DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 22
Le télétravail comme norme
Selon une enquête fictive d'un institut de recherche sur le travail, près de la moitié des salariés d'une grande région pourraient travailler à distance au moins trois jours par semaine. Certains employeurs y voient un gain de productivité, d'autres redoutent une perte de cohésion des équipes. La question s'est invitée dans les négociations entre syndicats et patronat. Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question suivante : « Le télétravail doit-il devenir la norme pour les emplois qui s'y prêtent ? », en présentant des arguments et des exemples.
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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
le télétravail
remote work
le trajet quotidien
daily commute
l'empreinte carbone
carbon footprint
le droit à la déconnexion
right to disconnect
le modèle hybride
hybrid model
la cohésion d'équipe
team cohesion
l'isolement
isolation
d'une part... d'autre part
on the one hand... on the other
par ailleurs
furthermore
néanmoins
nevertheless
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- State the problématique precisely in the introduction: the question is whether remote work should be the norm, not whether it is good or bad in general.
- Support each advantage or risk with a concrete example (a commute saved, a junior employee learning less) rather than abstract claims.
- Use the structure d'une part... d'autre part and a concession (certes, néanmoins) to show a balanced, mature argument.
- Avoid copying the wording of the prompt and avoid contractions or informal vocabulary (e.g. "boulot", "super"); keep a formal register.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Depuis la généralisation des outils numériques, travailler depuis son salon est devenu une réalité pour des millions de personnes. Faut-il pour autant faire du télétravail la norme pour tous les emplois qui s'y prêtent ? La question divise employeurs et salariés. D'une part, le télétravail offre des avantages indéniables. Il supprime des heures de transport quotidiennes, réduit la fatigue et diminue l'empreinte carbone des déplacements. Un employé qui économise deux heures de trajet peut consacrer ce temps à sa famille ou à son repos, ce qui améliore souvent sa concentration. De plus, il permet à des personnes en situation de handicap ou vivant loin des grandes villes d'accéder à des postes qui leur seraient autrement inaccessibles. D'autre part, il comporte des risques qu'on ne saurait négliger. L'isolement, la difficulté à séparer vie privée et vie professionnelle, ainsi que l'affaiblissement des liens entre collègues peuvent nuire à la santé mentale et à la créativité. Les jeunes recrues, en particulier, apprennent beaucoup par l'observation de leurs aînés ; privées de ce contact, elles progressent plus lentement. Par ailleurs, tous les logements ne permettent pas de disposer d'un espace de travail calme, ce qui crée de nouvelles inégalités. Néanmoins, ces inconvénients ne justifient pas un retour systématique au bureau. Une solution équilibrée consisterait à adopter un modèle hybride, avec deux ou trois jours de présence réservés aux réunions et au travail d'équipe, le reste étant effectué à distance. Les entreprises devraient en outre garantir le droit à la déconnexion et participer aux frais d'équipement. Pour conclure, le télétravail ne doit pas devenir une norme rigide, mais une option encadrée et choisie. C'est en laissant aux salariés et aux employeurs la possibilité de s'accorder sur le rythme le plus adapté que l'on conciliera performance et qualité de vie.
English
Since digital tools became widespread, working from one's living room has become a reality for millions of people. But should remote work become the norm for all jobs that lend themselves to it? The question divides employers and employees. On the one hand, remote work offers undeniable advantages. It eliminates hours of daily travel, reduces fatigue and lowers the carbon footprint of commuting. An employee who saves two hours of travel can devote that time to family or rest, which often improves concentration. Moreover, it allows people with disabilities or people living far from large cities to access jobs that would otherwise be out of reach. On the other hand, it carries risks that cannot be ignored. Isolation, the difficulty of separating private and professional life, and the weakening of ties between colleagues can harm mental health and creativity. Young recruits, in particular, learn a great deal by watching their elders; deprived of this contact, they progress more slowly. Furthermore, not every home offers a quiet workspace, which creates new inequalities. Nevertheless, these drawbacks do not justify a systematic return to the office. A balanced solution would be to adopt a hybrid model, with two or three days on site reserved for meetings and teamwork, the rest being done remotely. Companies should also guarantee the right to disconnect and contribute to equipment costs. To conclude, remote work should not become a rigid norm, but a regulated option chosen freely. By allowing employees and employers to agree on the most suitable rhythm, we will reconcile performance and quality of life.