Objectif Français
Retour aux sujets DELF B2

Entraînement oral DELF B2 — Sujet 31

Réseaux sociaux et santé des adolescents

Une enquête menée auprès de trois mille lycéens révèle que les adolescents passent en moyenne trois heures et demie par jour sur les réseaux sociaux. Près d'un jeune sur deux affirme se sentir plus anxieux après avoir comparé sa vie à celle de ses camarades en ligne. Pourtant, soixante-dix pour cent reconnaissent que ces plateformes les aident à garder le contact avec leurs amis et à découvrir des passions. Certains pays envisagent d'interdire l'accès aux moins de seize ans, tandis que des associations de parents préfèrent miser sur l'éducation au numérique. Les experts s'accordent sur un point : le problème ne tient pas seulement au temps passé, mais aussi à la manière d'utiliser ces outils. Dégagez le problème soulevé par ce document et donnez votre point de vue.

Present the issue and your point of view, clearly and in an organised way (5 to 7 minutes).

Timer

00:00

Starts when you press record. Exam target: 07:00

Feedback IA (rédigé en anglais) sur ta prononciation et ton contenu

Need help? Try on your own first, then open these.

Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • l'estime de soi

    self-esteem

  • la comparaison sociale

    social comparison

  • le harcèlement en ligne

    cyberbullying

  • captiver l'attention

    to capture attention

  • l'éducation au numérique

    digital literacy education

  • le contrôle parental

    parental controls

  • réguler les plateformes

    to regulate platforms

  • être exposé à

    to be exposed to

  • en revanche

    on the other hand

  • certes... mais

    admittedly... but

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Start by presenting the document in your own words (theme, source, key figures) without reading it aloud, then state the problem as a clear question.
  • Announce a plan in two or three parts (concerns, limits of a ban, proposed solution) and use connectors to make it audible: d'abord, ensuite, enfin.
  • Avoid a black-and-white opinion: the examiner expects you to acknowledge one objection and respond to it (certes... mais...).
  • Keep a spoken but formal register: avoid slang, use 'je pense que' sparingly and vary with 'à mon sens', 'il me semble que'.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Bonjour. Le document que j'ai choisi est un extrait d'une enquête menée auprès de trois mille lycéens sur leur usage des réseaux sociaux. Il en ressort que les adolescents y passent plus de trois heures par jour, que près de la moitié d'entre eux se sentent plus anxieux après avoir comparé leur vie à celle des autres, mais que la grande majorité reconnaît aussi y trouver un moyen de rester en contact avec ses amis. Le texte évoque enfin un débat actuel : faut-il interdire ces plateformes aux moins de seize ans ou plutôt éduquer les jeunes à un usage raisonné ? La problématique est donc la suivante : face aux effets ambivalents des réseaux sociaux sur les adolescents, vaut-il mieux les interdire ou apprendre aux jeunes à s'en servir intelligemment ? Je vais d'abord expliquer pourquoi l'inquiétude des adultes est légitime, puis montrer que l'interdiction ne me paraît pas la meilleure solution, avant de proposer une voie plus nuancée. Commençons par ce qui justifie l'inquiétude. Premièrement, ces plateformes reposent sur un modèle économique fondé sur l'attention : plus un adolescent reste connecté, plus l'entreprise gagne de l'argent. Les notifications, le défilement infini ou les vidéos qui s'enchaînent automatiquement sont conçus pour retenir l'utilisateur. À un âge où le cerveau n'a pas fini de développer sa capacité de maîtrise de soi, la lutte est inégale. Deuxièmement, les réseaux exposent les jeunes à une comparaison permanente. Quand on ne voit que les vacances, les sourires et les corps retouchés des autres, il est difficile de ne pas se sentir en échec. Enfin, il y a le harcèlement : autrefois, l'élève harcelé retrouvait la paix en rentrant chez lui ; aujourd'hui, les insultes le suivent jusque dans sa chambre, à toute heure. Pourtant, je ne suis pas convaincu que l'interdiction pure et simple soit la réponse adéquate. D'abord, elle serait très difficile à appliquer. Un adolescent déterminé trouvera toujours le moyen de contourner la règle, en mentant sur son âge ou en utilisant un réseau privé virtuel. Ensuite, les réseaux sociaux ne sont pas uniquement une source de problèmes. Pour un adolescent isolé dans une petite ville, ou pour un jeune qui se sent différent, ils permettent de rencontrer des personnes qui partagent ses centres d'intérêt, voire de se sentir enfin compris. C'est pourquoi je défends plutôt une approche fondée sur l'éducation et sur la responsabilité partagée. L'école devrait enseigner à décrypter les images retouchées, à repérer les mécanismes qui captent l'attention et à protéger sa vie privée. Les parents, de leur côté, ont un rôle d'accompagnement : fixer des temps sans écran, comme pendant les repas ou la nuit, mais surtout montrer l'exemple, car il est peu crédible de demander à un enfant de poser son téléphone quand on garde le sien à table. Enfin, les plateformes elles-mêmes doivent être contraintes par la loi : vérification de l'âge, réglages de confidentialité par défaut, limitation des fonctions les plus addictives pour les mineurs. Je reconnais toutefois qu'on peut m'objecter que l'éducation prend du temps, alors que les dégâts sont immédiats. Certains diront que, face à une crise de santé mentale, il faut agir vite et fermement, comme on l'a fait pour le tabac ou l'alcool. Cet argument a de la force, et je pense qu'un âge minimum clairement fixé, par exemple treize ou quatorze ans, peut être utile à condition d'être réellement contrôlé. Mais je maintiens que cette mesure ne suffirait pas sans accompagnement. Pour conclure, les réseaux sociaux ne sont ni un poison ni un remède : ce sont des outils puissants dont les effets dépendent de leur conception et de la manière dont on apprend à les utiliser. Plutôt que d'opposer interdiction et liberté, je crois qu'il faut combiner une régulation ferme des plateformes, une véritable éducation au numérique et une présence attentive des adultes. C'est à ce prix que les jeunes pourront profiter de ce que ces réseaux offrent de meilleur sans en subir le pire. Je vous remercie de votre attention et je suis prêt à répondre à vos questions.

English

Hello. The document I have chosen is an extract from a survey of three thousand high school students about their use of social media. It shows that teenagers spend more than three hours a day on it, that nearly half of them feel more anxious after comparing their lives with those of others, but also that the great majority acknowledge that it is a way of staying in touch with their friends. Finally, the text mentions a current debate: should these platforms be banned for under-sixteens, or should young people rather be taught to use them sensibly? The central question is therefore the following: faced with the ambivalent effects of social media on teenagers, is it better to ban them or to teach young people to use them intelligently? I will first explain why adults' concern is legitimate, then show that a ban does not seem to me the best solution, before proposing a more nuanced path. Let us begin with what justifies the concern. First, these platforms rely on an economic model based on attention: the longer a teenager stays connected, the more money the company makes. Notifications, infinite scrolling and videos that play one after another automatically are designed to keep the user hooked. At an age when the brain has not finished developing its capacity for self-control, the fight is unequal. Second, social networks expose young people to permanent comparison. When you only see other people's holidays, smiles and retouched bodies, it is hard not to feel like a failure. Finally, there is bullying: in the past, a bullied pupil found peace by going home; today, the insults follow them into their bedroom, at any hour. Nevertheless, I am not convinced that a straightforward ban is the right answer. First, it would be very difficult to enforce. A determined teenager will always find a way around the rule, by lying about their age or using a virtual private network. Next, social networks are not only a source of problems. For a teenager isolated in a small town, or for a young person who feels different, they make it possible to meet people who share their interests, and even to feel understood at last. That is why I would rather defend an approach based on education and shared responsibility. Schools should teach pupils to decode retouched images, to spot the mechanisms that capture attention and to protect their privacy. Parents, for their part, have a supporting role: setting screen-free times, such as during meals or at night, but above all setting an example, because it is hardly credible to ask a child to put down their phone when you keep yours at the table. Lastly, the platforms themselves must be constrained by law: age verification, privacy settings on by default, and limits on the most addictive features for minors. I acknowledge, however, that one might object that education takes time, whereas the damage is immediate. Some will say that, faced with a mental health crisis, we must act quickly and firmly, as was done for tobacco or alcohol. That argument has force, and I think that a clearly set minimum age, for example thirteen or fourteen, can be useful provided it is genuinely enforced. But I maintain that this measure would not be enough without support. To conclude, social networks are neither a poison nor a remedy: they are powerful tools whose effects depend on how they are designed and on how we learn to use them. Rather than setting prohibition against freedom, I believe we must combine firm regulation of the platforms, genuine digital education and the attentive presence of adults. That is the price at which young people will be able to enjoy the best that these networks offer without suffering the worst. Thank you for your attention, and I am ready to answer your questions.