DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 36
Voitures autonomes : progrès ou risque ?
Plusieurs constructeurs testent déjà des véhicules capables de rouler sans conducteur sur route ouverte. Selon une étude fictive d'un centre de recherche sur les transports, ces voitures pourraient réduire fortement le nombre d'accidents. Cependant, des associations s'interrogent sur la responsabilité en cas de panne et sur l'avenir des métiers de la conduite. Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question, en présentant des arguments et des exemples.
Writing time
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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
le véhicule autonome
self-driving vehicle
le conducteur
driver
la sécurité routière
road safety
la responsabilité
liability
une panne
breakdown
le piratage
hacking
fluidifier
to ease the flow of
supprimer des emplois
to cut jobs
réglementer
to regulate
à terme
in the long run
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Open with a hook (a fact, a trend, a question) and state your problématique clearly in the introduction; do not just copy the question from the prompt.
- Build 2-3 body paragraphs, each with one main idea, an explanation and a concrete example; add one paragraph of concession or nuance before concluding.
- Use varied connectors (d'abord, en outre, toutefois, en revanche, en définitive) and keep a formal written register: no contractions, no slang, no 'on' overuse.
- Avoid the trap of listing ideas without developing them or sitting on the fence: take a clear position, stay consistent, and check agreements and verb tenses when you reread.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Longtemps cantonnée à la science-fiction, la voiture sans conducteur circule désormais à titre expérimental sur des routes ouvertes. Ses promoteurs y voient une révolution des transports. Faut-il pour autant se réjouir de son arrivée, ou conserver une certaine prudence ? L'argument principal en sa faveur tient à la sécurité. La grande majorité des accidents de la route résultent d'une erreur humaine : fatigue, distraction, alcool, excès de vitesse. Un système qui ne s'endort jamais et qui réagit en une fraction de seconde pourrait donc sauver de nombreuses vies. En outre, ces véhicules offriraient une réelle autonomie aux personnes âgées ou handicapées, qui ne peuvent plus conduire. Ils pourraient enfin fluidifier le trafic et réduire la pollution grâce à une conduite plus régulière. Toutefois, plusieurs objections méritent d'être prises au sérieux. Que se passera-t-il en cas d'accident : qui sera responsable, le constructeur, le propriétaire ou le programmeur ? Le droit actuel n'apporte pas encore de réponse satisfaisante. Par ailleurs, un véhicule connecté peut être victime de piratage, ce qui crée un risque nouveau et potentiellement grave. Enfin, des centaines de milliers de chauffeurs, de livreurs et de conducteurs de camions pourraient perdre leur emploi sans qu'aucune solution de reconversion ne soit prévue. Il convient néanmoins de relativiser ces craintes. Toute innovation majeure, de l'automobile elle-même à l'ordinateur, a détruit certains métiers tout en en créant d'autres. Quant aux questions juridiques, elles peuvent être réglées par des lois adaptées avant la généralisation de cette technologie. Au total, la voiture autonome représente un progrès prometteur, à condition qu'elle soit introduite progressivement, testée rigoureusement et encadrée par une réglementation claire. Mieux vaut avancer avec prudence que renoncer par peur ou se précipiter par enthousiasme.
English
Long confined to science fiction, the driverless car now runs experimentally on open roads. Its promoters see a revolution in transport. But should we welcome its arrival, or maintain a degree of caution? The main argument in its favour concerns safety. The great majority of road accidents result from human error: fatigue, distraction, alcohol, speeding. A system that never falls asleep and reacts in a fraction of a second could therefore save many lives. Furthermore, these vehicles would offer real independence to elderly or disabled people who can no longer drive. They could finally ease traffic flow and reduce pollution thanks to more regular driving. However, several objections deserve to be taken seriously. What will happen in the event of an accident: who will be liable, the manufacturer, the owner or the programmer? Current law does not yet provide a satisfactory answer. Moreover, a connected vehicle can be hacked, which creates a new and potentially serious risk. Finally, hundreds of thousands of drivers, delivery workers and truck drivers could lose their jobs without any retraining solution being planned. It is nevertheless appropriate to put these fears into perspective. Every major innovation, from the automobile itself to the computer, destroyed some jobs while creating others. As for the legal questions, they can be settled by suitable laws before the technology becomes widespread. On the whole, the autonomous car represents promising progress, provided it is introduced gradually, tested rigorously and governed by clear regulation. It is better to move forward carefully than to give up out of fear or rush out of enthusiasm.