Objectif Français
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Entraînement oral DELF B2 — Sujet 39

Faut-il se déconnecter du numérique ?

Un nombre croissant de personnes décident de limiter volontairement leur usage des écrans : certaines entreprises interdisent les courriels le soir et le week-end, des écoles demandent aux élèves de laisser leur téléphone au vestiaire, et des familles instaurent des repas sans écran. Selon une étude, un adulte consulte son téléphone en moyenne plus de cent fois par jour. Les partisans de la déconnexion affirment qu'elle améliore la concentration, le sommeil et les relations. Pourtant, d'autres estiment qu'il est irréaliste, voire injuste, de s'éloigner d'outils devenus indispensables pour travailler, s'informer et participer à la vie sociale. Dégagez le problème soulevé par ce document et donnez votre point de vue.

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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • le droit à la déconnexion

    the right to disconnect

  • la surcharge d'informations

    information overload

  • être joignable en permanence

    to be reachable at all times

  • la concentration

    concentration

  • une notification

    a notification

  • l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée

    work-life balance

  • le sevrage

    detox, withdrawal

  • la fracture numérique

    the digital divide

  • prendre du recul

    to step back

  • à bon escient

    wisely, appropriately

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Open with the key figure or initiative in the document, then pose the question: is disconnecting a luxury, a necessity, or an illusion?
  • Argue both sides before choosing: personal wellbeing on one side, social and professional constraints on the other.
  • Use your own examples (a family dinner, a work email at night) to make the topic concrete and natural.
  • End on a practical suggestion rather than a general statement; examiners appreciate realistic solutions.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Bonjour. Le document que j'ai choisi évoque un mouvement croissant de personnes qui limitent volontairement leur usage des écrans. Des entreprises interdisent les courriels le soir et le week-end, des écoles font laisser les téléphones au vestiaire, des familles instaurent des repas sans écran. Selon une étude, un adulte consulte son téléphone plus de cent fois par jour. Les partisans de la déconnexion assurent qu'elle améliore la concentration, le sommeil et les relations, alors que d'autres jugent qu'il est irréaliste, voire injuste, de s'éloigner d'outils devenus indispensables pour travailler, s'informer et participer à la vie sociale. Le problème est donc le suivant : la déconnexion est-elle une nécessité pour notre santé, ou une illusion pour une société qui dépend du numérique ? Je montrerai d'abord pourquoi se déconnecter est bénéfique, puis les limites de cette démarche, avant de proposer une voie raisonnable. Commençons par les bénéfices. Premièrement, notre attention est constamment fragmentée. Chaque notification interrompt ce que nous faisons, et il faut plusieurs minutes pour retrouver sa concentration. Un employé interrompu toutes les dix minutes par des messages travaille moins bien et se fatigue plus vite. Deuxièmement, les écrans perturbent le sommeil : la lumière bleue et l'habitude de consulter ses messages au lit retardent l'endormissement. Beaucoup de gens répondent à un courriel de travail à vingt-trois heures, puis passent la nuit à y penser. Troisièmement, les relations en pâtissent. Tout le monde a vécu ce moment où, lors d'un dîner, chacun regarde son téléphone. On est ensemble physiquement, mais absent mentalement. Se déconnecter permet de retrouver une attention réelle pour ses proches, mais aussi de s'ennuyer un peu, ce qui est souvent utile à la créativité. Beaucoup de personnes qui ont essayé un week-end sans téléphone racontent qu'elles ont retrouvé le plaisir de lire, de marcher ou simplement de discuter. Cependant, je ne crois pas qu'on puisse se contenter d'appeler chacun à la déconnexion. D'abord, le numérique est devenu indispensable. Pour déclarer ses impôts, prendre un rendez-vous médical, chercher un emploi ou rester en contact avec sa famille à l'étranger, il faut souvent passer par un écran. Une personne qui se déconnecte totalement risque d'être exclue de certains services. Ensuite, la déconnexion est un luxe pour certains : un cadre qui a le choix de ne pas répondre n'est pas dans la même situation qu'un livreur dont le travail dépend d'une application. Enfin, le problème ne vient pas des écrans eux-mêmes, qui sont utiles, mais de la façon dont ils sont conçus et utilisés. Les applications sont construites pour captiver, et les entreprises attendent parfois une disponibilité permanente de leurs salariés. Demander à l'individu de résister seul n'est pas toujours juste. C'est pourquoi je défends une déconnexion choisie et encadrée. Au niveau individuel, on peut prendre de petites habitudes efficaces : désactiver les notifications inutiles, laisser son téléphone hors de la chambre, fixer des moments sans écran. Il ne s'agit pas de tout couper, mais d'utiliser le numérique à bon escient. Au niveau collectif, le droit à la déconnexion, déjà reconnu dans certains pays, devrait être appliqué réellement : un salarié ne devrait pas craindre des conséquences s'il ne répond pas à un message à minuit. Les écoles et les familles, enfin, peuvent montrer l'exemple en créant des moments partagés sans téléphone. On pourrait objecter que ces règles limitent la liberté et la réactivité des entreprises. Je pense plutôt qu'un salarié reposé est plus efficace, et que la qualité du travail ne dépend pas de la rapidité d'une réponse envoyée de nuit. En conclusion, la déconnexion n'est pas un retour en arrière, mais une manière de reprendre le contrôle. Elle doit rester un choix, soutenu par des règles collectives, et non un privilège ou une obligation. Je vous remercie de votre attention.

English

Hello. The document I have chosen mentions a growing movement of people who voluntarily limit their use of screens. Companies ban emails in the evening and at weekends, schools have phones left in the cloakroom, families introduce screen-free meals. According to a study, an adult checks their phone more than a hundred times a day. Supporters of disconnecting claim that it improves concentration, sleep and relationships, whereas others judge that it is unrealistic, even unfair, to move away from tools that have become indispensable for working, keeping informed and taking part in social life. The problem is therefore the following: is disconnecting a necessity for our health, or an illusion for a society that depends on digital technology? I will first show why disconnecting is beneficial, then the limits of this approach, before proposing a reasonable path. Let us begin with the benefits. First, our attention is constantly fragmented. Every notification interrupts what we are doing, and it takes several minutes to regain concentration. An employee interrupted every ten minutes by messages works less well and tires more quickly. Second, screens disturb sleep: blue light and the habit of checking messages in bed delay falling asleep. Many people answer a work email at eleven at night, then spend the night thinking about it. Third, relationships suffer. Everyone has experienced that moment when, at a dinner, everybody is looking at their phone. We are together physically, but absent mentally. Disconnecting makes it possible to regain real attention for those close to us, but also to get a little bored, which is often useful for creativity. Many people who have tried a weekend without a phone say that they rediscovered the pleasure of reading, walking or simply talking. However, I do not believe we can be content with calling on everyone to disconnect. First, digital technology has become indispensable. To file one's taxes, make a medical appointment, look for a job or stay in touch with family abroad, one often has to go through a screen. A person who disconnects totally risks being excluded from certain services. Next, disconnecting is a luxury for some: a manager who has the choice not to reply is not in the same situation as a delivery rider whose work depends on an app. Finally, the problem does not come from screens themselves, which are useful, but from the way they are designed and used. Apps are built to captivate, and companies sometimes expect permanent availability from their employees. Asking individuals to resist alone is not always fair. That is why I defend a disconnection that is chosen and supported. At the individual level, one can adopt small effective habits: turning off unnecessary notifications, leaving the phone outside the bedroom, setting screen-free times. It is not about cutting everything off, but about using digital technology wisely. At the collective level, the right to disconnect, already recognised in some countries, should be genuinely applied: an employee should not fear consequences if they do not reply to a message at midnight. Schools and families, finally, can set an example by creating shared moments without phones. It could be objected that these rules limit the freedom and responsiveness of companies. I think rather that a rested employee is more effective, and that the quality of work does not depend on the speed of a reply sent at night. In conclusion, disconnecting is not a step backwards, but a way of regaining control. It must remain a choice, backed by collective rules, and neither a privilege nor an obligation. Thank you for your attention.