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DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 23

Le revenu universel contre la pauvreté

Un rapport fictif d'un observatoire des inégalités révèle qu'une personne sur dix renonce aux aides sociales auxquelles elle a droit, par ignorance ou par peur de la stigmatisation. Dans ce contexte, l'idée d'un revenu universel, versé à chacun sans condition, ressurgit dans le débat public. Ses défenseurs y voient un progrès, ses détracteurs une dépense irréaliste. Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question suivante : « Un revenu universel versé à tous sans condition serait-il une bonne solution contre la pauvreté ? », en présentant des arguments et des exemples.

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0 mots (objectif : 250 words minimum (aim for 250-300))

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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • le revenu universel

    universal basic income

  • la pauvreté

    poverty

  • le filet de sécurité

    safety net

  • la stigmatisation

    stigma

  • le financement

    funding

  • la protection sociale

    social protection

  • l'expérimentation

    pilot programme

  • certes

    admittedly

  • toutefois

    however

  • il convient de nuancer

    it is necessary to qualify

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Define the key term (revenu universel) briefly in the introduction, then state a problématique that shows you will weigh benefits and costs.
  • Give one economic argument (cost, funding) and one social or ethical argument (dignity, freedom) so your essay is balanced and well-supported.
  • Use nuancing structures (certes... mais, il convient toutefois de nuancer) to show you understand the opposing view before you answer it.
  • Do not invent precise statistics; use general, plausible examples ("des expériences locales") and keep a neutral, formal tone.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Imaginez recevoir chaque mois, sans condition, une somme suffisante pour couvrir vos besoins essentiels. Cette idée, appelée revenu universel, a été testée dans plusieurs pays et suscite autant d'espoir que de scepticisme. Constitue-t-elle réellement une réponse efficace à la pauvreté ? Ses défenseurs avancent d'abord un argument de justice sociale. Les aides actuelles sont souvent complexes, et de nombreuses personnes n'y recourent pas par méconnaissance ou par crainte de la stigmatisation. Un versement automatique simplifierait l'administration et garantirait à chacun un plancher de dignité. Ensuite, ce filet de sécurité donnerait aux individus la liberté de refuser un emploi dégradant, de se former ou de créer une activité sans craindre la misère. Des expériences locales ont d'ailleurs montré une amélioration de la santé mentale des bénéficiaires, sans exode massif hors du marché du travail. Toutefois, les critiques ne manquent pas. Le coût d'un tel dispositif serait considérable : pour le financer, il faudrait soit augmenter fortement les impôts, soit supprimer d'autres prestations, au risque de pénaliser les plus fragiles. De plus, on peut craindre que certains employeurs profitent de ce revenu pour proposer des salaires plus bas. Enfin, une partie de l'opinion estime que le travail donne un statut social et un sens à l'existence, que l'argent seul ne saurait remplacer. Il convient cependant de nuancer ces réserves. Un revenu universel n'a pas vocation à remplacer l'ensemble de la protection sociale, mais à la compléter, et son montant pourrait être modulé selon la situation. Il pourrait donc être instauré progressivement, à titre d'expérimentation, avant toute généralisation. En somme, le revenu universel n'est ni une solution miracle ni une menace pour la société. Je plaide pour des essais à grande échelle, rigoureusement évalués, car lutter contre la pauvreté exige d'oser repenser nos mécanismes de solidarité.

English

Imagine receiving every month, unconditionally, a sum large enough to cover your essential needs. This idea, called universal basic income, has been tested in several countries and arouses as much hope as scepticism. Is it really an effective answer to poverty? Its defenders first put forward an argument of social justice. Current benefits are often complex, and many people do not claim them out of ignorance or fear of stigma. An automatic payment would simplify administration and guarantee everyone a floor of dignity. Next, this safety net would give individuals the freedom to refuse a degrading job, to train or to start an activity without fearing destitution. Local experiments have indeed shown an improvement in the mental health of beneficiaries, without a mass exodus from the labour market. However, there is no shortage of criticism. The cost of such a scheme would be considerable: to fund it, taxes would have to be raised sharply or other benefits cut, at the risk of penalising the most vulnerable. Moreover, one may fear that some employers would take advantage of this income to offer lower wages. Finally, part of public opinion considers that work provides social status and meaning in life, which money alone cannot replace. It is nevertheless necessary to qualify these reservations. A universal income is not meant to replace all social protection, but to complement it, and its amount could be adjusted to circumstances. It could therefore be introduced gradually, as a pilot, before any general rollout. In short, universal basic income is neither a miracle solution nor a threat to society. I argue for large-scale, rigorously evaluated trials, because fighting poverty requires daring to rethink our mechanisms of solidarity.