Objectif Français
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Entraînement oral DELF B2 — Sujet 45

Immigration et intégration réussie

Dans une ville moyenne, une association accompagne chaque année deux cents nouveaux arrivants : cours de langue, aide aux démarches, mise en relation avec des employeurs. Selon son bilan, les trois quarts des participants trouvent un emploi dans les deux ans. Pourtant, plusieurs habitants du quartier expriment des réserves : « On nous demande de nous adapter, mais eux, s'adaptent-ils ? » Des sociologues soulignent que l'intégration est une démarche à double sens : elle suppose des efforts des personnes qui arrivent, mais aussi une société prête à les accueillir, sans discrimination à l'embauche ni au logement. Le débat oppose ceux qui exigent une assimilation rapide et ceux qui défendent le respect des différences. Dégagez le problème soulevé par ce document et donnez votre point de vue.

Present the issue and your point of view, clearly and in an organised way (5 to 7 minutes).

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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • un nouvel arrivant

    a newcomer

  • l'intégration

    integration

  • l'assimilation

    assimilation

  • la discrimination à l'embauche

    hiring discrimination

  • la société d'accueil

    host society

  • une démarche à double sens

    a two-way process

  • le repli communautaire

    withdrawal into one's community

  • la cohésion sociale

    social cohesion

  • maîtriser la langue

    to master the language

  • un préjugé

    a prejudice

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Be respectful and balanced: this is a sensitive topic, and the examiner values nuance and tolerant language, not slogans.
  • State the problem as a question about shared responsibility, then structure your answer around newcomers, host society and common values.
  • Illustrate with a personal observation or a known case (a colleague, a classmate) rather than statistics you may misquote.
  • When conceding, use phrases like certes, il est légitime de, on ne peut nier que, then come back to your thesis.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Bonjour. Le document que je vais présenter porte sur l'intégration des personnes immigrées. Il décrit le travail d'une association qui accompagne chaque année deux cents nouveaux arrivants dans une ville moyenne, avec des cours de langue, une aide pour les démarches administratives et des contacts avec des employeurs. Selon son bilan, les trois quarts des participants trouvent un emploi en deux ans. Pourtant, certains habitants du quartier expriment des réserves en demandant si les nouveaux arrivants s'adaptent autant qu'on leur demande de s'adapter. Les sociologues rappellent que l'intégration est un processus à double sens, et qu'elle suppose une société sans discrimination, tandis que le débat public oppose partisans de l'assimilation rapide et défenseurs du respect des différences. La problématique est donc la suivante : à qui revient l'effort d'intégration, et jusqu'où peut-on demander aux nouveaux arrivants de s'adapter sans nier leur identité ? Je défendrai l'idée que l'intégration réussie repose sur une responsabilité partagée. Je développerai trois points. Tout d'abord, la maîtrise de la langue et l'accès à l'emploi sont les deux clés de la vie en société. Sans la langue, on ne peut ni comprendre ses droits, ni parler avec ses voisins, ni aider ses enfants dans leur scolarité. Je me souviens d'une collègue arrivée de l'étranger il y a quelques années : après un an de cours intensifs, elle a pu passer un entretien d'embauche, et aujourd'hui elle forme les nouveaux employés. Son parcours montre que l'effort individuel est essentiel et qu'il est légitime de l'attendre. Les programmes comme celui de l'association décrite dans le document sont donc très utiles, parce qu'ils transforment la bonne volonté en compétences concrètes. En deuxième lieu, la société d'accueil a, elle aussi, des devoirs. Des études montrent que, à compétences égales, un candidat dont le nom sonne étranger reçoit beaucoup moins de réponses à ses candidatures. Quand les portes se ferment à l'emploi ou au logement, les efforts de la personne ne servent à rien, et le sentiment de rejet peut conduire au repli sur sa communauté. On reproche alors aux immigrés de ne pas s'intégrer, alors qu'on ne leur en a pas laissé les moyens. Les entreprises, les propriétaires et les institutions doivent donc évaluer les personnes sur leurs qualités et non sur leur origine, et l'État doit sanctionner les discriminations avérées. Enfin, il faut trouver un équilibre entre des valeurs communes et le respect de la diversité. Je pense qu'on peut demander à tous de respecter les lois, l'égalité entre les femmes et les hommes et la liberté de conscience, car ce sont les bases de la vie collective. En revanche, on peut très bien conserver sa cuisine, sa religion ou sa langue d'origine, voire en faire une richesse pour le quartier. Les fêtes et les marchés multiculturels, que j'ai vus dans plusieurs villes, créent des occasions de rencontre qui rapprochent les habitants plus sûrement que des discours. L'intégration réussie n'est pas une copie conforme, c'est une participation active à un projet commun. Je comprends cependant l'inquiétude de certains habitants. Quand un quartier change rapidement, on peut avoir le sentiment de perdre ses repères, et cette inquiétude n'est pas forcément du racisme. Il est légitime de demander que les règles soient les mêmes pour tous et que l'accueil soit organisé, avec des écoles et des services publics en nombre suffisant. Écouter ces craintes, c'est le meilleur moyen d'éviter qu'elles ne soient exploitées par les discours de haine. Les rencontres de quartier, que l'association pourrait organiser, permettent justement de remplacer les peurs par des visages. En conclusion, l'intégration n'est ni une faveur accordée aux uns ni un sacrifice imposé aux autres : c'est un contrat réciproque. Les nouveaux arrivants s'engagent à apprendre la langue et à respecter le cadre commun, et la société s'engage à leur offrir une place réelle. Quand les deux parties jouent le jeu, tout le monde y gagne. Je vous remercie de votre attention.

English

Hello. The document I am going to present is about the integration of immigrants. It describes the work of an association that supports two hundred newcomers each year in a medium-sized city, with language classes, help with administrative procedures and contacts with employers. According to its report, three quarters of participants find a job within two years. However, some residents of the neighbourhood express reservations, asking whether newcomers adapt as much as others are asked to adapt. Sociologists point out that integration is a two-way process, and that it requires a society without discrimination, while the public debate pits supporters of rapid assimilation against defenders of respect for differences. The problem is therefore the following: whose responsibility is the effort of integration, and how far can we ask newcomers to adapt without denying their identity? I will defend the idea that successful integration rests on shared responsibility. I will develop three points. First of all, mastery of the language and access to employment are the two keys to life in society. Without the language, one can neither understand one's rights, nor talk to one's neighbours, nor help one's children with their schooling. I remember a colleague who arrived from abroad a few years ago: after a year of intensive classes, she was able to go through a job interview, and today she trains new employees. Her path shows that individual effort is essential and that it is legitimate to expect it. Programmes like that of the association described in the document are therefore very useful, because they turn goodwill into concrete skills. Secondly, the host society also has duties. Studies show that, with equal skills, a candidate whose name sounds foreign receives far fewer replies to applications. When doors close in employment or housing, the person's efforts are pointless, and the feeling of rejection can lead to withdrawal into one's community. Immigrants are then blamed for not integrating, when they were not given the means to do so. Companies, landlords and institutions must therefore assess people on their qualities and not on their origin, and the State must punish proven discrimination. Finally, we must find a balance between shared values and respect for diversity. I think everyone can be asked to respect the law, equality between women and men and freedom of conscience, because these are the foundations of collective life. On the other hand, one can perfectly well keep one's cooking, religion or original language, and even make them an asset for the neighbourhood. Multicultural festivals and markets, which I have seen in several cities, create opportunities to meet that bring residents together more surely than speeches. Successful integration is not an identical copy, it is active participation in a common project. I do understand, however, the concern of some residents. When a neighbourhood changes quickly, one can feel one is losing one's bearings, and this concern is not necessarily racism. It is legitimate to ask that the rules be the same for everyone and that reception be organised, with enough schools and public services. Listening to these fears is the best way to prevent them from being exploited by hate speech. Neighbourhood meetings, which the association could organise, make it possible precisely to replace fears with faces. In conclusion, integration is neither a favour granted to some nor a sacrifice imposed on others: it is a reciprocal contract. Newcomers commit to learning the language and respecting the common framework, and society commits to offering them a real place. When both sides play the game, everyone wins. Thank you for your attention.