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DELF B2 — Essai argumentatif — Sujet 7

Sanctionner ou prévenir le harcèlement

Une enquête fictive menée auprès de collégiens indique qu'un élève sur dix déclare avoir été victime de harcèlement, à l'école ou en ligne. Les autorités hésitent entre un durcissement des sanctions et le développement de programmes de prévention. Les avis des spécialistes divergent. Question : Faut-il lutter contre le harcèlement scolaire par des sanctions sévères ou par la prévention ? Vous rédigerez un essai argumenté d'au moins 250 mots dans lequel vous exposerez votre point de vue sur la question, en présentant des arguments et des exemples.

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0 mots (objectif : 250 words minimum (aim for 250-300))

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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • le harcèlement scolaire

    school bullying

  • une victime

    a victim

  • un témoin

    a bystander

  • l'empathie

    empathy

  • dissuader

    to deter

  • la répression

    repression, crackdown

  • le recours ultime

    last resort

  • proportionné

    proportionate

  • les séquelles

    lasting effects

  • traiter le symptôme plutôt que la cause

    to treat the symptom, not the cause

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • State the seriousness of the problem in your introduction without exaggeration, then pose the dilemma: sanction or prevention?
  • Give the 'firmness' argument fairly before refuting or qualifying it; a balanced exposition earns more points.
  • Use sensitive but formal vocabulary and neutral phrases (il convient de, il importe de) when discussing victims.
  • Avoid choosing one extreme with no justification; propose a combined approach and conclude clearly.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Moqueries répétées, exclusion, messages humiliants sur les réseaux sociaux : le harcèlement scolaire touche chaque année un nombre important d'élèves et laisse parfois des séquelles durables. Pour y faire face, faut-il privilégier des sanctions sévères ou miser avant tout sur la prévention ? Les partisans de la fermeté estiment que seule une sanction claire peut protéger les victimes. Exclure temporairement l'auteur des faits, informer ses parents ou saisir la justice dans les cas graves envoie un message sans ambiguïté : ces comportements ne sont pas tolérés. De plus, la crainte d'une punition peut dissuader certains élèves de passer à l'acte, et la victime comprend que l'institution la soutient, ce qui l'encourage à parler. Néanmoins, la répression seule demeure insuffisante. Un élève exclu retrouve souvent le même environnement, et le ressentiment qu'il éprouve peut aggraver la situation. Par ailleurs, de nombreux harceleurs reproduisent une violence qu'ils ont eux-mêmes subie ; les punir sans les accompagner revient à traiter le symptôme plutôt que la cause. Les programmes de prévention, eux, apprennent aux élèves à développer l'empathie, à reconnaître les signes de la souffrance et à intervenir en tant que témoins. Dans plusieurs pays européens, des dispositifs fondés sur ce principe ont sensiblement réduit les cas observés. Il me paraît donc nécessaire d'associer les deux approches. La prévention doit constituer le socle, avec des séances régulières, des référents formés et des espaces d'écoute, tandis que la sanction demeure le dernier recours, appliquée de façon proportionnée et accompagnée d'un suivi éducatif. En conclusion, punir ne suffit pas, mais renoncer à toute sanction reviendrait à abandonner les victimes. C'est dans l'équilibre entre fermeté et éducation que réside la réponse la plus efficace, car une école ne peut être un lieu d'apprentissage que si chacun s'y sent en sécurité.

English

Repeated mockery, exclusion, humiliating messages on social media: school bullying affects a significant number of pupils every year and sometimes leaves lasting effects. To tackle it, should severe sanctions be preferred, or should the main bet be on prevention? Supporters of firmness believe that only a clear sanction can protect victims. Temporarily excluding the perpetrator, informing his or her parents or involving the courts in serious cases sends an unambiguous message: such behaviour is not tolerated. Moreover, the fear of punishment may deter some pupils from acting, and the victim understands that the institution supports them, which encourages them to speak out. Nevertheless, repression alone remains insufficient. An excluded pupil often returns to the same environment, and the resentment he or she feels can make the situation worse. Furthermore, many bullies reproduce violence that they themselves have suffered; punishing them without supporting them amounts to treating the symptom rather than the cause. Prevention programmes, for their part, teach pupils to develop empathy, to recognise signs of suffering and to intervene as bystanders. In several European countries, schemes based on this principle have noticeably reduced the cases observed. It therefore seems necessary to me to combine the two approaches. Prevention must be the foundation, with regular sessions, trained staff and listening spaces, while sanction remains the last resort, applied proportionately and accompanied by educational follow-up. In conclusion, punishing is not enough, but giving up all sanctions would amount to abandoning the victims. The most effective answer lies in the balance between firmness and education, because a school can only be a place of learning if everyone feels safe in it.