Entraînement oral TEF — Section B
Section B — Convaincre
Vous essayez de convaincre votre ami à venir vivre dans votre ville. Il/elle hésite et n'est pas convaincu(e). Présentez vos arguments et répondez à ses objections.
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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
le cadre de vie
quality of life / living environment
les transports en commun
public transport
le coût de la vie
cost of living
le loyer
rent
les espaces verts
green spaces
l'offre d'emploi
job opportunities
s'installer
to settle in
accueillant
welcoming
tu ne le regretteras pas
you won't regret it
imagine que tu habites ici
imagine you lived here
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Pick three concrete selling points of a city (jobs, cost of living, leisure) and give one example each, such as a rent price or a favourite park.
- If your friend objects 'it is too far from my family', answer with solutions: video calls, cheap trains, and the fact that you will be there to help.
- Use persuasion structures: 'Imagine que tu te promènes le soir au bord de l'eau...', 'Si tu venais, tu verrais que...'.
- Trap: do not just describe the city like a tourist guide. Always link each fact to your friend's own life and needs.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Salut ! Merci d'avoir pris le temps de m'appeler. Je sais que tu es débordé en ce moment, alors je vais être direct : je voudrais te parler de quelque chose qui me tient vraiment à cœur. Depuis que je me suis installé à Lyon, il y a trois ans, je me dis presque chaque semaine : « Il faudrait que mon meilleur ami voie ça ! » Alors voilà, je pense sincèrement que tu devrais venir vivre ici. Je comprends que ça te fasse un peu peur. Quitter sa ville, ses habitudes, son quartier, ce n'est pas une décision qu'on prend à la légère. Tu m'as dit que tu étais bien là-bas. Je ne te demande pas de tout abandonner demain matin. Mais laisse-moi t'expliquer pourquoi, pour moi, ça vaut vraiment la peine d'y réfléchir. Mon premier argument, c'est le travail. Dans ton domaine, l'informatique, la région est en plein boom. L'année dernière, rien que dans mon quartier, trois entreprises ont ouvert de nouveaux bureaux, et ma voisine, qui est développeuse comme toi, a reçu quatre propositions en deux mois. Et je peux te présenter des gens : mon ancien collègue Karim dirige maintenant une équipe dans une start-up, et il m'a déjà dit qu'il cherchait des profils comme le tien. Tu n'arriverais donc pas les mains vides, tu aurais déjà un réseau. Mon deuxième argument, c'est le coût de la vie. Chez toi, tu paies neuf cents euros pour un petit deux-pièces. Ici, pour le même prix, on trouve un vrai appartement de cinquante mètres carrés avec un balcon, à vingt minutes du centre. Moi, je dépense environ deux cents euros de moins par mois qu'avant pour mon loyer, et ça change tout : je peux sortir plus souvent, partir en week-end, mettre un peu d'argent de côté. Sur une année, ça fait plus de deux mille cinq cents euros. Réfléchis à ce que tu pourrais faire avec cet argent ! Troisièmement, il y a la qualité de vie. Ici, je mets douze minutes à vélo pour aller au travail, alors que toi, tu passes une heure et demie dans les transports chaque jour. Calcule : ça fait presque sept heures par semaine que tu perds ! Moi, je les passe au bord du fleuve, avec des amis. Le week-end, on est à une heure des montagnes en voiture, on peut faire de la randonnée ou du ski. Et puis, quatrièmement, il y a l'humain. Ici, les gens sont plus accueillants qu'on ne le dit. Quand je suis arrivé, je ne connaissais personne, et en six mois, j'avais un groupe d'amis grâce à mon club de sport. Toi, tu aurais déjà moi, ma copine, et toute notre bande. Je sais que tu vas me dire que tu seras loin de ta famille, et je comprends que ce soit ta plus grosse inquiétude. Ta mère et ta sœur comptent beaucoup pour toi. Mais regarde : il y a un TGV direct, et le trajet dure deux heures quarante. C'est moins long que ton trajet pour aller voir ta tante dans le Sud ! Tu pourrais rentrer un week-end sur deux, et eux pourraient venir passer des vacances chez toi. En plus, il y a les appels vidéo : tu peux dîner avec ta mère tous les dimanches, même à distance. Tu me diras peut-être aussi que déménager coûte cher et que c'est compliqué. C'est vrai, il y a des frais, la caution, le camion. Mais ton nouvel employeur pourrait prendre en charge une partie du déménagement : beaucoup d'entreprises le proposent. Et moi, je peux t'héberger chez moi le temps que tu trouves ton appartement : tu auras le canapé-lit autant de temps que nécessaire, ça ne me dérange pas du tout. Je t'aiderai à visiter, à monter les dossiers, à porter les cartons. Enfin, tu as peut-être peur de te tromper. « Et si je n'aime pas ? » C'est une question légitime. Mais regarde l'autre côté : et si tu aimais ? Et si, dans cinq ans, tu regrettais de ne jamais avoir essayé ? Et puis rien n'est irréversible. Si ça ne marche pas, tu peux toujours revenir, avec une expérience en plus sur ton CV. Alors voilà ce que je te propose, un compromis tout simple. Viens passer une semaine ici, en mars, pendant tes congés. Tu logeras chez moi, tu feras comme si tu habitais ici : tu prendras le tram, tu iras au marché, je t'emmènerai visiter des appartements pour te donner une idée, et je t'organiserai deux rendez-vous avec des entreprises, sans engagement. À la fin de la semaine, tu me diras honnêtement ce que tu en penses. Si ça ne te plaît pas, je ne t'en parlerai plus jamais, promis. Qu'est-ce que tu en dis ? Tu as peut-être encore des doutes, et c'est normal, mais ne les laisse pas décider à ta place. Une semaine, c'est tout ce que je te demande. Je suis convaincu que tu vas tomber amoureux de cette ville, comme moi. Dis oui, et je m'occupe de tout le reste !
English
Hi! Thanks for taking the time to call me. I know you're swamped right now, so I'll be direct: I'd like to talk to you about something that really matters to me. Ever since I moved to Lyon three years ago, I tell myself almost every week: "My best friend really needs to see this!" So here it is: I sincerely think you should come and live here. I understand that it scares you a little. Leaving your city, your habits, your neighbourhood is not a decision you take lightly. You told me you were happy over there. I'm not asking you to give everything up tomorrow morning. But let me explain why, for me, it's really worth thinking about. My first argument is work. In your field, IT, the region is booming. Last year, in my neighbourhood alone, three companies opened new offices, and my neighbour, who is a developer like you, received four offers in two months. And I can introduce you to people: my former colleague Karim now runs a team at a start-up, and he has already told me he was looking for profiles like yours. So you wouldn't arrive empty-handed; you would already have a network. My second argument is the cost of living. Where you are, you pay nine hundred euros for a small two-room flat. Here, for the same price, you can find a real fifty-square-metre apartment with a balcony, twenty minutes from the centre. I spend about two hundred euros less per month on rent than before, and it changes everything: I can go out more, go away for weekends, put a little money aside. Over a year, that's more than two thousand five hundred euros. Think about what you could do with that money! Third, there's quality of life. Here it takes me twelve minutes by bike to get to work, whereas you spend an hour and a half in transport every day. Do the maths: that's almost seven hours a week you're losing! I spend them by the river, with friends. At the weekend, we're an hour by car from the mountains, so we can go hiking or skiing. And then, fourth, there are the people. People here are more welcoming than they're said to be. When I arrived, I didn't know anyone, and within six months I had a group of friends thanks to my sports club. You would already have me, my girlfriend, and our whole group. I know you're going to tell me you'd be far from your family, and I understand that this is your biggest worry. Your mother and your sister matter a lot to you. But look: there's a direct high-speed train, and the journey takes two hours forty. That's shorter than your trip to see your aunt in the south! You could go home every other weekend, and they could come and spend holidays at your place. On top of that, there are video calls: you can have dinner with your mother every Sunday, even from a distance. You might also tell me that moving is expensive and complicated. That's true, there are costs, the deposit, the van. But your new employer could cover part of the move: many companies offer that. And I can put you up at my place while you find your flat: the sofa bed is yours for as long as necessary, it doesn't bother me at all. I'll help you view places, put together the applications, carry the boxes. Finally, maybe you're afraid of making a mistake. "What if I don't like it?" It's a legitimate question. But look at the other side: what if you did like it? What if, in five years, you regretted never having tried? And besides, nothing is irreversible. If it doesn't work out, you can always come back, with extra experience on your CV. So here's what I suggest, a very simple compromise. Come and spend a week here in March, during your leave. You'll stay at my place and live as if you lived here: you'll take the tram, go to the market, I'll take you to see some apartments to give you an idea, and I'll set up two meetings with companies, no commitment. At the end of the week, you'll tell me honestly what you think. If you don't like it, I will never mention it again, I promise. What do you say? You may still have doubts, and that's normal, but don't let them decide for you. One week is all I'm asking. I'm convinced you'll fall in love with this city, just like me. Say yes, and I'll take care of everything else!