DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 20
La seconde main sauvera-t-elle la planète ?
Les plateformes de vente entre particuliers et les friperies connaissent un succès record, notamment auprès des jeunes générations. Un article fictif présente la seconde main comme un geste à la fois économique et écologique, mais certains chercheurs en soulignent les limites. Le sujet alimente de nombreux débats. Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question de savoir si la seconde main est réellement une solution écologique, en présentant des arguments et des exemples.
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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
la seconde main
second-hand
l'effet rebond
the rebound effect
une friperie
a second-hand clothes shop
prolonger la vie d'un objet
to extend the life of an object
les matières premières
raw materials
les petits budgets
low budgets
le lien social
social ties
nuancer
to qualify (a statement)
se substituer à
to replace
ne pas dispenser de
not to exempt from
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Structure your essay clearly: an introduction with a hook and an explicit problématique (a question), two or three paragraphs with one main idea each, then a conclusion that answers the question.
- Use a variety of connectors to guide the reader: d'abord, en outre, toutefois, néanmoins, en revanche, par conséquent, en définitive. Do not repeat the same one.
- Keep a formal written register: avoid contractions, slang and spoken fillers, prefer nominal phrases and precise vocabulary, and avoid the first person in every sentence (je pense que / à mon sens, used sparingly).
- Pitfall: avoid a one-sided answer. Explain the rebound effect clearly, as it is the key nuance that distinguishes a strong essay on this topic.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Plateformes de vente entre particuliers, friperies, vide-greniers : la seconde main n'a jamais été aussi populaire, notamment chez les jeunes. On la présente volontiers comme un geste écologique et économique. Mais cette pratique mérite-t-elle vraiment cette image vertueuse, ou n'est-elle qu'un effet de mode ? Les avantages sont indéniables. Acheter un objet déjà existant évite d'en fabriquer un nouveau, et donc d'extraire des matières premières, de consommer de l'eau et d'émettre du carbone. Prolonger la vie d'un vêtement ou d'un meuble de quelques années réduit sensiblement son impact. La seconde main permet aussi de faire des économies, ce qui rend l'accès à des produits de qualité plus facile pour les petits budgets, et elle favorise le lien social dans les marchés aux puces ou les associations. Il convient toutefois de nuancer ce tableau. L'effet rebond existe : certains consommateurs, rassurés par la possibilité de revendre, achètent davantage qu'avant, voire multiplient les commandes de vêtements neufs qu'ils revendent après un seul essayage. Les envois par colis, parfois à l'autre bout du pays, génèrent également des émissions qui réduisent le bénéfice. En outre, le marché des vêtements d'occasion exportés massivement vers des pays du Sud submerge parfois les filières locales de déchets que celles-ci ne peuvent pas traiter. À mon avis, la seconde main est donc utile, mais seulement si elle remplace réellement l'achat neuf au lieu de s'y ajouter. Cela suppose de se demander avant chaque achat si l'on en a besoin, de privilégier les circuits locaux et d'entretenir ce que l'on possède. Les pouvoirs publics peuvent aider, par exemple en réduisant la TVA sur la réparation. Pour conclure, la seconde main constitue un levier précieux, mais elle ne dispense pas de consommer moins. Le geste le plus écologique reste de ne pas acheter ce dont on n'a pas besoin.
English
Peer-to-peer sales platforms, second-hand shops, car-boot sales: second-hand has never been so popular, especially among young people. It is readily presented as an ecological and economical gesture. But does this practice really deserve its virtuous image, or is it just a fashion? The advantages are undeniable. Buying an object that already exists avoids making a new one, and therefore extracting raw materials, consuming water and emitting carbon. Extending the life of a garment or a piece of furniture by a few years noticeably reduces its impact. Second-hand also saves money, which makes quality products easier to access for people on low budgets, and it fosters social ties in flea markets and charities. This picture should nevertheless be qualified. The rebound effect exists: some consumers, reassured by the possibility of reselling, buy more than before, even multiplying orders of new clothes that they resell after a single try-on. Parcel deliveries, sometimes to the other end of the country, also generate emissions that reduce the benefit. Moreover, the market in used clothing massively exported to countries of the Global South sometimes swamps local waste channels with volumes they cannot process. In my opinion, second-hand is therefore useful, but only if it genuinely replaces new purchases rather than adding to them. This means asking oneself before each purchase whether one needs it, favouring local channels and maintaining what one owns. Public authorities can help, for example by reducing VAT on repairs. To conclude, second-hand is a valuable lever, but it does not exempt us from consuming less. The most ecological act remains not buying what one does not need.