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Entraînement oral DELF B2 — Sujet 29

Faut-il travailler le dimanche ?

Dans une ville touristique, le conseil municipal envisage d'autoriser l'ouverture de tous les commerces le dimanche, toute l'année. Les commerçants favorables au projet affirment que cette mesure augmenterait leur chiffre d'affaires de dix à quinze pour cent et permettrait d'embaucher des étudiants. Les salariés interrogés sont partagés : certains apprécient la majoration de salaire et la possibilité de gagner plus, d'autres redoutent de perdre leur seul jour de repos commun avec leur famille. Des syndicats rappellent que ce jour est un repère collectif, qui permet aux associations, aux clubs sportifs et aux familles de se retrouver. Les petits commerçants, enfin, craignent de ne pas pouvoir rivaliser avec les grandes enseignes qui disposent de plus de personnel. Dégagez le problème soulevé par ce document et donnez votre point de vue.

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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • le repos dominical

    Sunday rest

  • l'ouverture dominicale

    Sunday opening

  • la majoration de salaire

    pay premium

  • le volontariat

    voluntary basis

  • le chiffre d'affaires

    turnover / sales

  • le commerce de proximité

    local shops

  • les grandes enseignes

    large retail chains

  • un repère collectif

    a shared landmark

  • la vie familiale

    family life

  • en contrepartie

    in return

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Present the proposal and the different players (shop owners, employees, unions, small traders) to show you read the document carefully.
  • The tension to identify: economic freedom and consumer convenience versus collective rest and social life.
  • Distinguish sectors: hospitals, transport and restaurants already work on Sundays. Use this to nuance your position.
  • Propose conditions (real voluntary choice, higher pay, compensation days, protection of small businesses) rather than a simple yes or no.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Bonjour. Le document que je vais présenter concerne un projet de conseil municipal dans une ville touristique : autoriser tous les commerces à ouvrir le dimanche, toute l'année. Les commerçants favorables estiment que cette mesure augmenterait leur chiffre d'affaires de dix à quinze pour cent et permettrait d'embaucher des étudiants. Les salariés sont partagés : certains apprécient la majoration de salaire, d'autres redoutent de perdre leur seul jour de repos commun avec leur famille. Les syndicats rappellent que le dimanche est un repère collectif, et les petits commerçants craignent de ne pas pouvoir rivaliser avec les grandes enseignes. La problématique est la suivante : faut-il privilégier la liberté économique et la demande des consommateurs, ou protéger un temps de repos commun qui structure la vie sociale ? Autrement dit, jusqu'où une société peut-elle adapter son rythme à la consommation sans fragiliser la vie familiale et associative ? Mon opinion est nuancée. Je ne suis pas opposé par principe au travail du dimanche, mais je pense qu'il doit rester encadré et limité à certaines situations. Je vais d'abord présenter les arguments en faveur de l'ouverture, puis ceux qui m'incitent à la prudence. Premier argument en faveur : le service aux consommateurs. Beaucoup de personnes travaillent toute la semaine et n'ont du temps que le dimanche pour faire leurs achats. Dans une ville touristique en particulier, les visiteurs s'attendent à trouver des boutiques ouvertes, et les commerces fermés représentent un manque à gagner pour toute la ville. De plus, de nombreux services, comme les hôpitaux, les transports, les restaurants ou les cinémas, fonctionnent déjà le dimanche sans que personne ne s'en offusque. Deuxième argument : l'emploi et le pouvoir d'achat. L'ouverture dominicale peut créer des postes, notamment pour les étudiants qui cherchent un revenu complémentaire, et elle offre aux salariés volontaires une majoration de salaire souvent attractive. Une jeune mère célibataire, par exemple, peut préférer travailler le dimanche, parce que son salaire sera plus élevé et que l'organisation familiale est possible. Refuser cette possibilité reviendrait à décider à la place des gens de ce qui est bon pour eux. Troisième argument : l'adaptation aux modes de vie. Le commerce en ligne est ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et les magasins physiques subissent une concurrence permanente. Imposer la fermeture le dimanche peut accélérer leur déclin et appauvrir les centres-villes. L'ouverture dominicale peut donc aussi être une manière de défendre le commerce local. Pourtant, plusieurs objections me semblent sérieuses. La première concerne le caractère réellement volontaire. Dans la pratique, un salarié précaire qui refuse de travailler le dimanche risque de perdre ses heures, voire son emploi. Le volontariat peut alors devenir une fiction. La deuxième objection est le coût social : le dimanche est le seul jour où beaucoup de familles, d'amis, de sportifs amateurs et de bénévoles peuvent se retrouver. Un parent qui travaille ce jour-là perd du temps avec ses enfants, et cette perte n'est pas compensée par un supplément de salaire. La troisième est la concurrence : les grandes enseignes, qui ont plus de personnel, profiteront davantage de l'ouverture que les petits commerçants indépendants, ce qui accentuerait les inégalités entre commerces. Pour concilier ces points de vue, je propose plusieurs conditions. D'abord, le volontariat doit être protégé par la loi, avec des sanctions réelles contre les employeurs qui exercent une pression. Ensuite, le travail dominical doit donner droit à des compensations sérieuses, financières mais aussi en repos, comme des jours libres supplémentaires. Enfin, la ville pourrait limiter l'ouverture à certaines périodes, comme la haute saison touristique ou les fêtes, et soutenir les petits commerçants par des aides ou des horaires coordonnés. En conclusion, il me semble qu'il n'y a pas de réponse absolue. Le dimanche reste précieux comme temps commun, mais la société a évolué et certaines activités ont besoin de fonctionner. La meilleure solution est donc un équilibre fondé sur le vrai choix des salariés, des compensations justes et une protection des plus fragiles. C'est à cette condition que la liberté économique ne se fera pas au détriment de la vie en commun.

English

Hello. The document I am going to present concerns a town council project in a tourist town: to allow all shops to open on Sundays, all year round. The shopkeepers in favour believe the measure would increase their sales by ten to fifteen per cent and allow them to hire students. Employees are divided: some appreciate the pay premium, others fear losing their only day off shared with their family. The unions point out that Sunday is a collective landmark, and small shopkeepers fear they will not be able to compete with the big chains. The central question is the following: should we give priority to economic freedom and consumer demand, or protect a shared rest day that structures social life? In other words, how far can a society adapt its rhythm to consumption without weakening family and community life? My opinion is nuanced. I am not opposed in principle to Sunday work, but I think it must remain regulated and limited to certain situations. I will first present the arguments in favour of opening, then those that make me cautious. First argument in favour: service to consumers. Many people work all week and only have time on Sundays to do their shopping. In a tourist town in particular, visitors expect to find open shops, and closed businesses represent lost earnings for the whole town. Moreover, many services, such as hospitals, transport, restaurants or cinemas, already operate on Sundays without anyone being shocked. Second argument: jobs and purchasing power. Sunday opening can create posts, especially for students looking for extra income, and it offers volunteer employees an often attractive pay premium. A single young mother, for example, may prefer to work on Sundays, because her pay will be higher and family arrangements are possible. Refusing this possibility would amount to deciding for people what is good for them. Third argument: adapting to lifestyles. Online shopping is open twenty-four hours a day, and physical shops face permanent competition. Imposing Sunday closure may speed up their decline and impoverish town centres. Sunday opening can therefore also be a way of defending local trade. Yet several objections seem serious to me. The first concerns whether the choice is really voluntary. In practice, a precarious employee who refuses to work on Sundays risks losing hours, or even their job. Volunteering can then become a fiction. The second objection is the social cost: Sunday is the only day when many families, friends, amateur sportspeople and volunteers can get together. A parent who works that day loses time with their children, and this loss is not compensated by extra pay. The third is competition: large chains, which have more staff, will benefit more from opening than small independent shopkeepers, which would increase inequalities between businesses. To reconcile these points of view, I propose several conditions. First, volunteering must be protected by law, with real penalties against employers who apply pressure. Next, Sunday work must entitle people to serious compensation, financial but also in time off, such as additional free days. Finally, the town could limit opening to certain periods, such as the high tourist season or festivals, and support small shopkeepers through grants or coordinated hours. In conclusion, it seems to me there is no absolute answer. Sunday remains precious as shared time, but society has changed and some activities need to operate. The best solution is therefore a balance based on genuine employee choice, fair compensation and protection of the most vulnerable. Only on this condition will economic freedom not be exercised at the expense of life in common.