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DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 30

Valoriser le bénévolat

Un rapport fictif sur la vie associative indique que le nombre de bénévoles stagne alors que les besoins des associations augmentent. Pour inciter davantage de citoyens à s'engager, certains proposent que l'expérience bénévole soit reconnue officiellement dans les diplômes et les recrutements. D'autres craignent que l'engagement perde alors son caractère désintéressé. Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question suivante : « Faut-il valoriser officiellement le bénévolat dans le parcours scolaire et professionnel ? », en présentant des arguments et des exemples.

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0 mots (objectif : 250 words minimum (aim for 250-300))

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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • le bénévolat

    volunteering

  • l'association

    non-profit organisation

  • l'engagement

    commitment

  • la cohésion sociale

    social cohesion

  • désintéressé

    selfless

  • les compétences acquises

    acquired skills

  • l'attestation

    certificate

  • instrumentaliser

    to exploit

  • pénaliser

    to penalise

  • à condition que (+ subj.)

    provided that

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Introduce volunteering with concrete, everyday examples (tutoring, food distribution, coaching) and then ask whether official recognition would help or harm it.
  • Develop the "skills" argument with a precise example (a student coordinating a food drive) and the "inequality" objection with another (a student who must work to pay for studies).
  • Use subjunctive-triggering formulas in the conclusion (à condition que, pourvu que) to propose conditions for recognition.
  • Avoid moralising or generalising ("everybody is selfish"); keep a respectful, formal tone and varied connectors.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Chaque année, des millions de personnes donnent gratuitement de leur temps à des associations, qu'il s'agisse d'aider des élèves en difficulté, de distribuer des repas ou d'entraîner une équipe sportive. Faut-il reconnaître officiellement cet engagement dans le parcours scolaire et professionnel ? Les partisans de cette valorisation soulignent d'abord que le bénévolat développe des compétences précieuses : sens de l'écoute, travail en équipe, organisation, autonomie. Un étudiant qui coordonne des bénévoles pour une collecte alimentaire acquiert une expérience de gestion que les cours ne lui procurent pas toujours. La reconnaître dans les diplômes ou les recrutements encouragerait en outre davantage de citoyens à s'engager, ce qui renforcerait la cohésion sociale à un moment où les associations manquent de bras. Pourtant, cette idée suscite des réserves légitimes. Si le bénévolat devient un critère de sélection, il risque de perdre son caractère désintéressé : certains s'engageraient par calcul plutôt que par conviction. De plus, tous ne disposent pas du même temps libre. Un jeune qui doit travailler pour financer ses études aurait moins de possibilités de s'investir, et la valorisation du bénévolat accentuerait alors les inégalités. Enfin, on peut craindre que les pouvoirs publics s'appuient sur les bénévoles pour combler des missions relevant normalement de professionnels rémunérés. Il est néanmoins possible de trouver un équilibre. La reconnaissance pourrait prendre la forme d'une simple attestation de compétences, que chacun serait libre de présenter, sans obligation ni notation. Les universités et les employeurs y verraient un élément complémentaire parmi d'autres. Pour conclure, valoriser le bénévolat est légitime à condition de préserver sa gratuité et de ne pas pénaliser ceux qui ne peuvent s'y consacrer. L'engagement sincère mérite d'être salué, jamais instrumentalisé.

English

Every year, millions of people give their time freely to non-profit organisations, whether helping struggling pupils, distributing meals or coaching a sports team. Should this commitment be officially recognised in school and professional pathways? Supporters of such recognition first stress that volunteering develops valuable skills: listening, teamwork, organisation, autonomy. A student who coordinates volunteers for a food drive gains management experience that classes do not always provide. Recognising it in diplomas or recruitment would moreover encourage more citizens to get involved, which would strengthen social cohesion at a time when organisations are short of helping hands. Yet this idea raises legitimate reservations. If volunteering becomes a selection criterion, it risks losing its selfless character: some would get involved out of calculation rather than conviction. Moreover, not everyone has the same free time. A young person who must work to pay for their studies would have fewer opportunities to get involved, and valuing volunteering would then accentuate inequalities. Finally, one may fear that public authorities rely on volunteers to fill missions normally belonging to paid professionals. It is nevertheless possible to find a balance. Recognition could take the form of a simple skills certificate, which everyone would be free to present, with no obligation or grading. Universities and employers would see it as one additional element among others. To conclude, valuing volunteering is legitimate provided its unpaid nature is preserved and those who cannot devote themselves to it are not penalised. Sincere commitment deserves to be recognised, never exploited.