DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 25
L'intelligence artificielle et l'emploi
Une étude fictive d'un centre de prospective estime que les logiciels d'intelligence artificielle pourraient automatiser une part importante des tâches de bureau d'ici dix ans. Les entreprises annoncent des gains de productivité, tandis que des syndicats alertent sur les suppressions de postes. Les économistes, eux, rappellent que les précédentes révolutions techniques ont aussi créé de nouveaux métiers. Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question suivante : « L'intelligence artificielle menace-t-elle davantage l'emploi qu'elle ne le favorise ? », en présentant des arguments et des exemples.
Writing time
1:00:00
Official limit: 1:00:00
Need help? Try on your own first, then open these.
Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
l'intelligence artificielle
artificial intelligence
l'automatisation
automation
les gains de productivité
productivity gains
la suppression de postes
job cuts
la formation continue
lifelong learning
les compétences
skills
le marché du travail
labour market
les inégalités
inequalities
pourtant
yet
à condition de (+ inf.)
provided that
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Start with concrete examples of tasks AI now performs (writing, translating, diagnosing) to hook the reader, then formulate a clear either/or problématique.
- Avoid sweeping claims such as "all jobs will disappear"; use measured language (risque de, pourrait, dans certains secteurs).
- Use a historical comparison (previous technical revolutions) as an example, and then qualify it with a concession (néanmoins, cette transition ne sera pas spontanée).
- Keep a formal register and use precise vocabulary (automatisation, requalification) rather than vague words like "des choses" or "les machines".
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Rédaction de textes, analyse de données, traduction, diagnostic médical : l'intelligence artificielle accomplit désormais des tâches que l'on croyait réservées aux humains. Face à cette évolution rapide, une question inquiète de nombreux travailleurs : cette technologie détruira-t-elle plus d'emplois qu'elle n'en créera ? Il est vrai que la menace est réelle pour certains métiers. Les tâches répétitives, qu'elles soient manuelles ou intellectuelles, sont les plus exposées : un logiciel peut déjà traiter en quelques secondes des documents qui occupaient un employé administratif pendant des heures. En outre, les gains de productivité profitent d'abord aux entreprises, tandis que les salariés déplacés doivent supporter seuls le coût du changement. Le risque d'un creusement des inégalités entre qualifiés et non-qualifiés ne peut donc être écarté. Cependant, l'histoire des révolutions techniques invite à la prudence face aux prédictions catastrophistes. L'apparition des ordinateurs a supprimé des postes de dactylographe, mais elle a fait naître des professions entières, du développeur au spécialiste de la cybersécurité. De la même manière, l'IA libère du temps pour des tâches à plus forte valeur ajoutée, comme le conseil, la créativité ou la relation humaine. Un médecin assisté par un outil de détection peut ainsi consacrer davantage de temps à ses patients. Néanmoins, cette transition ne se fera pas spontanément. Elle exige des investissements massifs dans la formation continue, afin que les travailleurs puissent évoluer vers de nouvelles compétences. Les pouvoirs publics et les entreprises ont donc une responsabilité partagée dans l'accompagnement des salariés concernés. Pour conclure, je pense que l'IA transformera le marché du travail plus qu'elle ne le détruira, à condition que la société anticipe le changement. Ce n'est pas la technologie elle-même qui est dangereuse, mais l'absence de préparation et de solidarité face à ses effets.
English
Writing texts, analysing data, translating, medical diagnosis: artificial intelligence now performs tasks once thought to be reserved for humans. Faced with this rapid change, one question worries many workers: will this technology destroy more jobs than it creates? It is true that the threat is real for certain occupations. Repetitive tasks, whether manual or intellectual, are the most exposed: software can already process in a few seconds documents that kept an administrative employee busy for hours. Moreover, productivity gains benefit companies first, while displaced employees have to bear the cost of change alone. The risk of widening inequalities between skilled and unskilled workers therefore cannot be ruled out. However, the history of technical revolutions calls for caution in the face of catastrophic predictions. The arrival of computers eliminated typist jobs, but it gave rise to entire professions, from software developer to cybersecurity specialist. In the same way, AI frees up time for higher value-added tasks, such as advice, creativity or human relationships. A doctor assisted by a detection tool can thus devote more time to patients. Nevertheless, this transition will not happen spontaneously. It requires massive investment in lifelong learning, so that workers can move towards new skills. Public authorities and companies therefore share a responsibility in supporting the employees concerned. To conclude, I believe AI will transform the labour market more than it will destroy it, provided society anticipates the change. It is not the technology itself that is dangerous, but the lack of preparation and solidarity in the face of its effects.