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DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 2

Les devoirs à la maison, utiles ?

Dans plusieurs pays, des parents d'élèves réclament la suppression des devoirs à la maison, qu'ils jugent épuisants et source de tensions familiales. Des enseignants répondent que le travail personnel est indispensable pour progresser. Un rapport fictif sur le bien-être des enfants relance la discussion. Question : Faut-il supprimer les devoirs à la maison ? Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question, en présentant des arguments et des exemples.

Writing time

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Official limit: 1:00:00

0 mots (objectif : 250 words minimum (aim for 250-300))

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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • le travail personnel

    independent work

  • consolider les connaissances

    to consolidate knowledge

  • creuser les inégalités

    to widen inequalities

  • la surcharge

    overload

  • un fardeau

    a burden

  • l'autonomie

    autonomy

  • de surcroît

    moreover

  • plaider pour

    to argue for

  • une refonte

    an overhaul

  • néanmoins

    nevertheless

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Start with a concrete image (pupils opening their books at night) and end the introduction with your central question.
  • Give each paragraph a topic sentence, then develop it with a precise example rather than a vague claim.
  • Use concession structures (certes... mais, néanmoins, toutefois) to show you have considered the other side.
  • Avoid personal anecdotes in the first person plural and informal words; keep a formal tone and a clear, nuanced conclusion.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Chaque soir, des millions d'élèves sortent leurs cahiers après une longue journée de classe. Cette habitude, ancrée dans la tradition scolaire, est aujourd'hui contestée par certains parents et chercheurs. Faut-il vraiment supprimer les devoirs à la maison ? Les partisans de la suppression insistent d'abord sur la fatigue. Après six ou sept heures de cours, les enfants ont besoin de jouer, de dormir et de pratiquer des activités variées, indispensables à leur équilibre. En outre, les devoirs creusent les inégalités : l'élève qui dispose d'une chambre calme et de parents disponibles progresse plus aisément que celui qui travaille dans un logement exigu, sans aucune aide. L'école, censée réduire les écarts, risque alors de les aggraver. Néanmoins, supprimer tout travail personnel serait une erreur. Réviser une leçon, s'exercer à résoudre des problèmes ou rédiger un texte permet de consolider les connaissances et d'apprendre à s'organiser, ce qui prépare à l'autonomie exigée dans l'enseignement supérieur. De surcroît, les devoirs offrent aux familles une fenêtre sur ce que l'enfant étudie, favorisant le dialogue avec l'école. La véritable question est donc celle de la quantité et de la nature des tâches. Des exercices courts, clairs et utiles valent mieux qu'une surcharge mécanique. On pourrait aussi organiser des temps d'étude encadrés au sein de l'établissement, afin que chacun bénéficie des mêmes conditions de travail. Ainsi, les élèves en difficulté recevraient une aide que leur famille ne peut pas toujours leur apporter. Pour ma part, je ne plaide pas pour une suppression pure et simple, mais pour une refonte profonde. Les devoirs doivent rester un outil d'apprentissage, non une punition ni un marqueur social. À condition d'être limités et accompagnés, ils conservent toute leur utilité ; sinon, ils deviennent un fardeau dont l'école peut se passer.

English

Every evening, millions of pupils take out their exercise books after a long day at school. This habit, rooted in school tradition, is now challenged by some parents and researchers. Should homework really be abolished? Supporters of abolition first stress tiredness. After six or seven hours of lessons, children need to play, sleep and take part in varied activities that are essential to their balance. Moreover, homework widens inequalities: a pupil who has a quiet room and available parents progresses more easily than one who works in a cramped home without any help. The school, which is supposed to reduce gaps, then risks making them worse. Nevertheless, abolishing all independent work would be a mistake. Revising a lesson, practising problem-solving or writing a text helps to consolidate knowledge and to learn to organise oneself, which prepares for the autonomy required in higher education. Moreover, homework gives families a window onto what the child is studying, encouraging dialogue with the school. The real question is therefore the quantity and nature of the tasks. Short, clear and useful exercises are worth more than mechanical overload. Supervised study periods could also be organised within the school, so that everyone benefits from the same working conditions. In this way, pupils in difficulty would receive help that their family cannot always give them. For my part, I do not argue for outright abolition, but for a thorough overhaul. Homework must remain a learning tool, not a punishment or a social marker. Provided it is limited and supported, it keeps all its usefulness; otherwise, it becomes a burden that the school can do without.