DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 41
Sédentarité et santé mentale au travail
Selon une étude fictive, les salariés des bureaux passent en moyenne neuf heures par jour assis, et un sur trois déclare ressentir une anxiété chronique. Certaines entreprises envisagent d'imposer une demi-heure d'exercice physique pendant le temps de travail. Cette proposition divise les employés comme les syndicats. Question : Les entreprises devraient-elles rendre obligatoire une pause d'activité physique pour protéger la santé mentale de leurs salariés ? Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question, en présentant des arguments et des exemples.
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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
la sédentarité
sedentary lifestyle
l'épuisement professionnel
burnout
le bien-être
well-being
favoriser / encourager
to promote / to encourage
porter atteinte à
to infringe upon
l'absentéisme
absenteeism
en outre
moreover
néanmoins
nevertheless
par conséquent
consequently
relever de la sphère privée
to be a private matter
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Open with a hook (a statistic or a common observation) and end the introduction with a clear question (problématique) that your essay will answer.
- Build two or three paragraphs, each with one main idea, one explanation and one concrete example; keep one paragraph for the opposing view.
- Use varied connectors (d'une part, en outre, cependant, en définitive) and avoid repeating 'et' or 'mais' all the time.
- Avoid 'je pense que' in every sentence and avoid spoken language; give a clear personal position in the conclusion without introducing new arguments.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Aujourd'hui, la plupart des actifs passent leurs journées devant un écran, et les professionnels de santé s'inquiètent des effets de cette sédentarité sur le moral. Dès lors, une question se pose : les entreprises devraient-elles imposer une pause d'activité physique quotidienne pour protéger la santé mentale de leurs employés ? D'une part, il est établi que le mouvement agit favorablement sur l'équilibre psychique. L'exercice stimule la production d'endorphines, réduit le stress et améliore la qualité du sommeil. Par conséquent, une demi-heure de marche ou de gymnastique pourrait diminuer l'anxiété et prévenir l'épuisement professionnel. À titre d'exemple, plusieurs sociétés scandinaves qui ont instauré des séances collectives ont constaté une baisse notable de l'absentéisme. En outre, un salarié plus serein se révèle souvent plus créatif et plus concentré, ce qui profite également à l'employeur. D'autre part, rendre cette pratique obligatoire soulève de réelles objections. Tout d'abord, la santé mentale relève de la sphère privée, et chacun a le droit de choisir la manière dont il gère son bien-être. De plus, une activité imposée risque d'être vécue comme une contrainte supplémentaire, voire comme une atteinte à l'autonomie, ce qui produirait l'effet inverse de celui escompté. Enfin, certaines personnes souffrant d'un handicap ou d'une maladie ne peuvent pas participer sans gêne ni sentiment d'exclusion. Néanmoins, il serait excessif de rejeter toute intervention. Si l'obligation paraît contestable, l'entreprise a la responsabilité de créer un environnement favorable : aménager des espaces de détente, proposer des bureaux ajustables et encourager les réunions en marchant. Une telle incitation concilie la protection de la santé et le respect de la liberté individuelle. En définitive, je suis convaincu que l'obligation ne constitue pas la meilleure solution. Mieux vaut encourager sans contraindre, car c'est l'adhésion volontaire qui garantit des bénéfices durables pour le moral des salariés.
English
Today, most working people spend their days in front of a screen, and health professionals are worried about the effects of this sedentary lifestyle on morale. A question therefore arises: should companies impose a daily physical activity break to protect their employees' mental health? On the one hand, it is well established that movement has a positive effect on psychological balance. Exercise stimulates the production of endorphins, reduces stress and improves sleep quality. Consequently, half an hour of walking or gymnastics could reduce anxiety and prevent burnout. For example, several Scandinavian companies that introduced group sessions noted a significant drop in absenteeism. Moreover, a calmer employee often proves more creative and more focused, which also benefits the employer. On the other hand, making this practice compulsory raises real objections. First of all, mental health is a private matter, and everyone has the right to choose how they manage their own well-being. Furthermore, an imposed activity risks being experienced as an additional constraint, even as an attack on autonomy, which would produce the opposite of the intended effect. Finally, some people with a disability or an illness cannot take part without discomfort or a feeling of exclusion. Nevertheless, it would be excessive to reject all intervention. Even if an obligation seems questionable, the company has a responsibility to create a favourable environment: setting up relaxation areas, offering adjustable desks and encouraging walking meetings. Such encouragement reconciles the protection of health with respect for individual freedom. Ultimately, I am convinced that an obligation is not the best solution. It is better to encourage without forcing, because voluntary buy-in is what guarantees lasting benefits for employees' morale.