Objectif Français
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Entraînement oral DELF B2 — Sujet 33

L'intelligence artificielle générative à l'école

Dans un lycée de province, les professeurs de lettres constatent que de nombreux devoirs à la maison semblent rédigés par une intelligence artificielle : textes très corrects, mais impersonnels et parfois remplis d'erreurs factuelles. Un tiers des élèves admet utiliser ces outils régulièrement, souvent pour gagner du temps. L'établissement hésite entre deux solutions : interdire ces logiciels et multiplier les devoirs surveillés en classe, ou en enseigner l'usage raisonné comme on apprend à utiliser une encyclopédie. Certains enseignants estiment que ces outils peuvent aider les élèves en difficulté, d'autres craignent une perte durable des capacités d'écriture et de réflexion. Dégagez le problème soulevé par ce document et donnez votre point de vue.

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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • l'intelligence artificielle générative

    generative artificial intelligence

  • la tricherie

    cheating

  • un devoir surveillé

    a supervised in-class test

  • l'esprit critique

    critical thinking

  • se reposer sur

    to rely on

  • un outil d'aide

    an aid tool

  • les inégalités scolaires

    educational inequalities

  • vérifier une information

    to check information

  • encadrer l'usage

    to regulate the use

  • à condition que

    provided that

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Present the situation briefly, then state the problem as a choice: ban or teach. This shows the examiner you have understood the document.
  • Use a personal or general example (a calculator, a translation tool) to support each argument; avoid abstract claims only.
  • You can mention your own experience as a learner, but keep it short and connect it back to the general question.
  • In the conclusion, restate your position in one sentence and open on a broader perspective, such as the future of work.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Bonjour. Le document que j'ai choisi décrit la situation d'un lycée où les professeurs de lettres remarquent que beaucoup de devoirs semblent écrits par une intelligence artificielle : les textes sont corrects, mais impersonnels, et parfois pleins d'erreurs. Un tiers des élèves reconnaît utiliser ces outils, surtout pour gagner du temps. L'établissement hésite entre interdire ces logiciels, en multipliant les devoirs surveillés, et en apprendre un usage raisonné. Les enseignants sont partagés : certains y voient une aide pour les élèves en difficulté, d'autres craignent une perte des capacités d'écriture et de réflexion. La question posée est donc la suivante : l'intelligence artificielle générative est-elle un outil au service de l'apprentissage ou un substitut à l'effort intellectuel, et comment l'école doit-elle réagir ? Je défendrai l'idée qu'une interdiction totale est irréaliste, mais qu'un usage libre serait dangereux, et qu'il faut donc un cadre précis. Commençons par ce qui motive l'inquiétude des professeurs. Écrire n'est pas seulement produire un texte, c'est apprendre à organiser sa pensée. Quand un élève demande à une machine de rédiger sa dissertation, il obtient un résultat, mais il ne développe pas la compétence que le devoir devait justement entraîner. C'est un peu comme se faire porter pour apprendre à marcher. De plus, ces outils peuvent inventer des informations avec beaucoup d'assurance : un élève qui n'a pas de connaissances solides ne sera pas capable de repérer l'erreur. Enfin, il y a une question d'honnêteté : présenter comme sien un travail qu'on n'a pas fait pose un problème d'équité vis-à-vis des camarades qui ont fait l'effort. Pourtant, interdire ne me paraît pas réaliste. Ces outils sont gratuits, disponibles sur n'importe quel téléphone, et de plus en plus intégrés aux logiciels courants. Les élèves les utiliseront à la maison, quoi que décide le règlement. De plus, ils seront confrontés à ces technologies dans leur vie professionnelle : un futur employé qui saura formuler une bonne demande, vérifier le résultat et l'améliorer aura un avantage. L'école a pour mission de préparer à la société telle qu'elle est. On a d'ailleurs connu des craintes comparables avec la calculatrice ou avec Internet, et l'on a fini par apprendre à les utiliser en classe. Par ailleurs, l'intelligence artificielle peut aider certains élèves : un élève dyslexique ou qui maîtrise mal la langue peut s'en servir pour reformuler, comprendre une consigne ou obtenir une explication patiente, ce qu'un professeur n'a pas toujours le temps de faire. Je propose donc un équilibre en trois points. Premièrement, réserver les évaluations importantes à des situations surveillées, comme les devoirs sur table ou les exposés oraux, où l'élève doit défendre ses idées devant un adulte. Deuxièmement, enseigner explicitement l'usage de ces outils : comment poser une question, comment vérifier une réponse, comment citer son recours à l'intelligence artificielle. On pourrait même demander aux élèves de corriger un texte produit par une machine, ce qui développe l'esprit critique. Troisièmement, concevoir des devoirs plus personnels, qui font appel à l'expérience de l'élève, à son avis, à des observations locales, c'est-à-dire des travaux que la machine ne peut pas faire à sa place. On me répondra peut-être que ces mesures demandent du temps et de la formation aux enseignants, et que les élèves les plus à l'aise avec la technologie profiteront davantage du système. L'objection est fondée : sans accompagnement, l'outil pourrait aggraver les inégalités. C'est pourquoi l'accès et la formation doivent être prévus pour tous, au sein même de l'école. Pour conclure, je ne crois ni à l'interdiction totale ni à la liberté sans règles. L'intelligence artificielle générative peut devenir un bon assistant, à condition que l'élève ait d'abord appris à penser et à écrire par lui-même. À l'école de lui apprendre à rester l'auteur de son propre travail. Je vous remercie.

English

Hello. The document I have chosen describes the situation of a high school where literature teachers notice that many homework assignments seem to have been written by an artificial intelligence: the texts are correct, but impersonal, and sometimes full of errors. A third of the students admit to using these tools, mainly to save time. The school hesitates between banning this software, by multiplying supervised tests, and teaching a sensible use of it. Teachers are divided: some see it as a help for struggling students, others fear a loss of writing and thinking skills. The question raised is therefore the following: is generative artificial intelligence a tool serving learning or a substitute for intellectual effort, and how should schools react? I will defend the idea that a total ban is unrealistic, but that free use would be dangerous, and that a precise framework is therefore needed. Let us begin with what motivates the teachers' concern. Writing is not just producing a text, it is learning to organise one's thinking. When a student asks a machine to write their essay, they obtain a result, but they do not develop the very skill the assignment was meant to train. It is a bit like being carried in order to learn to walk. Moreover, these tools can invent information with great confidence: a student without solid knowledge will not be able to spot the error. Finally, there is a question of honesty: presenting as one's own a piece of work one has not done raises an issue of fairness towards classmates who made the effort. Yet a ban does not seem realistic to me. These tools are free, available on any phone, and increasingly built into everyday software. Students will use them at home, whatever the rules decide. Furthermore, they will meet these technologies in their working lives: a future employee who knows how to formulate a good request, check the result and improve it will have an advantage. The mission of school is to prepare people for society as it is. Similar fears were felt about the calculator or the Internet, and in the end we learned to use them in class. In addition, artificial intelligence can help certain students: a dyslexic student, or one who has a weak command of the language, can use it to rephrase, understand an instruction or get a patient explanation, which a teacher does not always have time to give. I therefore propose a balance in three points. First, reserve important assessments for supervised situations, such as written tests in class or oral presentations, where the student must defend their ideas in front of an adult. Second, teach the use of these tools explicitly: how to ask a question, how to check an answer, how to state that one has used artificial intelligence. We could even ask students to correct a text produced by a machine, which develops critical thinking. Third, design more personal assignments, which draw on the student's experience, opinion and local observations, that is, work that the machine cannot do in their place. It may be objected that these measures take time and training for teachers, and that the students most at ease with technology will benefit more from the system. The objection is well founded: without support, the tool could worsen inequalities. That is why access and training must be provided for everyone, within the school itself. To conclude, I believe neither in a total ban nor in freedom without rules. Generative artificial intelligence can become a good assistant, provided the student has first learned to think and write on their own. It is up to the school to teach them to remain the author of their own work. Thank you.