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DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 21

La semaine de quatre jours

Une étude fictive menée auprès de quarante entreprises de services indique que la réduction du temps de travail à quatre jours par semaine, sans baisse de salaire, aurait fait reculer l'absentéisme de 20 %. Plusieurs gouvernements envisagent d'étendre l'expérience, tandis que des employeurs s'inquiètent de son coût. Le débat divise syndicats, patronat et salariés. Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question suivante : « La semaine de quatre jours devrait-elle devenir la norme ? », en présentant des arguments et des exemples.

Writing time

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Official limit: 1:00:00

0 mots (objectif : 250 words minimum (aim for 250-300))

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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • la durée du travail

    working time

  • l'épuisement professionnel

    burnout

  • l'absentéisme

    absenteeism

  • la productivité

    productivity

  • l'équilibre de vie

    work-life balance

  • la négociation collective

    collective bargaining

  • en outre

    moreover

  • néanmoins

    nevertheless

  • en définitive

    ultimately

  • à condition que (+ subj.)

    provided that

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Open with a hook (a question or a striking fact) and end the introduction with a clear problématique that your essay will answer.
  • Build two or three paragraphs, each with one main idea, one argument and one concrete example; do not simply list ideas.
  • Use varied connectors (d'abord, en outre, cependant, certes... mais, en définitive) and avoid spoken-language expressions such as "du coup" or "genre".
  • Do not be one-sided: acknowledge the opposing view with a concession, then explain why you still hold your position.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Et si l'on travaillait un jour de moins par semaine sans perdre un centime de salaire ? Longtemps considérée comme une utopie, la semaine de quatre jours séduit désormais des entreprises et des gouvernements. Reste à savoir si cette réforme est réellement souhaitable pour l'ensemble de la société. D'abord, ses partisans soulignent un gain évident en matière de santé et de bien-être. Un jour de repos supplémentaire permet de lutter contre l'épuisement professionnel, qui coûte cher aux employeurs comme aux systèmes de santé. Plusieurs expériences menées dans des sociétés de services ont d'ailleurs montré une baisse de l'absentéisme et une hausse de la motivation. En outre, les salariés disposent de davantage de temps pour leur famille, leurs loisirs ou leur formation, ce qui favorise un meilleur équilibre de vie. Cependant, cette mesure n'est pas applicable partout avec la même facilité. Dans un hôpital, une usine fonctionnant en continu ou un commerce, supprimer un jour ouvré suppose d'embaucher davantage, donc d'augmenter les coûts. Par ailleurs, si l'on concentre quarante heures sur quatre jours, les journées deviennent plus longues et peuvent, paradoxalement, accroître la fatigue. Il serait donc naïf de présenter ce modèle comme une solution universelle. Certes, ces objections méritent d'être entendues, mais elles ne condamnent pas le principe. Elles invitent plutôt à l'adapter secteur par secteur, grâce à la négociation collective et à des phases d'essai évaluées rigoureusement. Ainsi, une entreprise de logiciels pourrait fermer le vendredi, tandis qu'un hôpital organiserait des roulements. En définitive, la semaine de quatre jours ne constitue ni une panacée ni un caprice : c'est un outil prometteur, à condition d'être appliqué avec discernement. Je pense qu'une société moderne gagnerait à expérimenter cette voie, car la productivité ne se mesure pas au nombre d'heures passées au bureau, mais à la qualité du travail fourni.

English

What if we worked one day less per week without losing a cent of salary? Long considered a utopia, the four-day week is now attracting companies and governments alike. It remains to be seen whether this reform is truly desirable for society as a whole. First, its supporters point to an obvious gain in health and well-being. An extra day of rest helps fight burnout, which is costly for employers and health systems alike. Several experiments in service companies have indeed shown a drop in absenteeism and an increase in motivation. Moreover, employees have more time for their family, their leisure or their training, which promotes a better work-life balance. However, this measure cannot be applied everywhere with the same ease. In a hospital, a factory that runs continuously or a shop, removing a working day means hiring more people, and therefore higher costs. Furthermore, if forty hours are squeezed into four days, the days become longer and may, paradoxically, increase fatigue. It would therefore be naive to present this model as a universal solution. Admittedly, these objections deserve to be heard, but they do not condemn the principle. They rather invite us to adapt it sector by sector, through collective bargaining and rigorously evaluated trial phases. Thus, a software company could close on Fridays, while a hospital would organise rotating shifts. Ultimately, the four-day week is neither a cure-all nor a whim: it is a promising tool, provided it is applied with discernment. I believe a modern society would benefit from experimenting with this path, because productivity is measured not by the number of hours spent at the office, but by the quality of the work delivered.