DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 44
Locations touristiques et crise du logement
Dans plusieurs grandes villes, les loyers ont augmenté de près de 30 % en dix ans. Selon une enquête fictive, un logement sur dix du centre-ville est désormais loué à des touristes via des plateformes en ligne. Des associations d'habitants demandent aux autorités d'interdire ces locations de courte durée. Question : Faut-il interdire les locations touristiques de courte durée pour lutter contre la crise du logement en ville ? Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question, en présentant des arguments et des exemples.
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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
le loyer
rent
une location de courte durée
short-term rental
l'offre et la demande
supply and demand
la raréfaction
scarcity
plafonner
to cap
un logement vacant
a vacant property
sanctionner
to penalise
par ailleurs
besides
c'est pourquoi
that is why
le centre-ville
city centre
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Introduce the topic with a general observation about housing prices, then state the question clearly; avoid starting directly with your opinion.
- Use concrete examples (a type of city, a figure, a typical family) rather than vague general statements.
- Present the opposing view fairly, then explain why a middle solution (régulation) may be better than a total ban.
- Be careful with register: use precise words such as 'logement', 'louer' and 'propriétaire', and avoid informal words such as 'plein de' or 'un truc'.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Trouver un appartement abordable en centre-ville devient un véritable défi pour les étudiants comme pour les jeunes actifs. Parmi les causes souvent évoquées figure la multiplication des locations touristiques de courte durée. Faut-il, dès lors, les interdire pour résoudre la crise du logement ? Ceux qui plaident pour une interdiction observent que chaque logement transformé en hébergement touristique est retiré du marché locatif classique. Cette raréfaction de l'offre fait mécaniquement monter les prix et pousse les habitants modestes vers des banlieues éloignées. En outre, certains quartiers perdent leur vie locale : les commerces de proximité ferment, les voisins se connaissent moins, et le bruit nocturne dégrade la qualité de vie. L'exemple de villes historiques désertées par leurs habitants montre que le phénomène peut être dramatique. Cependant, une interdiction totale serait-elle réellement efficace ? Les propriétaires affirment que ces locations constituent un complément de revenu précieux, notamment pour les retraités dont la pension est faible. Par ailleurs, le tourisme fait vivre des restaurants, des guides et des commerçants, et il contribue à l'économie de la ville. Surtout, rien ne prouve que les logements libérés seraient remis en location à un prix raisonnable ; certains resteraient vides ou seraient vendus à des investisseurs. C'est pourquoi une régulation mesurée semble préférable : plafonner le nombre de nuitées annuelles, exiger une déclaration obligatoire et sanctionner les abus. Parallèlement, il faudrait construire davantage de logements sociaux et faciliter la rénovation des bâtiments vacants, car le problème est d'abord un déficit d'offre. En définitive, limiter les locations touristiques est utile, mais cela ne suffira pas. Seule une politique globale du logement garantira à chacun le droit d'habiter la ville où il travaille.
English
Finding an affordable flat in the city centre is becoming a real challenge for students and young professionals alike. Among the causes often mentioned is the multiplication of short-term tourist rentals. Should they, therefore, be banned to resolve the housing crisis? Those who argue for a ban observe that every dwelling turned into tourist accommodation is withdrawn from the regular rental market. This scarcity of supply mechanically pushes prices up and drives low-income residents towards distant suburbs. Moreover, some neighbourhoods lose their local life: neighbourhood shops close, neighbours know each other less, and night-time noise lowers the quality of life. The example of historic cities deserted by their inhabitants shows that the phenomenon can be dramatic. However, would a total ban really be effective? Owners claim that these rentals are a valuable extra income, particularly for retirees on low pensions. Besides, tourism supports restaurants, guides and shopkeepers, and it contributes to the city's economy. Above all, nothing proves that the freed-up dwellings would be put back on the market at a reasonable price; some would stay empty or be sold to investors. That is why moderate regulation seems preferable: capping the number of nights per year, requiring compulsory registration and penalising abuses. At the same time, more social housing should be built and the renovation of vacant buildings made easier, because the problem is above all a shortfall in supply. Ultimately, limiting tourist rentals is useful, but it will not be enough. Only a comprehensive housing policy will guarantee everyone the right to live in the city where they work.