DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 47
Taxer les produits ultra-transformés
Dans un pays où le surpoids touche près d'un adulte sur deux, des médecins réclament une taxe sur les boissons sucrées et les aliments ultra-transformés. Les industriels y voient une mesure injuste qui pénalisera surtout les ménages modestes. Le gouvernement doit trancher. Question : L'État devrait-il taxer les produits très sucrés et ultra-transformés pour protéger la santé publique ? Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question, en présentant des arguments et des exemples.
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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
la santé publique
public health
le surpoids / l'obésité
overweight / obesity
ultra-transformé
ultra-processed
une taxe
a tax
la prévention
prevention
l'étiquetage
labelling
les ménages modestes
low-income households
un garde-fou
a safeguard
en premier lieu
in the first place
à condition que
provided that
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Start with a general observation about modern diets and end your introduction with a clear question about the role of the State.
- Use data-like arguments (consumption falls when prices rise) and compare with another case, such as tobacco, to make your reasoning stronger.
- Discuss social justice: show that you understand the impact on poorer households before presenting your own conclusion.
- Use the subjunctive after 'à condition que' and 'il faut que'; avoid mixing 'on' and 'nous' and avoid colloquial expressions.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Hamburgers, boissons gazeuses, plats préparés : l'alimentation moderne est de plus en plus riche en sucre, en sel et en graisses, et les maladies qui en découlent coûtent cher aux systèmes de santé. Face à cette situation, l'État doit-il taxer les produits ultra-transformés pour protéger la santé publique ? Les partisans de la taxe invoquent d'abord son efficacité. Lorsque le prix d'un produit nocif augmente, sa consommation diminue, comme l'ont montré les hausses de taxes sur le tabac. Les sommes collectées pourraient ensuite financer la prévention, les repas scolaires équilibrés ou la baisse du prix des fruits et légumes. De plus, la taxe incite les fabricants à réduire la teneur en sucre de leurs recettes, ce qui profite à tous les consommateurs, même les moins informés. Dans certains pays, cette stratégie a déjà permis une diminution mesurable de la consommation de sodas. Cependant, cette mesure suscite des critiques légitimes. Elle frappe en premier lieu les foyers à faible revenu, pour qui les produits transformés sont souvent les moins chers et les plus pratiques, surtout lorsque le temps et l'argent manquent. Elle peut ainsi être perçue comme une punition plutôt qu'une aide. Par ailleurs, la santé dépend aussi de l'activité physique, du stress et de l'environnement ; focaliser l'attention sur quelques produits relève donc d'une vision simpliste. Enfin, on peut redouter une intrusion de l'État dans les choix personnels. Pour être juste, la taxe devrait donc s'accompagner de mesures sociales : aides pour les produits frais, éducation nutritionnelle dès l'école et étiquetage clair. Sans ces garde-fous, elle risquerait d'aggraver les inégalités. En définitive, je considère que la taxation est utile à condition d'être accompagnée d'une politique d'accès à une alimentation saine. La santé publique est une responsabilité collective, mais elle ne doit pas se faire au détriment des plus fragiles.
English
Hamburgers, fizzy drinks, ready meals: the modern diet is increasingly rich in sugar, salt and fat, and the diseases that result are costly for health systems. Faced with this situation, should the State tax ultra-processed products to protect public health? Supporters of the tax first invoke its effectiveness. When the price of a harmful product rises, its consumption falls, as tobacco tax increases have shown. The money collected could then fund prevention, balanced school meals or lower prices for fruit and vegetables. Moreover, the tax encourages manufacturers to reduce the sugar content of their recipes, which benefits all consumers, even the least informed. In some countries, this strategy has already led to a measurable decrease in soda consumption. However, this measure attracts legitimate criticism. It hits low-income households first, for whom processed products are often the cheapest and most convenient, especially when time and money are short. It can thus be perceived as a punishment rather than help. Furthermore, health also depends on physical activity, stress and the environment; focusing attention on a few products is therefore a simplistic view. Finally, one may fear State intrusion into personal choices. To be fair, the tax should therefore be accompanied by social measures: subsidies for fresh produce, nutrition education from school age and clear labelling. Without these safeguards, it would risk worsening inequalities. Ultimately, I consider that taxation is useful provided it is accompanied by a policy of access to healthy food. Public health is a collective responsibility, but it must not come at the expense of the most vulnerable.