DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 10
Les jeunes et l'engagement citoyen
Une enquête fictive sur la participation civique montre que les moins de trente ans votent moins que leurs aînés et adhèrent rarement aux partis ou aux syndicats. Pourtant, de nombreuses initiatives de jeunes pour le climat ou la solidarité mobilisent des milliers de participants. Le constat prête à controverse. Question : Les jeunes sont-ils moins engagés que leurs aînés ? Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question, en présentant des arguments et des exemples.
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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
l'engagement
commitment, civic involvement
l'abstention
abstention (not voting)
se mobiliser
to mobilise
une association
a charity / non-profit
l'activisme de façade
token activism
une pétition
a petition
la méfiance
distrust
se désintéresser de
to lose interest in
faire entendre sa voix
to make one's voice heard
réducteur
reductive
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Start by quoting a common stereotype (young people are disengaged) and announce that you will test it.
- Define 'engagement' early; a broader definition (online, local, environmental) supports a nuanced thesis.
- Use examples from different spheres (elections, associations, social media) and link them with logical connectors.
- Avoid generalising about an entire generation: use 'une partie des jeunes' or 'nombre de jeunes' and conclude with a precise stance.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
On entend souvent dire que la jeunesse d'aujourd'hui se désintéresse de la vie publique, absorbée par ses écrans et ses loisirs. Cette affirmation résiste-t-elle à l'examen ? Les jeunes sont-ils réellement moins engagés que leurs aînés ? Certains indicateurs semblent donner raison aux sceptiques. La participation des moins de trente ans aux élections est généralement plus faible que celle de leurs aînés, et l'adhésion aux partis politiques ou aux syndicats a nettement reculé. De plus, l'engagement en ligne, par exemple le simple fait de signer une pétition ou de partager un message, est parfois qualifié d'activisme de façade, car il demande peu d'effort et débouche rarement sur une action concrète. Pourtant, ce constat repose sur une conception étroite de l'engagement. Les jeunes se mobilisent autrement : ils participent à des collectes de solidarité, rejoignent des associations environnementales, organisent des marches pour le climat ou adaptent leurs habitudes de consommation. Les réseaux sociaux, loin d'être uniquement un espace de distraction, leur servent à s'informer, à s'organiser et à faire entendre leur voix. En outre, leur méfiance envers les institutions traditionnelles s'explique en partie par le sentiment de ne pas être écoutés, plutôt que par de l'indifférence. Selon moi, la question n'est donc pas de savoir si les jeunes sont moins engagés, mais comment leur engagement évolue. Il est plus ponctuel, plus lié à des causes précises et moins attaché aux structures hiérarchiques. Aux institutions de s'adapter, en offrant aux jeunes de véritables lieux de décision, comme des conseils de la jeunesse dotés d'un pouvoir réel. En conclusion, parler de désengagement serait réducteur. La jeunesse s'investit, mais dans des formes que les adultes reconnaissent encore mal ; c'est à eux de se montrer plus attentifs.
English
One often hears that today's youth has lost interest in public life, absorbed by its screens and leisure activities. Does this claim stand up to examination? Are young people really less engaged than their elders? Some indicators seem to prove the sceptics right. Turnout among under-thirties in elections is generally lower than among their elders, and membership of political parties or trade unions has declined sharply. Moreover, online involvement, for example the mere fact of signing a petition or sharing a message, is sometimes described as token activism, because it requires little effort and rarely leads to concrete action. Yet this observation rests on a narrow conception of engagement. Young people mobilise differently: they take part in solidarity collections, join environmental associations, organise climate marches or adapt their consumption habits. Social media, far from being solely a space for distraction, serves them to inform themselves, to organise and to make their voice heard. In addition, their distrust of traditional institutions is partly explained by the feeling of not being listened to, rather than by indifference. In my view, the question is therefore not whether young people are less engaged, but how their engagement is changing. It is more occasional, more tied to specific causes and less attached to hierarchical structures. It is up to institutions to adapt, by offering young people genuine decision-making forums, such as youth councils with real power. In conclusion, speaking of disengagement would be reductive. Young people do get involved, but in forms that adults still recognise poorly; it is up to them to be more attentive.