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DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 1

Faut-il interdire les écrans à l'école ?

Une étude récente sur les pratiques numériques des adolescents révèle que les élèves consultent leur téléphone plus de cinquante fois par jour, y compris pendant les cours. Certains établissements ont interdit tous les appareils connectés, tandis que d'autres misent sur les tablettes pédagogiques. Le débat divise enseignants et parents. Question : Faut-il interdire les smartphones et les tablettes dans les établissements scolaires ? Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question, en présentant des arguments et des exemples.

Writing time

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Official limit: 1:00:00

0 mots (objectif : 250 words minimum (aim for 250-300))

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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • fragmenter l'attention

    to fragment attention

  • la socialisation

    socialisation

  • le cyberharcèlement

    cyberbullying

  • encadrer

    to regulate / supervise

  • à bon escient

    wisely, appropriately

  • une dérive

    a drift, an excess

  • contre-productif

    counterproductive

  • la synthèse vocale

    text-to-speech

  • d'une part... d'autre part

    on the one hand... on the other

  • en définitive

    ultimately

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Open with a hook (a short observation) and state the central question clearly: ban or regulate?
  • Build two or three paragraphs, each with one idea, one explanation and one concrete example.
  • Use varied connectors (d'une part, en outre, toutefois, par conséquent) and a formal register: no contractions, no slang.
  • Avoid listing ideas without developing them, and do not simply repeat the prompt; end with a clear, nuanced conclusion.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Il y a vingt ans, l'écran n'était qu'un outil parmi d'autres dans la salle de classe ; aujourd'hui, il s'invite dans la poche de chaque élève. Faut-il pour autant interdire les smartphones et les tablettes à l'école, ou au contraire apprendre aux jeunes à s'en servir à bon escient ? D'une part, les partisans de l'interdiction avancent des arguments sérieux. Les notifications incessantes fragmentent l'attention, et plusieurs études montrent que la seule présence d'un téléphone sur la table réduit les performances de mémorisation. De plus, l'école est un lieu de socialisation : sans écran, les élèves se parlent, jouent et construisent de véritables liens, ce qui limite en outre les risques de cyberharcèlement pendant les récréations. Plusieurs établissements qui ont adopté cette règle ont d'ailleurs constaté un climat plus apaisé. D'autre part, une interdiction totale paraît peu réaliste et même contre-productive. Les outils numériques permettent de personnaliser l'enseignement : un élève dyslexique peut recourir à la synthèse vocale, un autre s'entraîner avec des applications adaptées à son rythme. Par ailleurs, la maîtrise du numérique est devenue une compétence indispensable sur le marché du travail ; or on n'apprend pas à utiliser un outil en s'en privant. Mieux vaut former les élèves à distinguer une source fiable d'une simple rumeur. Certes, il serait naïf de nier les dérives. Toutefois, la solution consiste moins à bannir qu'à encadrer. Je défends donc une position nuancée : l'interdiction durant les cours et les pauses, assortie d'un usage pédagogique clairement défini par l'enseignant, me semble la plus équilibrée. Les téléphones resteraient dans les sacs, mais les tablettes pourraient servir ponctuellement, pour une recherche ou un exercice interactif. En définitive, l'enjeu n'est pas de choisir entre progrès et tradition, mais de préserver la concentration tout en préparant les jeunes à un monde connecté. Une règle claire, expliquée et appliquée par tous y contribuerait davantage qu'un interdit absolu ou qu'une liberté sans limites.

English

Twenty years ago, the screen was just one tool among others in the classroom; today it finds its way into every pupil's pocket. Should smartphones and tablets therefore be banned at school, or should young people instead be taught to use them wisely? On the one hand, supporters of a ban put forward serious arguments. Constant notifications fragment attention, and several studies show that the mere presence of a phone on the desk reduces memorisation performance. Moreover, school is a place of socialisation: without screens, pupils talk, play and build genuine bonds, which also limits the risk of cyberbullying during breaks. Several schools that adopted this rule have, in fact, noticed a calmer atmosphere. On the other hand, a total ban seems unrealistic and even counterproductive. Digital tools make it possible to personalise teaching: a dyslexic pupil can use text-to-speech, while another can practise with applications suited to their own pace. Furthermore, digital literacy has become an essential skill in the job market; yet one does not learn to use a tool by being deprived of it. It is better to train pupils to tell a reliable source from a mere rumour. Admittedly, it would be naive to deny the excesses. However, the solution lies less in banning than in regulating. I therefore defend a nuanced position: a ban during lessons and breaks, combined with a teaching use clearly defined by the teacher, seems to me the most balanced. Phones would stay in bags, but tablets could be used occasionally, for a search or an interactive exercise. Ultimately, the issue is not to choose between progress and tradition, but to preserve concentration while preparing young people for a connected world. A clear rule, explained and applied by everyone, would contribute more to this than an absolute prohibition or unlimited freedom.