DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 49
Tourisme de masse et patrimoine
Une cité médiévale classée au patrimoine mondial reçoit chaque année vingt fois plus de visiteurs que d'habitants. Les riverains dénoncent la saturation des rues et la dégradation des monuments, tandis que les commerçants craignent de perdre leur clientèle. La municipalité envisage de limiter le nombre de visiteurs par jour. Question : Faut-il limiter le nombre de touristes pour préserver le patrimoine historique ? Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question, en présentant des arguments et des exemples.
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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
le patrimoine
heritage
le tourisme de masse
mass tourism
la surfréquentation
overcrowding
un quota
a quota
dégrader / fragiliser
to damage / to weaken
les riverains
local residents
les retombées économiques
economic benefits
préserver
to preserve
en haute saison
in peak season
un enjeu
an issue / a stake
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Introduce the topic with an image or example (a famous site) and finish with a precise question; do not name real places if the topic is fictional.
- Discuss both heritage protection and economic needs; the best essays recognise that the two interests conflict.
- Offer a concrete solution (reservations, higher prices in peak season, promoting lesser-known sites) rather than a vague wish.
- Use formal vocabulary (préserver, fragiliser, retombées) and avoid repeating 'beaucoup de touristes'; vary your expressions.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Admirer une cathédrale, flâner dans une ruelle pavée, découvrir une cité fortifiée : le patrimoine fait rêver des millions de voyageurs. Mais cet engouement a un prix, et certains sites historiques étouffent sous la foule. Faut-il donc limiter le nombre de touristes pour préserver le patrimoine ? Les partisans d'un quota estiment que la protection des monuments doit primer. Le piétinement, la pollution et les vibrations fragilisent des édifices vieux de plusieurs siècles, et leur restauration coûte des sommes considérables. De plus, la surfréquentation dégrade l'expérience des visiteurs eux-mêmes, qui se retrouvent à faire la queue pendant des heures sans pouvoir apprécier les lieux. Quant aux habitants, ils se sentent parfois étrangers dans leur propre quartier, devenu un décor pour touristes. Plusieurs sites fragiles ayant instauré une réservation obligatoire ont d'ailleurs retrouvé une atmosphère plus sereine. Cependant, restreindre l'accès soulève des difficultés. Le tourisme constitue une ressource vitale pour de nombreuses régions : il fait vivre des hôteliers, des guides, des artisans et finance l'entretien du patrimoine par les droits d'entrée. Limiter les visiteurs reviendrait à réduire ces revenus, au risque de laisser des monuments sans moyens. Par ailleurs, un quota pose une question d'équité : seuls les plus aisés ou les mieux informés parviendraient à réserver, ce qui ferait du patrimoine un privilège. Or il appartient à toute l'humanité. Une solution équilibrée existe sans doute : répartir les flux dans l'espace et dans le temps, promouvoir des sites moins connus, tarifer davantage en haute saison et consacrer les recettes à la protection des lieux. En conclusion, un plafonnement peut se justifier pour les sites les plus vulnérables, mais il ne doit pas devenir la règle générale. Le véritable enjeu est d'apprendre à voyager autrement : moins nombreux au même endroit, plus respectueux partout.
English
Admiring a cathedral, strolling along a cobbled lane, discovering a fortified town: heritage makes millions of travellers dream. But this enthusiasm has a price, and some historic sites are suffocating under the crowds. Should the number of tourists therefore be limited in order to preserve heritage? Supporters of a quota believe that protecting monuments must take priority. Trampling, pollution and vibrations weaken buildings that are centuries old, and their restoration costs considerable sums. Moreover, overcrowding spoils the experience of the visitors themselves, who end up queuing for hours without being able to appreciate the places. As for the residents, they sometimes feel like strangers in their own neighbourhood, which has become a backdrop for tourists. Several fragile sites that introduced compulsory booking have, in fact, regained a calmer atmosphere. However, restricting access raises difficulties. Tourism is a vital resource for many regions: it supports hoteliers, guides and craftspeople, and it funds the upkeep of heritage through entrance fees. Limiting visitors would amount to reducing this income, at the risk of leaving monuments without resources. Besides, a quota raises a question of fairness: only the wealthiest or best informed would manage to book, which would turn heritage into a privilege. Yet it belongs to all humanity. A balanced solution probably exists: spreading flows over space and time, promoting lesser-known sites, charging more in peak season and devoting the revenue to protecting the places. In conclusion, a cap may be justified for the most vulnerable sites, but it must not become the general rule. The real challenge is to learn to travel differently: fewer people in the same place, more respect everywhere.