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DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 12

La voiture a-t-elle sa place en ville ?

Embouteillages, bruit et pollution de l'air : dans une grande métropole, un rapport municipal fictif montre que la voiture occupe plus de la moitié de l'espace public pour une minorité de déplacements. Le conseil de la ville envisage d'interdire les véhicules particuliers dans le centre. Commerçants, automobilistes et cyclistes s'affrontent sur le sujet. Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question de l'interdiction de la voiture dans les centres-villes, en présentant des arguments et des exemples.

Writing time

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0 mots (objectif : 250 words minimum (aim for 250-300))

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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • les particules fines

    fine particles

  • les embouteillages

    traffic jams

  • un péage urbain

    a congestion charge

  • les transports en commun

    public transport

  • une zone piétonne

    a pedestrian zone

  • un parking relais

    a park-and-ride

  • la qualité de vie

    quality of life

  • se heurter à

    to come up against

  • une démarche graduelle

    a gradual approach

  • toutefois

    however

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Structure your essay clearly: an introduction with a hook and an explicit problématique (a question), two or three paragraphs with one main idea each, then a conclusion that answers the question.
  • Use a variety of connectors to guide the reader: d'abord, en outre, toutefois, néanmoins, en revanche, par conséquent, en définitive. Do not repeat the same one.
  • Keep a formal written register: avoid contractions, slang and spoken fillers, prefer nominal phrases and precise vocabulary, and avoid the first person in every sentence (je pense que / à mon sens, used sparingly).
  • Pitfall: avoid caricature. Mention concrete groups affected (elderly people, tradespeople, suburban residents) to make your counter-argument credible.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Embouteillages, bruit, pollution de l'air : dans de nombreuses métropoles, la voiture occupe l'essentiel de l'espace public. Alors que plusieurs municipalités envisagent de la bannir des centres-villes, on est en droit de se demander si une telle mesure est réellement souhaitable. Il faut d'abord reconnaître que les arguments en faveur de cette interdiction sont solides. Les particules fines émises par les moteurs provoquent chaque année de nombreuses maladies respiratoires, et le trafic est responsable d'une part importante des émissions de gaz à effet de serre. En libérant les rues, on pourrait en outre créer des pistes cyclables, des espaces verts et des zones piétonnes, ce qui améliorerait la qualité de vie des habitants. Des villes qui ont supprimé la circulation sur certains axes ont d'ailleurs vu leur fréquentation commerciale augmenter. Toutefois, une interdiction totale se heurte à des obstacles concrets. Tout le monde n'a pas la possibilité de se déplacer à vélo : les personnes âgées, les personnes handicapées ou les familles avec de jeunes enfants dépendent souvent de leur véhicule. De plus, les habitants des banlieues, où les transports en commun sont parfois insuffisants, se verraient privés d'un accès indispensable à leur lieu de travail. Enfin, les artisans et les livreurs ne peuvent pas toujours renoncer à leur camionnette. Je pense donc qu'il convient d'adopter une démarche graduelle plutôt qu'une prohibition brutale. Instaurer des péages urbains, développer massivement les transports collectifs, créer des parkings relais en périphérie et réserver l'accès aux véhicules indispensables permettrait de réduire le trafic sans pénaliser les plus vulnérables. Ainsi, plusieurs capitales européennes ont diminué leur circulation de manière significative grâce à ce type de mesures. En conclusion, la voiture n'a plus sa place en ville telle qu'elle y est aujourd'hui, mais la bannir complètement serait injuste et prématuré. L'enjeu consiste plutôt à offrir des alternatives si attractives que l'automobiliste choisira de lui-même de laisser son véhicule au garage.

English

Traffic jams, noise, air pollution: in many large cities, the car occupies most of the public space. As several municipalities consider banning it from city centres, we are entitled to ask whether such a measure is really desirable. We must first acknowledge that the arguments in favour of this ban are solid. The fine particles emitted by engines cause numerous respiratory illnesses every year, and traffic is responsible for a significant share of greenhouse gas emissions. By freeing up the streets, it would also be possible to create cycle lanes, green spaces and pedestrian zones, which would improve residents' quality of life. Cities that have removed traffic from certain roads have, moreover, seen footfall in shops increase. However, a total ban comes up against concrete obstacles. Not everyone is able to travel by bicycle: elderly people, people with disabilities and families with young children often depend on their vehicle. Moreover, residents of the suburbs, where public transport is sometimes inadequate, would be deprived of essential access to their workplace. Finally, craftspeople and delivery drivers cannot always give up their vans. I therefore think a gradual approach should be adopted rather than a brutal prohibition. Introducing congestion charges, massively developing public transport, creating park-and-ride facilities on the outskirts and reserving access for essential vehicles would reduce traffic without penalising the most vulnerable. Several European capitals have thus cut their traffic significantly thanks to this type of measure. In conclusion, the car no longer has a place in the city as it stands today, but banning it completely would be unfair and premature. The challenge is rather to offer alternatives so attractive that drivers will choose of their own accord to leave their vehicle in the garage.