi sur quatre sera profondément transformé d'ici dix ans, en commençant par les tâches répétitives comme la saisie de données ou le service client de premier niveau. Une rédactrice y raconte que des textes qui lui demandaient une journée sont désormais produits en quelques minutes, mais qu'elle doit les relire et les corriger. Les auteurs affirment que de nouveaux métiers apparaîtront, sans garantir qu'ils seront accessibles à ceux dont l'emploi disparaît, et les syndicats réclament des garanties de formation. La problématique est la suivante : l'intelligence artificielle va-t-elle détruire des emplois en masse, ou transformer le travail en profondeur ? Au fond, la question n'est pas seulement technologique, elle est sociale : qui profitera des gains de productivité, et qui paiera le coût de la transition ? Ma position est nuancée. Je pense que l'IA transformera davantage qu'elle ne détruira, mais que cette transformation ne sera positive que si nous l'organisons collectivement. Je présenterai trois arguments, puis une objection. Mon premier argument est que l'IA peut libérer les travailleurs des tâches les plus ingrates. Dans un cabinet comptable, un logiciel peut classer des milliers de factures en quelques secondes, alors qu'un employé y passait autrefois des semaines. Dans un hôpital, l'analyse automatique d'images médicales aide les médecins à repérer plus vite certaines maladies. Le temps gagné peut être consacré à ce que les machines font mal : écouter un patient, conseiller un client, réfléchir à une stratégie. L'IA devient alors un outil, comparable à la calculatrice ou à l'ordinateur en leur temps. Mon deuxième argument est historique. Chaque révolution technique a supprimé des métiers et en a créé d'autres. Il y a un siècle, personne n'imaginait des développeurs d'applications, des spécialistes de cybersécurité ou des formateurs en données. Aujourd'hui déjà, apparaissent des métiers liés à la supervision et à la vérification des systèmes d'IA. L'histoire montre que l'emploi total n'a pas disparu, mais qu'il s'est déplacé. Mon troisième argument est la complémentarité entre l'humain et la machine. La rédactrice du document doit relire et corriger les textes produits, ce qui prouve que le jugement humain reste indispensable. Dans de nombreux secteurs, la qualité, l'éthique, la créativité et la relation de confiance resteront des atouts difficiles à automatiser. Les entreprises qui l'ont compris utilisent l'IA pour renforcer leurs équipes plutôt que pour les remplacer. Pourtant, je ne veux pas minimiser l'objection principale : la transition peut être brutale pour certains. Un employé de bureau de cinquante ans, dont les tâches sont automatisées, ne devient pas du jour au lendemain spécialiste en cybersécurité. Les métiers créés demandent souvent des compétences élevées, alors que les emplois menacés sont parfois occupés par des personnes peu diplômées. Par ailleurs, si les gains de productivité profitent seulement aux actionnaires, les inégalités risquent de se creuser. Il y a aussi des risques éthiques, par exemple lorsqu'un algorithme trie des candidatures de manière biaisée, sans que personne ne puisse expliquer la décision. C'est pourquoi j'estime qu'il faut agir sur trois plans. Les entreprises doivent anticiper et financer la formation de leurs salariés avant de supprimer des postes. L'État doit développer la formation tout au long de la vie et soutenir financièrement les personnes en reconversion. Enfin, des règles claires doivent encadrer l'usage de l'IA dans les domaines sensibles comme l'emploi, la santé ou la justice, avec toujours une décision finale humaine. En conclusion, l'intelligence artificielle n'est ni une catastrophe annoncée ni une promesse magique. Elle offre une chance de rendre le travail plus intéressant et plus productif, à condition que ses bénéfices soient partagés et que personne ne soit abandonné au bord du chemin. À long terme, la vraie question sera moins de savoir ce que peuvent faire les machines que de décider ensemble ce que nous voulons leur confier.
English
Hello. The document I am going to present is an extract from a report on artificial intelligence and employment. It estimates that one job in four will be profoundly transformed within ten years, starting with repetitive tasks such as data entry or first-level customer service. A copywriter recounts that texts which used to take her a day are now produced in a few minutes, but that she has to reread and correct them. The authors state that new professions will appear, without guaranteeing that they will be accessible to those whose jobs disappear, and trade unions are demanding training guarantees. The central question is as follows: will artificial intelligence destroy jobs on a massive scale, or transform work in depth? Basically, the question is not only technological, it is social: who will benefit from the productivity gains, and who will pay the cost of the transition? My position is nuanced. I think AI will transform more than it destroys, but that this transformation will be positive only if we organise it collectively. I will present three arguments, then one objection. My first argument is that AI can free workers from the most thankless tasks. In an accounting firm, software can sort thousands of invoices in a few seconds, whereas an employee used to spend weeks on it. In a hospital, automatic analysis of medical images helps doctors detect certain diseases faster. The time saved can be devoted to what machines do badly: listening to a patient, advising a client, thinking about a strategy. AI then becomes a tool, comparable to the calculator or the computer in their day. My second argument is historical. Every technical revolution has abolished some jobs and created others. A century ago, nobody imagined app developers, cybersecurity specialists or data trainers. Already today, jobs are emerging that involve supervising and checking AI systems. History shows that total employment has not disappeared, but has shifted. My third argument is the complementarity between human and machine. The copywriter in the document has to reread and correct the texts produced, which proves that human judgement remains indispensable. In many sectors, quality, ethics, creativity and relationships of trust will remain assets that are hard to automate. Companies that have understood this use AI to strengthen their teams rather than to replace them. Yet I do not want to downplay the main objection: the transition can be brutal for some people. An office employee aged fifty, whose tasks are automated, does not become a cybersecurity specialist overnight. The jobs created often demand high skills, whereas the jobs under threat are sometimes held by people with few qualifications. Moreover, if productivity gains benefit only shareholders, inequalities risk widening. There are also ethical risks, for example when an algorithm sorts job applications in a biased way, without anyone being able to explain the decision. That is why I believe we must act on three levels. Companies must anticipate and fund their employees' training before cutting posts. The State must develop lifelong learning and give financial support to people retraining. Finally, clear rules must govern the use of AI in sensitive areas such as employment, health or justice, with a human always making the final decision. In conclusion, artificial intelligence is neither an announced catastrophe nor a magic promise. It offers a chance to make work more interesting and more productive, provided its benefits are shared and nobody is left by the wayside. In the long run, the real question will be less what machines can do than deciding together what we want to entrust to them.