DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 50
Cohabitation entre jeunes et seniors
Dans plusieurs villes universitaires, des programmes proposent à des étudiants un loyer très réduit en échange de leur présence auprès de personnes âgées vivant seules. Les initiateurs y voient une réponse à la fois à la crise du logement étudiant et à l'isolement des seniors. Des spécialistes s'interrogent toutefois sur les limites de ce dispositif. Question : Faut-il encourager la cohabitation entre étudiants et personnes âgées pour renforcer la solidarité entre les générations ? Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question, en présentant des arguments et des exemples.
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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
la solidarité intergénérationnelle
intergenerational solidarity
l'isolement
isolation
la cohabitation
living together
la dépendance
dependency (care need)
abordable
affordable
un dispositif
a scheme
encadrer
to supervise / regulate
se décharger sur
to offload onto
surtout
above all
sans pour autant
without necessarily
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Begin with the contrast between two real needs (students seeking housing, seniors living alone) and then formulate the question clearly.
- Present benefits for both sides in the first part, then dedicate a full paragraph to the risks and the limits of such a scheme.
- Remember to discuss the responsibility of the State and professionals; this shows a deeper analysis than a simple personal opinion.
- Use the conditional for hypotheses (pourrait, devrait) and avoid emotional or naive statements; end with a balanced conclusion.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Alors que les étudiants peinent à se loger et que de nombreux seniors vivent seuls dans de grands appartements, une idée séduit de plus en plus de municipalités : faire cohabiter les deux générations. Faut-il encourager cette forme de solidarité par des dispositifs publics ? Les arguments en faveur de la cohabitation sont nombreux. Pour l'étudiant, elle offre un logement abordable dans une ville où les loyers sont prohibitifs. Pour la personne âgée, elle apporte une présence rassurante, un peu d'aide au quotidien et, surtout, une protection contre l'isolement, dont les conséquences sur la santé sont bien documentées. Au-delà de l'intérêt matériel, ces échanges permettent aux jeunes d'écouter l'expérience de leurs aînés et aux seniors de rester en contact avec les évolutions de la société. Plusieurs expériences menées dans des villes universitaires ont ainsi suscité des amitiés durables. Toutefois, ce modèle ne convient pas à tous. Les différences de rythme de vie, de goûts ou de valeurs peuvent engendrer des tensions, d'autant que la personne âgée accueille un inconnu chez elle. Il existe aussi un risque que l'étudiant soit considéré comme un aide à domicile gratuit, ou, à l'inverse, que le senior soit délaissé. Surtout, la solidarité entre générations ne saurait remplacer les services publics : l'État ne doit pas se décharger sur les jeunes de la prise en charge de la dépendance, qui exige des professionnels qualifiés. Pour que cette initiative réussisse, il faudrait donc un cadre clair : sélection attentive des participants, contrat précisant les droits et les devoirs de chacun, médiateur en cas de conflit. En définitive, la cohabitation intergénérationnelle est une idée prometteuse à condition de rester volontaire et encadrée. Elle complète la solidarité collective sans jamais la remplacer.
English
While students struggle to find housing and many seniors live alone in large flats, an idea is increasingly appealing to local authorities: getting the two generations to live together. Should this form of solidarity be encouraged through public schemes? The arguments in favour of living together are numerous. For the student, it offers affordable housing in a city where rents are prohibitive. For the elderly person, it brings a reassuring presence, a little everyday help and, above all, protection against isolation, whose consequences for health are well documented. Beyond the material benefit, these exchanges allow young people to listen to their elders' experience and seniors to stay in touch with developments in society. Several experiments carried out in university towns have thus given rise to lasting friendships. However, this model does not suit everyone. Differences in pace of life, tastes or values can generate tension, especially as the elderly person is welcoming a stranger into their home. There is also a risk that the student is treated as a free home helper or, conversely, that the senior is neglected. Above all, solidarity between generations cannot replace public services: the State must not offload onto young people the care of dependency, which requires qualified professionals. For this initiative to succeed, a clear framework would therefore be needed: careful selection of participants, a contract specifying everyone's rights and duties, and a mediator in case of conflict. Ultimately, intergenerational cohabitation is a promising idea provided it remains voluntary and supervised. It complements collective solidarity without ever replacing it.