DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 18
Contre l'obsolescence programmée
Un magazine de consommateurs fictif constate que les smartphones, imprimantes et appareils électroménagers deviennent de plus en plus difficiles à réparer et se renouvellent après quelques années seulement. Les fabricants assurent que l'innovation et les attentes des clients l'exigent. Une proposition de loi voudrait imposer des produits plus durables et réparables. Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question de savoir si les fabricants doivent être contraints de produire des appareils durables et réparables, en présentant des arguments et des exemples.
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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
l'obsolescence programmée
planned obsolescence
un appareil réparable
a repairable device
les pièces détachées
spare parts
les déchets électroniques
electronic waste
la durée de vie
lifespan
un indice de réparabilité
a repairability index
la garantie
warranty
répercuter un coût
to pass on a cost
brider l'innovation
to stifle innovation
l'économie du jetable
the throwaway economy
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Structure your essay clearly: an introduction with a hook and an explicit problématique (a question), two or three paragraphs with one main idea each, then a conclusion that answers the question.
- Use a variety of connectors to guide the reader: d'abord, en outre, toutefois, néanmoins, en revanche, par conséquent, en définitive. Do not repeat the same one.
- Keep a formal written register: avoid contractions, slang and spoken fillers, prefer nominal phrases and precise vocabulary, and avoid the first person in every sentence (je pense que / à mon sens, used sparingly).
- Pitfall: when you answer the opposing view, refute it with a precise argument or example instead of just saying it is wrong. This shows real argumentative skill.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Smartphones qui ralentissent après deux ans, imprimantes qui se bloquent, électroménager impossible à réparer : beaucoup de consommateurs ont le sentiment que les appareils sont conçus pour ne pas durer. Faut-il, dès lors, contraindre légalement les fabricants à produire des objets durables et réparables ? Je suis convaincu que oui, et d'abord pour des raisons environnementales. La fabrication d'un appareil électronique concentre l'essentiel de son impact écologique, en raison de l'extraction de métaux rares et de la consommation d'énergie. Allonger la durée de vie des produits constitue donc l'un des moyens les plus efficaces de réduire les déchets électroniques, qui s'accumulent souvent dans des pays pauvres. Sur le plan économique, les consommateurs y gagneraient aussi, puisqu'ils n'auraient plus à racheter fréquemment le même équipement. Les industriels objectent toutefois que de telles règles freineraient l'innovation et augmenteraient les prix. Concevoir un produit démontable, garantir des pièces détachées pendant dix ans ou proposer des mises à jour prolongées représente un coût, qui serait répercuté sur l'acheteur. Certains soulignent en outre qu'une partie des clients souhaitent changer d'appareil pour profiter de nouvelles fonctionnalités, et pas seulement parce que l'ancien est défaillant. Ces objections me semblent cependant surmontables. Un indice de réparabilité affiché sur chaque produit permet au client de comparer avant d'acheter, ce qui récompense les marques vertueuses. Imposer une durée minimale de garantie et la disponibilité des pièces ne bride pas l'innovation ; cela oriente simplement la concurrence vers la qualité plutôt que vers le renouvellement forcé. Plusieurs pays qui ont adopté de tels indices constatent déjà une progression des réparations. En conclusion, face à la montée des déchets et à la hausse du coût de la vie, il est temps de passer d'une économie du jetable à une économie de la durabilité. La loi est l'outil le plus sûr pour y parvenir.
English
Smartphones that slow down after two years, printers that jam, household appliances impossible to repair: many consumers feel that devices are designed not to last. Should manufacturers, then, be legally compelled to produce durable and repairable goods? I am convinced they should, first of all for environmental reasons. The manufacture of an electronic device accounts for most of its ecological impact, because of the extraction of rare metals and the consumption of energy. Extending product lifespans is therefore one of the most effective ways of reducing electronic waste, which often piles up in poor countries. Economically, consumers would also benefit, since they would no longer have to buy the same equipment again and again. Manufacturers object, however, that such rules would slow innovation and raise prices. Designing a product that can be dismantled, guaranteeing spare parts for ten years or offering extended updates represents a cost, which would be passed on to the buyer. Some also point out that some customers want to change device to enjoy new features, and not only because the old one is faulty. These objections nevertheless seem surmountable to me. A repairability index displayed on every product lets customers compare before buying, which rewards virtuous brands. Imposing a minimum warranty period and the availability of parts does not stifle innovation; it simply steers competition towards quality rather than forced replacement. Several countries that have adopted such indices are already seeing an increase in repairs. In conclusion, faced with rising waste and the rising cost of living, it is time to move from a throwaway economy to an economy of durability. The law is the surest tool for achieving it.