DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 19
Faut-il augmenter le prix de l'eau ?
Après plusieurs étés de sécheresse, des nappes phréatiques sont au plus bas et des restrictions d'usage ont été imposées dans une région fictive. Pour inciter les habitants à économiser l'eau, la commission régionale propose de relever sensiblement son tarif. Associations de consommateurs et agriculteurs réagissent avec inquiétude. Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question de l'augmentation du prix de l'eau pour inciter à l'économiser, en présentant des arguments et des exemples.
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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
la sécheresse
drought
les nappes phréatiques
groundwater
une tarification progressive
progressive pricing
une fuite
a leak
les canalisations
water pipes
les eaux usées
wastewater
un bien indispensable
an essential good
une marge de manœuvre
room for manoeuvre
gaspiller
to waste
à condition de
provided that
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Structure your essay clearly: an introduction with a hook and an explicit problématique (a question), two or three paragraphs with one main idea each, then a conclusion that answers the question.
- Use a variety of connectors to guide the reader: d'abord, en outre, toutefois, néanmoins, en revanche, par conséquent, en définitive. Do not repeat the same one.
- Keep a formal written register: avoid contractions, slang and spoken fillers, prefer nominal phrases and precise vocabulary, and avoid the first person in every sentence (je pense que / à mon sens, used sparingly).
- Pitfall: the question mixes efficiency and fairness. Treat both dimensions, and remember to mention who really consumes water (agriculture, industry, households).
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Sécheresses à répétition, nappes phréatiques en baisse, restrictions estivales : l'eau douce, longtemps considérée comme inépuisable, devient une ressource précieuse. Pour encourager les économies, certains proposent d'en augmenter fortement le prix. Cette solution est-elle à la fois efficace et équitable ? L'argument économique est simple : ce qui est bon marché est facilement gaspillé. Un tarif plus élevé inciterait les ménages à réparer les fuites, à installer des équipements économes et à arroser plus raisonnablement leur jardin. Le produit de cette hausse permettrait en outre de financer la rénovation des canalisations, dont certaines perdent une grande partie de l'eau qu'elles transportent, ainsi que le traitement des eaux usées. Dans plusieurs régions arides, une tarification plus stricte a d'ailleurs fait baisser la consommation de manière spectaculaire. Néanmoins, l'eau n'est pas un bien comme les autres, puisqu'elle est indispensable à la vie et à l'hygiène. Une augmentation uniforme frapperait surtout les familles nombreuses et modestes, qui consomment déjà peu et n'ont guère de marge de manœuvre. Par ailleurs, les ménages ne représentent qu'une part limitée de la consommation totale : l'agriculture et l'industrie en utilisent bien davantage, et c'est donc là que se trouvent les plus grandes économies potentielles. Je plaide ainsi pour une tarification progressive. Les premiers mètres cubes, nécessaires aux besoins essentiels, resteraient gratuits ou très bon marché, tandis que les volumes supérieurs, comme le remplissage d'une piscine, seraient facturés à un tarif croissant. Parallèlement, il faudrait exiger des efforts comparables des gros consommateurs professionnels et réduire les fuites des réseaux. En définitive, faire payer l'eau plus cher peut être efficace, à condition de protéger l'accès de tous à l'indispensable. Le véritable enjeu est de distinguer la consommation vitale du gaspillage.
English
Repeated droughts, falling groundwater levels, summer restrictions: fresh water, long considered inexhaustible, is becoming a precious resource. To encourage savings, some propose raising its price sharply. Is this solution both effective and fair? The economic argument is simple: what is cheap is easily wasted. A higher price would encourage households to repair leaks, install water-saving equipment and water their gardens more sensibly. The proceeds of the increase would also help fund the renovation of water pipes, some of which lose a large part of the water they carry, as well as wastewater treatment. In several arid regions, stricter pricing has in fact reduced consumption spectacularly. Nevertheless, water is not a good like any other, since it is essential for life and hygiene. A uniform increase would hit large and low-income families hardest, who already consume little and have hardly any room for manoeuvre. Furthermore, households represent only a limited share of total consumption: agriculture and industry use far more, and that is therefore where the greatest potential savings lie. I therefore argue for progressive pricing. The first cubic metres, needed for essential requirements, would remain free or very cheap, while higher volumes, such as filling a swimming pool, would be charged at an increasing rate. At the same time, comparable efforts should be demanded of large professional consumers and network leaks reduced. Ultimately, making people pay more for water can be effective, provided that everyone's access to what is essential is protected. The real challenge is to distinguish vital consumption from waste.