DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 11
Faut-il interdire la fast fashion ?
Un article récent dénonce l'essor de la mode éphémère : des vêtements à prix dérisoire, renouvelés chaque semaine, sont portés quelques fois avant d'être jetés. Les associations de défense de l'environnement réclament son interdiction, tandis que les ménages modestes et les salariés du secteur s'inquiètent. Le débat divise l'opinion. Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question de l'interdiction de la fast fashion, en présentant des arguments et des exemples.
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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
la mode éphémère
fast fashion
la surconsommation
overconsumption
l'empreinte écologique
ecological footprint
le pouvoir d'achat
purchasing power
les conditions de travail précaires
precarious working conditions
un indice de durabilité
a durability index
pénaliser
to penalise
néanmoins
nevertheless
responsabiliser
to make accountable
en définitive
ultimately
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Structure your essay clearly: an introduction with a hook and an explicit problématique (a question), two or three paragraphs with one main idea each, then a conclusion that answers the question.
- Use a variety of connectors to guide the reader: d'abord, en outre, toutefois, néanmoins, en revanche, par conséquent, en définitive. Do not repeat the same one.
- Keep a formal written register: avoid contractions, slang and spoken fillers, prefer nominal phrases and precise vocabulary, and avoid the first person in every sentence (je pense que / à mon sens, used sparingly).
- Pitfall: do not simply list problems. Take a clear position (ban, regulate or reject) and keep it throughout, acknowledging the opposing view in one concession paragraph.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Chaque semaine, des milliers de nouveaux vêtements à prix dérisoire apparaissent sur les sites de mode éphémère. Cette abondance séduit des millions de consommateurs, mais elle soulève une question : faut-il interdire la fast fashion, ou existe-t-il des moyens plus nuancés d'en limiter les excès ? D'abord, les partisans d'une interdiction avancent des arguments environnementaux difficilement contestables. L'industrie textile consomme d'énormes quantités d'eau, émet beaucoup de gaz à effet de serre et génère des montagnes de déchets, puisque nombre de vêtements sont portés à peine quelques fois avant d'être jetés. À cela s'ajoutent les conditions de travail précaires dans les pays de production, où les salaires restent souvent très bas. Interdire ce modèle enverrait donc un signal fort et obligerait les marques à repenser leurs pratiques. Néanmoins, une interdiction pure et simple me paraît à la fois excessive et inefficace. D'une part, pour les ménages modestes, ces vêtements bon marché représentent parfois la seule manière de s'habiller correctement ; les en priver reviendrait à pénaliser les plus fragiles. D'autre part, des millions d'emplois dépendent de ce secteur, et une prohibition brutale risquerait de précipiter des régions entières dans la pauvreté sans garantir que la consommation diminue : les acheteurs se tourneraient vers des plateformes étrangères échappant à toute réglementation. C'est pourquoi une approche progressive semble préférable. Taxer les produits selon leur impact écologique, imposer l'affichage d'un indice de durabilité, interdire la publicité incitant à la surconsommation et soutenir la réparation ou la seconde main permettraient d'infléchir les comportements sans exclure personne. Plusieurs pays expérimentent d'ailleurs des aides à la réparation, avec des résultats encourageants. En définitive, la fast fashion pose un vrai problème, mais l'interdire serait une réponse trop radicale. Mieux vaut responsabiliser à la fois les entreprises et les consommateurs, en rendant la mode durable plus accessible que la mode jetable.
English
Every week, thousands of new, absurdly cheap garments appear on fast-fashion websites. This abundance appeals to millions of consumers, but it raises a question: should fast fashion be banned, or are there more nuanced ways of limiting its excesses? First, supporters of a ban put forward environmental arguments that are hard to dispute. The textile industry consumes enormous quantities of water, emits a great deal of greenhouse gas and generates mountains of waste, since many garments are worn barely a few times before being thrown away. On top of this come the precarious working conditions in the producing countries, where wages often remain very low. Banning this model would therefore send a strong signal and force brands to rethink their practices. Nevertheless, an outright ban seems to me both excessive and ineffective. On the one hand, for low-income households these cheap clothes are sometimes the only way to dress decently; depriving them of it would amount to penalising the most vulnerable. On the other hand, millions of jobs depend on this sector, and a brutal prohibition could plunge whole regions into poverty without guaranteeing that consumption would fall: buyers would turn to foreign platforms that escape any regulation. That is why a gradual approach seems preferable. Taxing products according to their ecological impact, requiring a durability index to be displayed, banning advertising that encourages overconsumption and supporting repair and second-hand goods would change behaviour without excluding anyone. Several countries are in fact trialling repair subsidies, with encouraging results. Ultimately, fast fashion is a real problem, but banning it would be too radical a response. It is better to hold both companies and consumers accountable, by making sustainable fashion more accessible than disposable fashion.