DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 17
Le bio doit-il devenir la norme ?
Inquiets des effets des pesticides sur la santé et la biodiversité, de plus en plus de citoyens se tournent vers l'agriculture biologique. Un parti fictif propose d'en faire le modèle agricole dominant d'ici vingt ans. Des agriculteurs, des scientifiques et des associations de consommateurs expriment des avis contrastés. Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question de savoir si l'agriculture biologique doit devenir la norme, en présentant des arguments et des exemples.
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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
les pesticides
pesticides
l'agriculture biologique
organic farming
les rendements
yields
la biodiversité
biodiversity
la rotation des cultures
crop rotation
la sécurité alimentaire
food security
les intrants
agricultural inputs
la lutte biologique
biological pest control
une voie intermédiaire
a middle path
réconcilier
to reconcile
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Structure your essay clearly: an introduction with a hook and an explicit problématique (a question), two or three paragraphs with one main idea each, then a conclusion that answers the question.
- Use a variety of connectors to guide the reader: d'abord, en outre, toutefois, néanmoins, en revanche, par conséquent, en définitive. Do not repeat the same one.
- Keep a formal written register: avoid contractions, slang and spoken fillers, prefer nominal phrases and precise vocabulary, and avoid the first person in every sentence (je pense que / à mon sens, used sparingly).
- Pitfall: do not present organic farming as perfect or chemicals as evil. A nuanced thesis supported by examples is more convincing at B2 level.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Face aux inquiétudes sur les pesticides, l'agriculture biologique connaît un succès croissant, et certains responsables politiques souhaitent en faire le modèle dominant. Mais peut-on vraiment nourrir toute la population en renonçant aux produits chimiques de synthèse ? Les partisans du bio mettent en avant des bénéfices considérables. En évitant les pesticides, on protège la santé des agriculteurs, qui sont les premiers exposés, ainsi que la qualité des sols et de l'eau. La biodiversité, notamment les insectes pollinisateurs, y trouve également un refuge précieux. De plus, les pratiques biologiques, comme la rotation des cultures, renforcent la fertilité des terres à long terme et diminuent la dépendance aux intrants coûteux. Toutefois, généraliser le bio soulève des objections sérieuses. Les rendements y sont en moyenne inférieurs, ce qui supposerait de cultiver davantage de surfaces pour produire la même quantité, au détriment des forêts et des prairies. Par ailleurs, les produits biologiques sont plus chers, et il serait injuste d'en faire une norme que seuls les ménages aisés pourraient s'offrir. Enfin, certains traitements autorisés en bio ne sont pas totalement inoffensifs pour l'environnement, ce qui montre que l'étiquette ne garantit pas tout. C'est pourquoi je défends une voie intermédiaire : réduire fortement l'usage des pesticides les plus dangereux, soutenir la recherche sur les alternatives, comme la lutte biologique ou les variétés résistantes, et accompagner financièrement les agriculteurs qui changent de pratiques. Un agriculteur qui associe plusieurs cultures sur la même parcelle a ainsi pu diminuer fortement ses traitements sans perdre en productivité. En somme, le bio est un modèle inspirant, mais il ne saurait constituer l'unique réponse. C'est en combinant les meilleures pratiques que l'on réconciliera la protection de l'environnement avec la sécurité alimentaire.
English
Faced with concerns about pesticides, organic farming is enjoying growing success, and some politicians want to make it the dominant model. But can we really feed the entire population while giving up synthetic chemicals? Supporters of organic farming highlight considerable benefits. By avoiding pesticides, we protect the health of farmers, who are the first to be exposed, as well as the quality of soil and water. Biodiversity, notably pollinating insects, also finds a precious refuge there. Moreover, organic practices, such as crop rotation, strengthen soil fertility in the long term and reduce dependence on costly inputs. However, generalising organic farming raises serious objections. Yields are on average lower, which would mean cultivating more land to produce the same quantity, at the expense of forests and meadows. Furthermore, organic products are more expensive, and it would be unfair to make a standard that only wealthy households could afford. Finally, some treatments authorised in organic farming are not entirely harmless to the environment, which shows that the label does not guarantee everything. That is why I defend a middle path: sharply reducing the use of the most dangerous pesticides, supporting research into alternatives, such as biological control or resistant varieties, and giving financial support to farmers who change their practices. A farmer who combines several crops on the same plot has thus been able to greatly reduce treatments without losing productivity. In short, organic farming is an inspiring model, but it cannot be the only answer. It is by combining the best practices that environmental protection will be reconciled with food security.