DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 40
La reconnaissance faciale en public
Plusieurs villes expérimentent des caméras équipées de reconnaissance faciale dans les gares et les stades afin de retrouver des personnes recherchées. Les autorités affirment que ces dispositifs renforcent la sécurité. Des défenseurs des libertés, eux, redoutent une surveillance généralisée de la population. Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question, en présentant des arguments et des exemples.
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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
la reconnaissance faciale
facial recognition
la vidéosurveillance
video surveillance
l'espace public (m.)
public space
les libertés individuelles
individual freedoms
une erreur d'identification
misidentification
la dérive
abuse / drift
la prévention
prevention
le fichage
profiling / database
proportionné
proportionate
garantir
to guarantee
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Open with a hook (a fact, a trend, a question) and state your problématique clearly in the introduction; do not just copy the question from the prompt.
- Build 2-3 body paragraphs, each with one main idea, an explanation and a concrete example; add one paragraph of concession or nuance before concluding.
- Use varied connectors (d'abord, en outre, toutefois, en revanche, en définitive) and keep a formal written register: no contractions, no slang, no 'on' overuse.
- Avoid the trap of listing ideas without developing them or sitting on the fence: take a clear position, stay consistent, and check agreements and verb tenses when you reread.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Une caméra qui identifie un visage parmi des milliers en quelques secondes : ce qui relevait hier du roman d'anticipation est aujourd'hui testé dans des gares et des stades. Cette technologie peut-elle être admise dans l'espace public sans menacer les libertés que l'on prétend protéger ? Ses partisans mettent en avant la sécurité. Grâce à elle, la police pourrait retrouver rapidement un enfant disparu, repérer un suspect recherché ou empêcher une personne dangereuse d'entrer dans un lieu très fréquenté. Dans une société confrontée à la menace terroriste, il paraît légitime d'utiliser les moyens les plus efficaces. De plus, les citoyens qui n'ont rien à se reprocher, affirme-t-on, n'ont rien à craindre. Cet argument est cependant discutable. D'abord, circuler sans être identifié est une composante essentielle de la liberté : si chaque passant est reconnu et fiché, l'anonymat disparaît, et avec lui l'envie de participer à une manifestation ou de fréquenter certains lieux. Ensuite, ces systèmes ne sont pas infaillibles ; plusieurs études montrent qu'ils se trompent davantage pour certaines catégories de population, ce qui peut entraîner des contrôles injustes. Enfin, une infrastructure de surveillance, une fois installée, peut être détournée de son objectif initial par un pouvoir moins respectueux des droits. Faut-il donc la rejeter entièrement ? Une position nuancée consisterait à autoriser son usage dans des situations précises et limitées, comme la recherche d'une personne en danger, sous le contrôle préalable d'un juge et avec une durée de conservation des images très courte. Les usages permanents et massifs, en revanche, devraient être exclus. En définitive, la sécurité ne saurait justifier n'importe quel moyen. Une démocratie doit s'assurer que chaque dispositif soit nécessaire, proportionné et contrôlé ; faute de quoi, elle risque de sacrifier la liberté au nom de la protection.
English
A camera that identifies one face among thousands in a few seconds: what yesterday belonged to speculative fiction is now being tested in stations and stadiums. Can this technology be admitted in public space without threatening the very freedoms it claims to protect? Its supporters emphasise security. Thanks to it, the police could quickly find a missing child, spot a wanted suspect or stop a dangerous person from entering a crowded place. In a society facing the terrorist threat, it seems legitimate to use the most effective means. Moreover, citizens who have nothing to be ashamed of, it is said, have nothing to fear. This argument is, however, debatable. First, moving about without being identified is an essential component of freedom: if every passer-by is recognised and logged, anonymity disappears, and with it the desire to take part in a demonstration or to frequent certain places. Next, these systems are not infallible; several studies show that they make more mistakes for certain groups of the population, which can lead to unfair stops. Finally, a surveillance infrastructure, once installed, can be diverted from its original purpose by a government less respectful of rights. Must it therefore be rejected entirely? A nuanced position would be to authorise its use in precise and limited situations, such as searching for a person in danger, under a judge's prior supervision and with a very short image-retention period. Permanent, mass uses, on the other hand, should be excluded. In the end, security cannot justify just any means. A democracy must ensure that each device is necessary, proportionate and monitored; failing that, it risks sacrificing freedom in the name of protection.