Objectif Français
Retour aux sujets DELF B2

DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 6

Le sport doit-il être noté ?

Dans le cadre d'une réforme scolaire fictive, un débat s'ouvre sur la place de l'éducation physique dans les bulletins. Certains enseignants souhaitent la noter comme les autres disciplines, d'autres craignent qu'une évaluation chiffrée ne décourage les élèves les moins sportifs. Question : Le sport doit-il être une matière notée à l'école ? Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question, en présentant des arguments et des exemples.

Writing time

1:00:00

Official limit: 1:00:00

0 mots (objectif : 250 words minimum (aim for 250-300))

Need help? Try on your own first, then open these.

Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • l'éducation physique

    physical education

  • une évaluation chiffrée

    a numerical assessment

  • le bulletin

    school report

  • la persévérance

    perseverance

  • l'esprit d'équipe

    team spirit

  • la morphologie

    body type

  • sanctionner

    to penalise

  • le barème

    marking scheme

  • se détourner de

    to turn away from

  • le goût durable du mouvement

    a lasting taste for exercise

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Introduce sport as a school subject and pose the question of grading in a single clear problem statement.
  • Compare two logics, recognition through grades versus the risk of exclusion, and illustrate both with examples.
  • Use precise formal vocabulary (légitimité, évaluation, progression) and avoid colloquial words such as 'nul' or 'super'.
  • Your conclusion should propose a concrete compromise, for instance grading effort rather than performance.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Courir, nager, jouer en équipe : le sport occupe quelques heures par semaine dans l'emploi du temps des élèves. Mais doit-il, comme les mathématiques ou l'histoire, faire l'objet d'une évaluation chiffrée qui compte dans les résultats scolaires ? Les partisans de la notation soutiennent qu'elle confère à la discipline une véritable légitimité. Ce qui est noté est pris au sérieux : les élèves s'investissent davantage, et l'éducation physique cesse d'être perçue comme une simple récréation. De plus, une évaluation permet de mesurer les progrès et de valoriser des qualités rarement reconnues en classe, comme la persévérance ou l'esprit d'équipe. Pour certains jeunes en difficulté dans les matières théoriques, une bonne note en sport représente une source précieuse de confiance. Cependant, noter le sport comporte aussi des risques. Les écarts de condition physique, de morphologie ou d'expérience sont considérables, et une note fondée sur la performance sanctionne parfois des différences que l'élève ne maîtrise pas. Certains adolescents, déjà complexés, associent alors l'activité physique à l'humiliation et s'en détournent durablement, ce qui va à l'encontre de l'objectif de santé publique. En outre, la compétition permanente peut décourager ceux qui ont le plus besoin de bouger. À mes yeux, l'évaluation ne doit pas disparaître, mais elle gagnerait à porter sur l'effort, la progression et la participation plutôt que sur les seuls résultats chronométrés. Un barème valorisant l'engagement personnel récompenserait tous les élèves, quel que soit leur niveau de départ, et permettrait à l'enseignant de reconnaître le courage de celui qui, malgré ses difficultés, ose s'essayer à une nouvelle discipline. Ainsi, le sport peut figurer dans le bulletin à condition que la notation serve la motivation et non l'exclusion. L'enjeu final n'est pas de fabriquer des champions, mais de donner à chacun le goût durable du mouvement.

English

Running, swimming, playing in a team: sport takes up a few hours a week in pupils' timetables. But should it, like mathematics or history, be subject to a numerical assessment that counts towards school results? Supporters of grading argue that it gives the subject genuine legitimacy. What is graded is taken seriously: pupils invest more, and physical education stops being seen as mere recreation. Moreover, an assessment makes it possible to measure progress and to value qualities rarely recognised in the classroom, such as perseverance or team spirit. For some young people who struggle in theoretical subjects, a good mark in sport is a valuable source of confidence. However, grading sport also carries risks. The differences in fitness, body type or experience are considerable, and a mark based on performance sometimes penalises differences that the pupil does not control. Some teenagers, already self-conscious, then associate physical activity with humiliation and turn away from it permanently, which runs counter to the public health objective. In addition, constant competition can discourage those who most need to move. In my view, assessment should not disappear, but it would be better to base it on effort, progress and participation rather than on timed results alone. A marking scheme that rewards personal commitment would reward all pupils, whatever their starting level, and would allow the teacher to recognise the courage of the one who, despite difficulties, dares to try a new discipline. Thus, sport can appear in the school report provided that grading serves motivation and not exclusion. The ultimate aim is not to produce champions, but to give everyone a lasting taste for exercise.