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DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 24

Entreprendre ou devenir salarié

Un article fictif d'un magazine économique constate que les cursus consacrés à la création d'entreprise se multiplient dans les universités et que le jeune entrepreneur est souvent présenté comme un modèle. Pourtant, une proportion importante des nouvelles entreprises disparaît dans les cinq premières années. Les avis des experts divergent sur l'opportunité d'encourager les jeunes à se lancer. Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question suivante : « Faut-il encourager les jeunes diplômés à créer leur entreprise plutôt qu'à chercher un emploi salarié ? », en présentant des arguments et des exemples.

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0 mots (objectif : 250 words minimum (aim for 250-300))

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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • l'entrepreneuriat

    entrepreneurship

  • créer une entreprise

    to start a business

  • le salariat

    salaried employment

  • l'autonomie

    autonomy

  • le risque financier

    financial risk

  • l'endettement

    indebtedness

  • la faillite

    bankruptcy

  • l'accompagnement

    support

  • en revanche

    on the other hand

  • il me semble que

    it seems to me that

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Introduce the topic with a hook that reflects the "success story" image of entrepreneurs, then ask whether this image should lead to encouraging all young graduates.
  • Present both sides honestly: autonomy and job creation versus instability and failure, and give a concrete, plausible example for each.
  • Use formulas for personal opinion in formal writing (je pense que, il me semble que, j'estime que) rather than "moi, je trouve".
  • In the conclusion, answer the question directly and propose a nuanced solution (support, safety net) instead of repeating your whole essay.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Dans les écoles et les médias, la figure du jeune entrepreneur est souvent érigée en modèle de réussite. Pourtant, créer son entreprise n'est pas à la portée de tous, et nombre de projets disparaissent au bout de quelques années. Faut-il malgré cela encourager les jeunes diplômés à se lancer ? Les arguments en faveur de l'entrepreneuriat sont solides. D'abord, il offre une autonomie que le salariat procure rarement : l'entrepreneur choisit ses projets, organise son temps et récolte directement les fruits de son travail. Ensuite, il crée de la richesse et des emplois, parfois dans des territoires délaissés. Une jeune diplômée qui ouvre un atelier de réparation de matériel électronique dans une petite ville, par exemple, répond à un besoin local tout en embauchant des habitants. Enfin, l'esprit d'initiative se révèle précieux, même en cas d'échec, car il développe la persévérance et le sens des responsabilités. Cependant, cette voie comporte des risques considérables. Les revenus sont irréguliers, la protection sociale souvent moindre, et l'endettement peut fragiliser durablement un jeune sans patrimoine. Par ailleurs, la valorisation excessive de la réussite occulte les faillites, qui sont pourtant fréquentes et parfois douloureuses sur le plan psychologique. Tous les profils ne possèdent pas non plus l'appétence pour le risque que cette carrière exige. Il me semble donc que l'enjeu n'est pas d'encourager tout le monde à entreprendre, mais de rendre l'entrepreneuriat accessible à ceux qui le souhaitent. Cela passe par des formations pratiques, un accompagnement financier et un statut qui protège davantage en cas d'échec. Les jeunes pourraient ainsi tester leurs idées sans tout sacrifier. En conclusion, entreprendre est une aventure enrichissante, mais elle ne saurait constituer un idéal imposé. Mieux vaut offrir un choix éclairé et un filet de sécurité que d'inciter chacun à devenir son propre patron.

English

In schools and the media, the figure of the young entrepreneur is often held up as a model of success. Yet starting a business is not within everyone's reach, and many projects disappear after a few years. Should young graduates nevertheless be encouraged to take the plunge? The arguments in favour of entrepreneurship are strong. First, it offers an autonomy that salaried work rarely provides: the entrepreneur chooses their projects, organises their time and directly reaps the fruits of their labour. Second, it creates wealth and jobs, sometimes in neglected areas. A young graduate who opens an electronics repair workshop in a small town, for example, meets a local need while hiring local residents. Finally, a spirit of initiative proves valuable even in the event of failure, because it develops perseverance and a sense of responsibility. However, this path carries considerable risks. Income is irregular, social protection is often lower, and debt can durably weaken a young person with no assets. Moreover, the excessive glorification of success conceals failures, which are nevertheless frequent and sometimes psychologically painful. Nor do all profiles have the appetite for risk that this career demands. It therefore seems to me that the point is not to encourage everyone to start a business, but to make entrepreneurship accessible to those who want it. This requires practical training, financial support and a status that offers more protection in case of failure. Young people could thus test their ideas without sacrificing everything. In conclusion, starting a business is an enriching adventure, but it cannot be an imposed ideal. It is better to offer an informed choice and a safety net than to urge everyone to become their own boss.