DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 33
L'IA générative à l'école
Un rapport d'une association d'enseignants révèle que plus de la moitié des lycéens utilisent déjà des outils d'intelligence artificielle générative pour rédiger leurs devoirs. Alors que certains établissements les interdisent, d'autres les intègrent dans leurs cours. Les avis divergent sur l'attitude à adopter. Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question, en présentant des arguments et des exemples.
Writing time
1:00:00
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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
l'intelligence artificielle
artificial intelligence
un outil
tool
la triche
cheating
l'apprentissage (m.)
learning
personnalisé
personalised
l'effort (m.)
effort
encadrer
to regulate / supervise
l'enseignant
teacher
fiable
reliable
de surcroît
moreover
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Open with a hook (a fact, a trend, a question) and state your problématique clearly in the introduction; do not just copy the question from the prompt.
- Build 2-3 body paragraphs, each with one main idea, an explanation and a concrete example; add one paragraph of concession or nuance before concluding.
- Use varied connectors (d'abord, en outre, toutefois, en revanche, en définitive) and keep a formal written register: no contractions, no slang, no 'on' overuse.
- Avoid the trap of listing ideas without developing them or sitting on the fence: take a clear position, stay consistent, and check agreements and verb tenses when you reread.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Depuis l'apparition des assistants capables de rédiger un texte en quelques secondes, les salles de classe sont en pleine mutation. Selon un rapport récent, plus de la moitié des lycéens y auraient déjà recours pour leurs devoirs. L'école doit-elle y voir une menace à combattre ou une opportunité à saisir ? Il faut d'abord reconnaître que ces outils offrent des possibilités réelles. Ils peuvent expliquer une notion difficile de dix façons différentes, corriger les erreurs d'un élève et lui proposer des exercices adaptés à son niveau. Un élève timide, qui n'ose pas poser de questions en classe, bénéficie ainsi d'une aide patiente et disponible à toute heure. De surcroît, les métiers de demain exigeront de savoir travailler avec ces technologies ; les ignorer reviendrait à désavantager les jeunes. Néanmoins, les risques sont considérables. Le plus évident est la triche : un élève qui fait rédiger sa dissertation par une machine n'apprend rien. Plus grave encore, l'habitude de déléguer la réflexion affaiblit l'effort intellectuel, qui est pourtant au cœur de tout apprentissage. Enfin, ces outils produisent parfois des affirmations inexactes avec beaucoup d'assurance, et un jeune peu expérimenté risque de les croire sans les vérifier. Faut-il donc les interdire ? Cette solution paraît illusoire, car il est impossible de contrôler ce que font les élèves à la maison. Il vaut mieux repenser l'évaluation, par exemple en privilégiant les exposés oraux et les travaux réalisés en classe, et apprendre aux élèves à utiliser l'IA comme un assistant, non comme un substitut. En somme, l'intelligence artificielle générative n'est ni un miracle ni une catastrophe. Son effet dépendra de la manière dont les enseignants l'encadreront : bien utilisée, elle peut renforcer l'apprentissage ; mal utilisée, elle le vide de son sens.
English
Since the appearance of assistants able to write a text in a few seconds, classrooms have been undergoing profound change. According to a recent report, more than half of high-school students already use them for their homework. Should schools see this as a threat to fight or an opportunity to seize? First, it must be acknowledged that these tools offer real possibilities. They can explain a difficult concept in ten different ways, correct a pupil's mistakes and suggest exercises suited to their level. A shy pupil who does not dare ask questions in class thus benefits from patient help available at any hour. Moreover, tomorrow's jobs will require the ability to work with these technologies; ignoring them would put young people at a disadvantage. Nevertheless, the risks are considerable. The most obvious is cheating: a pupil who has a machine write their essay learns nothing. Even more serious, the habit of delegating thought weakens intellectual effort, which lies at the heart of all learning. Finally, these tools sometimes produce inaccurate statements with great assurance, and an inexperienced young person may believe them without checking. Should they therefore be banned? That solution seems illusory, since it is impossible to control what pupils do at home. It is better to rethink assessment, for example by favouring oral presentations and work done in class, and to teach pupils to use AI as an assistant, not as a substitute. In short, generative artificial intelligence is neither a miracle nor a catastrophe. Its effect will depend on how teachers supervise it: well used, it can strengthen learning; badly used, it empties it of meaning.