Objectif Français
Retour aux sujets DELF B2

DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 14

Limiter le tourisme de masse ?

Une étude fictive révèle qu'une ville historique accueille chaque été vingt fois plus de visiteurs que d'habitants. Les résidents dénoncent la hausse des loyers, le bruit et la saturation des services, tandis que les professionnels du tourisme craignent pour leurs revenus. La municipalité étudie l'instauration de quotas de fréquentation. Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question de la limitation du nombre de touristes dans les lieux les plus visités, en présentant des arguments et des exemples.

Writing time

1:00:00

Official limit: 1:00:00

0 mots (objectif : 250 words minimum (aim for 250-300))

Need help? Try on your own first, then open these.

Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • le surtourisme

    overtourism

  • plafonner la fréquentation

    to cap visitor numbers

  • le patrimoine

    heritage

  • une location de courte durée

    a short-term rental

  • les commerces de proximité

    local shops

  • un quota

    a quota

  • étaler les flux

    to spread out the flows

  • le gagne-pain

    livelihood

  • la démocratisation de la culture

    making culture accessible to all

  • concilier

    to reconcile

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Structure your essay clearly: an introduction with a hook and an explicit problématique (a question), two or three paragraphs with one main idea each, then a conclusion that answers the question.
  • Use a variety of connectors to guide the reader: d'abord, en outre, toutefois, néanmoins, en revanche, par conséquent, en définitive. Do not repeat the same one.
  • Keep a formal written register: avoid contractions, slang and spoken fillers, prefer nominal phrases and precise vocabulary, and avoid the first person in every sentence (je pense que / à mon sens, used sparingly).
  • Pitfall: avoid generalisations such as 'tourists are bad'. Show that the problem is the concentration of visitors, not tourism itself.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Chaque été, certaines villes historiques et certains sites naturels accueillent un nombre de visiteurs bien supérieur à leur capacité. Les habitants se plaignent de la hausse des loyers, du bruit et de la saturation des services. Dès lors, doit-on plafonner la fréquentation touristique de ces lieux emblématiques ? Les arguments en faveur d'une limitation sont nombreux. D'une part, le surtourisme dégrade le patrimoine : les sentiers s'érodent, les monuments s'usent et les écosystèmes fragiles sont piétinés. D'autre part, il transforme les quartiers en décors commerciaux, car les logements sont convertis en locations de courte durée et les commerces de proximité cèdent la place aux boutiques de souvenirs. Les résidents finissent par partir, et la ville perd son âme, ce qui est paradoxal puisque c'est elle que les touristes viennent voir. On objectera cependant que le tourisme fait vivre des millions de personnes. Dans certaines régions, il représente la première source de revenus, et restreindre l'accès risquerait de priver hôteliers, guides et restaurateurs de leur gagne-pain. Par ailleurs, un système de quotas pourrait rendre la visite des sites culturels accessible aux seuls plus fortunés, ce qui serait contraire à l'idée de démocratisation de la culture. Il me semble néanmoins possible de concilier ces exigences. Réserver sa visite à l'avance, instaurer une taxe modulée selon la saison, encourager la découverte de destinations moins connues et étaler les flux tout au long de l'année permettraient de protéger les sites sans sacrifier l'économie locale. Plusieurs villes ayant instauré une réservation obligatoire ont constaté une amélioration notable de l'expérience des visiteurs eux-mêmes. Pour conclure, limiter la fréquentation n'est pas un acte hostile envers les voyageurs, mais une manière de préserver ce qui rend le voyage précieux. À nous de passer d'un tourisme de quantité à un tourisme de qualité.

English

Every summer, certain historic towns and natural sites welcome far more visitors than they can cope with. Residents complain about rising rents, noise and overloaded services. Should tourist numbers at these emblematic places therefore be capped? The arguments in favour of a limit are numerous. On the one hand, overtourism damages heritage: paths erode, monuments wear down and fragile ecosystems are trampled. On the other hand, it turns neighbourhoods into commercial backdrops, because homes are converted into short-term rentals and local shops give way to souvenir stores. Residents end up leaving, and the city loses its soul, which is paradoxical since it is precisely that soul the tourists come to see. It will be objected, however, that tourism supports millions of people. In some regions it is the main source of income, and restricting access could deprive hoteliers, guides and restaurateurs of their livelihood. Moreover, a quota system could make visiting cultural sites accessible only to the wealthiest, which would run counter to the idea of making culture accessible to everyone. It nevertheless seems possible to me to reconcile these requirements. Booking visits in advance, introducing a tax that varies by season, encouraging the discovery of lesser-known destinations and spreading flows throughout the year would protect sites without sacrificing the local economy. Several cities that introduced compulsory booking have noted a marked improvement in the visitors' own experience. To conclude, limiting visitor numbers is not a hostile act towards travellers, but a way of preserving what makes travel precious. It is up to us to move from quantity tourism to quality tourism.