Entraînement oral DELF B2 — Sujet 30
Le bénévolat, un engagement d'avenir ?
Une association d'aide alimentaire s'inquiète : en cinq ans, le nombre de ses bénévoles réguliers a baissé d'un quart, alors que les demandes d'aide ont augmenté de moitié. Les responsables expliquent que les jeunes préfèrent désormais des missions ponctuelles, de quelques heures, plutôt qu'un engagement durable, et que les retraités, très actifs, vieillissent. Un étudiant, bénévole depuis un an, raconte que cette expérience lui a appris à travailler en équipe et lui a permis de trouver un stage. Par ailleurs, certains syndicats s'inquiètent de voir des bénévoles remplacer des salariés dans des tâches qui devraient être rémunérées. Des élus proposent de valoriser le bénévolat dans les études et la retraite, mais d'autres craignent qu'on transforme un acte libre en obligation déguisée. Dégagez le problème soulevé par ce document et donnez votre point de vue.
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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
le bénévolat
voluntary work
un bénévole
a volunteer
une association
a non-profit organisation
le lien social
social bond
s'engager
to get involved
la solidarité
solidarity
valoriser
to recognise / promote
le service civique
civic service
gratuit
unpaid / free
pallier le manque de
to make up for the lack of
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Present the association's problem clearly (fewer volunteers, more needs) and the different views on how to react.
- Define the key paradox: volunteering is free and voluntary, yet society increasingly depends on it for essential tasks.
- Use varied examples: food banks, sports clubs, tutoring, emergency help. Show benefits for the community and for volunteers.
- In your conclusion, propose balance: promote volunteering, offer recognition and training, but keep professional jobs paid.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Bonjour. Le document que je vais présenter concerne une association d'aide alimentaire qui s'inquiète. En cinq ans, le nombre de ses bénévoles réguliers a baissé d'un quart, alors que les demandes d'aide ont augmenté de moitié. Les responsables expliquent que les jeunes préfèrent des missions ponctuelles à un engagement durable, et que les retraités, très actifs, vieillissent. Un étudiant bénévole raconte que cette expérience lui a appris à travailler en équipe et l'a aidé à trouver un stage. Pourtant, certains syndicats craignent que des bénévoles remplacent des salariés, et des élus proposent de valoriser le bénévolat, ce qui fait craindre à d'autres une obligation déguisée. La problématique est donc la suivante : comment encourager le bénévolat, dont la société a un besoin croissant, sans le transformer en substitut du travail salarié ni en contrainte ? Le paradoxe est que le bénévolat est par définition libre et gratuit, alors que nous en dépendons de plus en plus pour des missions essentielles. Mon opinion est que le bénévolat est un engagement précieux et d'avenir, à condition de respecter deux principes : la liberté de l'engagement et la responsabilité de l'État. J'exposerai trois arguments avant de formuler une réserve. Mon premier argument est le lien social. Dans une société où beaucoup de personnes vivent seules ou ne connaissent pas leurs voisins, une association est un lieu de rencontre entre générations et milieux sociaux différents. Un étudiant qui distribue des repas aux côtés d'un retraité et d'une mère de famille découvre des réalités qu'il ne connaîtrait pas autrement. Ces rencontres renforcent la solidarité et diminuent les préjugés. Elles sont aussi précieuses pour les bénévoles eux-mêmes, qui y trouvent un sentiment d'utilité et d'appartenance, notamment après la retraite. Mon deuxième argument est l'acquisition de compétences. Comme le montre le témoignage de l'étudiant, le bénévolat apprend à travailler en équipe, à organiser un événement, à gérer un budget ou à communiquer. Ces compétences sont de plus en plus reconnues par les recruteurs, qui voient dans l'engagement associatif un signe de motivation et de maturité. Pour un jeune sans expérience professionnelle, c'est une manière concrète de prouver ses qualités. Mon troisième argument est la réponse aux besoins que ni le marché ni l'État ne couvrent entièrement. Les associations sportives, culturelles, d'aide aux devoirs ou d'aide d'urgence existent grâce au temps donné par des milliers de personnes. Sans elles, de nombreux services disparaîtraient, notamment dans les zones rurales ou les quartiers défavorisés. En temps de crise, comme lors d'une inondation, c'est souvent l'élan des bénévoles qui permet d'agir immédiatement. Cependant, je dois exprimer une réserve importante. Le bénévolat ne doit pas servir à l'État pour se décharger de ses responsabilités ou à des employeurs pour éviter d'embaucher. Quand une association accomplit des tâches essentielles, comme nourrir des personnes en grande difficulté, il est légitime de se demander si ces missions ne devraient pas être financées durablement par la collectivité. De même, si l'on rend l'engagement obligatoire ou si l'on récompense trop le bénévolat dans les études et à la retraite, on risque de perdre ce qui fait sa valeur : la liberté et la gratuité du geste. Enfin, les associations doivent s'adapter, car les jeunes veulent souvent des engagements plus courts et plus flexibles. Je propose donc plusieurs pistes. L'État devrait soutenir financièrement les associations et maintenir un nombre suffisant de salariés qualifiés pour coordonner les bénévoles. Les établissements d'enseignement et les entreprises pourraient encourager l'engagement, en proposant du temps libéré, mais sans l'imposer. Les associations, de leur côté, devraient proposer des missions variées, utiliser le numérique pour recruter et former les nouveaux venus, et reconnaître clairement leur contribution. Pour conclure, le bénévolat est un des signes de santé d'une démocratie. Il donne aux citoyens l'occasion d'agir directement pour les autres et pour eux-mêmes. Je pense qu'il faut le valoriser sans l'instrumentaliser, et garder à l'esprit que la solidarité repose à la fois sur l'élan individuel et sur la responsabilité collective.
English
Hello. The document I am going to present concerns a food aid charity that is worried. In five years, the number of its regular volunteers has fallen by a quarter, while requests for help have increased by half. The managers explain that young people prefer one-off assignments to a lasting commitment, and that retirees, who are very active, are getting older. A volunteer student recounts that this experience taught him to work in a team and helped him to find an internship. Yet some unions fear that volunteers are replacing employees, and elected officials propose to promote volunteering, which makes others fear a disguised obligation. The central question is therefore the following: how can we encourage volunteering, which society needs more and more, without turning it into a substitute for paid work or into a constraint? The paradox is that volunteering is by definition free and unpaid, whereas we depend on it more and more for essential tasks. My opinion is that volunteering is a precious commitment with a future, provided two principles are respected: freedom of commitment and the responsibility of the State. I will set out three arguments before making one reservation. My first argument is social bonds. In a society where many people live alone or do not know their neighbours, a charity is a meeting place between generations and different social backgrounds. A student who hands out meals alongside a retiree and a mother of a family discovers realities he would not otherwise know. These encounters strengthen solidarity and reduce prejudice. They are also valuable for the volunteers themselves, who find a sense of usefulness and belonging, especially after retirement. My second argument is the acquisition of skills. As the student's testimony shows, volunteering teaches how to work in a team, organise an event, manage a budget or communicate. These skills are increasingly recognised by recruiters, who see in voluntary involvement a sign of motivation and maturity. For a young person with no professional experience, it is a concrete way of proving their qualities. My third argument is the response to needs that neither the market nor the State fully covers. Sports, cultural, homework help or emergency aid associations exist thanks to the time given by thousands of people. Without them, many services would disappear, especially in rural areas or disadvantaged neighbourhoods. In times of crisis, such as a flood, it is often the surge of volunteers that makes immediate action possible. However, I must express an important reservation. Volunteering must not be used by the State to shed its responsibilities or by employers to avoid hiring. When an association carries out essential tasks, such as feeding people in great difficulty, it is legitimate to ask whether these missions should not be funded durably by the community. Likewise, if we make involvement compulsory or reward volunteering too much in studies and in retirement, we risk losing what gives it value: the freedom and the unpaid nature of the gesture. Finally, associations must adapt, because young people often want shorter and more flexible commitments. I therefore propose several approaches. The State should support associations financially and maintain a sufficient number of qualified employees to coordinate volunteers. Educational institutions and companies could encourage involvement, by offering time off, but without imposing it. Associations, for their part, should offer varied assignments, use digital tools to recruit and train newcomers, and clearly recognise their contribution. To conclude, volunteering is one of the signs of a healthy democracy. It gives citizens the opportunity to act directly for others and for themselves. I think it must be promoted without being exploited, and we should keep in mind that solidarity rests both on individual impulse and on collective responsibility.