Objectif Français
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Entraînement oral DELF B2 — Sujet 48

Vivre à la campagne ou en ville ?

Depuis la généralisation du télétravail, de nombreux citadins quittent les grandes villes pour s'installer à la campagne. Ils recherchent un logement plus spacieux, un air plus pur et un rythme de vie moins stressant. Mais les nouveaux habitants découvrent aussi des inconvénients : un médecin à trente kilomètres, un réseau internet instable, l'obligation de prendre la voiture pour la moindre course. Les maires des petites communes, eux, se réjouissent de voir leurs écoles se remplir, tout en s'inquiétant du prix des terrains qui augmente. Les citadins restés en ville vantent la proximité des services, des loisirs et des rencontres. Où vit-on le mieux ? Dégagez le problème soulevé par ce document et donnez votre point de vue.

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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • l'exode urbain

    urban exodus

  • le télétravail

    remote work

  • la qualité de vie

    quality of life

  • les services de proximité

    local services

  • un désert médical

    a medical desert

  • le lien social

    social bond

  • l'anonymat

    anonymity

  • la fracture numérique

    the digital divide

  • s'épanouir

    to thrive / flourish

  • l'aménagement du territoire

    regional planning

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Do not simply say 'the countryside is calmer, the city is livelier'; rank criteria (health, work, services, social life, ecology) and justify them.
  • Show that the best answer depends on age and life stage (students, families, retired people).
  • Use a personal experience if you have lived in both; it gives your monologue naturalness.
  • Conclude with a policy angle (public transport, broadband, medical services) to prove you can move from personal taste to collective issues.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Bonjour. Le document que je vais présenter décrit un phénomène récent : depuis le développement du télétravail, de nombreux citadins quittent les grandes villes pour s'installer à la campagne. Ils recherchent un logement plus spacieux, un air plus pur et un rythme de vie moins stressant. Pourtant, ils découvrent des inconvénients : le médecin le plus proche est à trente kilomètres, la connexion internet est instable et la voiture est indispensable pour la moindre course. Les maires de petites communes se réjouissent de voir leurs écoles se remplir, mais s'inquiètent de l'augmentation du prix des terrains, alors que les habitants restés en ville vantent la proximité des services, des loisirs et des rencontres. La question est donc la suivante : quel cadre de vie répond le mieux aux besoins des personnes, et à quelles conditions ce choix est-il vraiment épanouissant ? À mon avis, il n'existe pas de réponse universelle, mais je peux montrer que la campagne comme la ville ont des atouts réels qu'il faut apprendre à combiner. Je développerai trois points. Premièrement, sur le plan de la qualité de vie quotidienne, la campagne offre des avantages indéniables. On y trouve plus d'espace, moins de bruit et moins de pollution, et l'on peut vivre en contact avec la nature. J'ai passé une partie de mon enfance dans un village, et je me souviens que nous jouions dehors toute la journée, sans craindre la circulation. Le coût du logement, aussi, y est nettement plus faible, ce qui permet à une jeune famille de devenir propriétaire, ce qui est devenu presque impossible dans une grande ville. Ces éléments expliquent en grande partie l'attrait de l'exode urbain. Deuxièmement, la ville reste imbattable pour l'accès aux services et aux opportunités. Hôpitaux, universités, transports en commun, théâtres, cinémas, associations : tout est à portée de main. À l'âge où l'on fait ses études ou où l'on débute dans la vie professionnelle, cette densité d'opportunités est précieuse. Pour une personne âgée ou malade, la proximité d'un médecin est aussi une question de sécurité. À la campagne, la désertification médicale et la fermeture des petits commerces créent une dépendance à la voiture, ce qui est problématique pour ceux qui ne conduisent pas ou n'ont pas les moyens d'avoir un véhicule. Par ailleurs, une installation massive loin des centres augmente les déplacements et donc les émissions de carbone, ce qui n'est pas négligeable sur le plan écologique. Troisièmement, il faut parler du lien social, qui est souvent idéalisé dans les deux cas. On dit que les gens se connaissent à la campagne, qu'ils s'entraident, alors que la ville serait anonyme. C'est en partie vrai : dans mon village, tout le monde savait quand j'étais malade. Mais cette proximité peut aussi devenir pesante, car on est observé, jugé, et il est difficile de s'écarter des normes locales. L'anonymat de la ville, lui, offre une liberté précieuse à ceux qui souhaitent être différents, même s'il peut aussi mener à l'isolement. Ni l'un ni l'autre ne garantit donc le bonheur : tout dépend de la manière dont on s'investit dans la vie locale. Certains me diront que le choix est surtout une affaire de goût personnel et qu'il est inutile d'en débattre. Je suis d'accord que les préférences comptent, mais je pense que les pouvoirs publics jouent un rôle décisif. Si l'on veut que la campagne devienne un vrai choix et non un exil, il faut y garantir un accès au haut débit, des transports collectifs, des maisons de santé et des écoles. De même, il faut rendre les villes plus agréables, avec davantage d'espaces verts et des loyers plus raisonnables, pour que personne ne les quitte par contrainte. En conclusion, je dirais que le meilleur endroit pour vivre dépend de l'étape de la vie, du métier et des valeurs de chacun. L'important est que ce choix soit libre et non imposé par les prix ou par le manque de services. Une bonne politique d'aménagement du territoire devrait donc rapprocher la qualité de vie de la campagne et les services de la ville. Je vous remercie.

English

Hello. The document I am going to present describes a recent phenomenon: since the development of remote work, many city dwellers are leaving large cities to settle in the countryside. They are looking for more spacious housing, cleaner air and a less stressful pace of life. Yet they discover drawbacks: the nearest doctor is thirty kilometres away, the internet connection is unstable and a car is essential for the smallest errand. Mayors of small municipalities are delighted to see their schools filling up, but worry about the rising price of land, while those who stayed in the city praise the proximity of services, leisure and encounters. The question is therefore the following: which living environment best meets people's needs, and under what conditions is this choice truly fulfilling? In my opinion, there is no universal answer, but I can show that both the countryside and the city have real assets that we must learn to combine. I will develop three points. Firstly, in terms of everyday quality of life, the countryside offers undeniable advantages. There is more space, less noise and less pollution, and one can live in contact with nature. I spent part of my childhood in a village, and I remember that we played outside all day, without fearing traffic. The cost of housing is also much lower, which allows a young family to become homeowners, something that has become almost impossible in a large city. These elements largely explain the appeal of the urban exodus. Secondly, the city remains unbeatable for access to services and opportunities. Hospitals, universities, public transport, theatres, cinemas, associations: everything is within reach. At the age when one studies or starts out professionally, this density of opportunities is precious. For an elderly or sick person, the proximity of a doctor is also a matter of safety. In the countryside, medical desertification and the closure of small shops create a dependence on the car, which is problematic for those who do not drive or cannot afford a vehicle. Moreover, a massive move away from centres increases travel and therefore carbon emissions, which is not negligible ecologically. Thirdly, we must talk about the social bond, which is often idealised in both cases. People say that in the countryside people know each other and help each other, whereas the city is anonymous. This is partly true: in my village, everyone knew when I was ill. But this closeness can also become burdensome, because one is observed and judged, and it is hard to step outside local norms. The anonymity of the city offers precious freedom to those who wish to be different, even if it can also lead to isolation. Neither therefore guarantees happiness: everything depends on how one invests in local life. Some will tell me that the choice is mostly a matter of personal taste and that debating it is pointless. I agree that preferences matter, but I think public authorities play a decisive role. If we want the countryside to become a real choice and not an exile, we must guarantee broadband access, public transport, health centres and schools there. Likewise, we must make cities more pleasant, with more green spaces and more reasonable rents, so that nobody leaves them out of necessity. In conclusion, I would say that the best place to live depends on one's stage of life, job and values. The important thing is that this choice is free and not imposed by prices or a lack of services. A good regional planning policy should therefore bring together the quality of life of the countryside and the services of the city. Thank you.