Objectif Français
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Entraînement oral TEF — Section B

Section B — Convaincre

Vous essayez de convaincre un collègue à apprendre une langue étrangère. Il/elle hésite et n'est pas convaincu(e). Présentez vos arguments et répondez à ses objections.

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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • apprendre une langue étrangère

    to learn a foreign language

  • une promotion

    a promotion

  • un atout sur le CV

    an asset on a CV

  • les clients internationaux

    international clients

  • le manque de temps

    lack of time

  • une application mobile

    a mobile app

  • progresser

    to make progress

  • à ton rythme

    at your own pace

  • se lancer

    to take the plunge

  • c'est un bon investissement

    it's a good investment

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Argue from work benefits: promotions, international clients, higher salary. A colleague cares about career impact.
  • Answer 'I don't have time' with a concrete solution: 15 minutes a day on an app, or during the lunch break.
  • Answer 'I am too old / bad at languages' with encouragement: 'Tu verras, on progresse plus vite qu'on ne le croit.'
  • Trap: avoid vague phrases like 'it's good for you'. Say what exactly changes at work if he or she speaks the language.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Dis, Thomas, tu as cinq minutes ? Il y a un sujet dont je voulais te parler depuis longtemps, et comme on est tranquilles à la pause café, c'est le bon moment. Je sais que tu vas peut-être trouver ça un peu étrange venant de moi, mais je pense vraiment que tu devrais apprendre une langue étrangère. Laisse-moi t'expliquer pourquoi, et après, tu me diras ce que tu en penses. D'abord, je comprends que l'idée ne t'enthousiasme pas. Tu m'as dit la semaine dernière que tu avais mal vécu l'anglais à l'école, que tu avais toujours été nul en langues et que, de toute façon, ce n'était plus de ton âge. Je comprends que ça te décourage, parce que moi aussi, j'ai eu des mauvais souvenirs de cours de grammaire ennuyeux. Mais ce que je vais te raconter est très différent de l'école. Mon premier argument, c'est ta carrière. Regarde autour de nous : l'entreprise vient d'ouvrir un bureau à Montréal et un autre à Madrid. Le mois dernier, deux postes de chef de projet ont été proposés, et dans les deux cas, il fallait parler anglais couramment. Une étude que j'ai lue dit que les salariés bilingues gagnent en moyenne entre dix et quinze pour cent de plus. Pour quelqu'un comme toi, qui rêve de devenir responsable d'équipe, c'est un vrai levier. Et si un jour l'entreprise ferme ou se restructure, une langue de plus sur ton CV, c'est une sécurité. Mon deuxième argument concerne ton cerveau. Plusieurs recherches montrent qu'apprendre une langue entretient la mémoire et la concentration, et qu'on retarde même certaines maladies liées à l'âge. Moi, depuis que j'étudie l'espagnol, je retiens beaucoup mieux les noms de nos clients et les numéros de dossiers. C'est comme une salle de sport pour la tête ! Troisièmement, il y a le plaisir. Imagine que tu partes en vacances en Italie ou au Portugal et que tu commandes ton repas et que tu discutes avec les gens, sans mimer comme un acteur de théâtre. L'été dernier, à Barcelone, j'ai passé une heure à parler avec un vieux monsieur qui vendait des oranges. Je n'oublierai jamais cette conversation. Une langue, c'est une porte vers d'autres cultures, d'autres films, d'autres amis. Quatrièmement, c'est plus accessible que jamais. Quand on était jeunes, il fallait acheter des méthodes chères et suivre des cours le soir. Aujourd'hui, il y a des applications gratuites, des podcasts, des vidéos, et même des échanges de conversation en ligne. Maintenant, je sais que tu as des objections, alors parlons-en franchement. La première, c'est le temps. Tu me diras : « Avec les enfants et les réunions, je rentre à vingt heures, je suis épuisé. » Je comprends parfaitement, j'ai les mêmes horaires que toi. Mais je ne te parle pas de deux heures par jour. Quinze minutes suffisent : dans le tram le matin, pendant la pause déjeuner, ou le soir pendant que le café coule. Quinze minutes par jour, cela fait presque quatre-vingt-dix heures sur un an. C'est énorme ! La deuxième objection, c'est l'argent. Mais je te rassure : mon application m'a coûté zéro euro les trois premiers mois, et ensuite environ huit euros par mois. Et tu sais quoi ? Notre service des ressources humaines finance une partie des formations de langue. J'ai demandé la semaine dernière : jusqu'à cinq cents euros par an. Tu ne paies presque rien. La troisième, c'est la peur de mal parler. Tu as peur d'avoir l'air ridicule, c'est ça ? Je te dis honnêtement : moi aussi, au début, je faisais des fautes énormes. Un jour, j'ai dit à un client espagnol que j'étais « embarazado » au lieu de « gêné ». Il a éclaté de rire, et ensuite, on est devenus très proches ! Les gens apprécient toujours l'effort. Personne ne te jugera, surtout pas avec moi. Et la dernière, c'est que tu penses que c'est trop tard. Mais mon voisin a commencé le japonais à cinquante-cinq ans, et il lit déjà des petits textes. Il n'y a pas d'âge. Alors, voilà ma proposition : on le fait ensemble. Je t'invite à un petit défi d'un mois. Chaque midi, on s'accorde dix minutes pour pratiquer, et une fois par semaine, on se parle uniquement en anglais autour d'un café. Tu choisis la langue qui te fait envie. Si au bout d'un mois tu trouves que ça ne te sert à rien, on arrête, sans rancune, et je ne t'en parlerai plus. Réfléchis juste à une chose : dans un an, tu peux être exactement au même point qu'aujourd'hui, ou tu peux avoir un vrai niveau, une confiance nouvelle et peut-être ce poste à Montréal. Alors, qu'est-ce que tu dis ? On commence lundi ?

English

Hey, Thomas, do you have five minutes? There's a subject I've wanted to talk to you about for a long time, and since it's quiet at the coffee break, now is the right moment. I know you may find it a bit strange coming from me, but I really think you should learn a foreign language. Let me explain why, and then you can tell me what you think. First, I understand that the idea doesn't excite you. Last week you told me you had a bad experience with English at school, that you had always been hopeless at languages and that, anyway, it was no longer for someone your age. I understand why that puts you off, because I also have bad memories of boring grammar classes. But what I'm going to tell you about is very different from school. My first argument is your career. Look around us: the company has just opened an office in Montreal and another in Madrid. Last month, two project manager positions were advertised, and in both cases fluent English was required. A study I read says bilingual employees earn on average ten to fifteen percent more. For someone like you, who dreams of becoming a team leader, it's a real lever. And if one day the company closes or restructures, one more language on your CV is a safety net. My second argument is about your brain. Several studies show that learning a language keeps memory and concentration sharp, and that it can even delay certain age-related diseases. Since I started studying Spanish, I remember our clients' names and file numbers much better. It's like a gym for your head! Third, there's the pleasure. Imagine going on holiday to Italy or Portugal and ordering your meal and chatting with people without miming like a theatre actor. Last summer in Barcelona, I spent an hour talking with an old man who sold oranges. I will never forget that conversation. A language is a door to other cultures, other films, other friends. Fourth, it's more accessible than ever. When we were young, you had to buy expensive methods and go to evening classes. Today there are free apps, podcasts, videos, and even online conversation exchanges. Now, I know you have objections, so let's talk about them frankly. The first is time. You'll say: "With the kids and the meetings, I get home at eight, I'm exhausted." I completely understand, I have the same schedule as you. But I'm not talking about two hours a day. Fifteen minutes is enough: on the tram in the morning, during the lunch break, or in the evening while the coffee brews. Fifteen minutes a day adds up to almost ninety hours over a year. That's huge! The second objection is money. But let me reassure you: my app cost me zero euros for the first three months, and then about eight euros a month. And you know what? Our human resources department funds part of language training. I asked last week: up to five hundred euros a year. You'd pay almost nothing. The third is the fear of speaking badly. You're afraid of looking ridiculous, is that it? I'll tell you honestly: at the beginning, I made enormous mistakes too. One day I told a Spanish client that I was "embarazado" instead of "embarrassed". He burst out laughing, and afterwards we became very close! People always appreciate the effort. Nobody will judge you, least of all with me. And the last one is that you think it's too late. But my neighbour started Japanese at fifty-five, and he already reads short texts. There's no age limit. So here's my proposal: we do it together. I invite you to a little one-month challenge. Every lunchtime, we give ourselves ten minutes to practise, and once a week we speak only English over a coffee. You choose the language you fancy. If after a month you find it's useless to you, we stop, no hard feelings, and I won't mention it again. Just think about one thing: in a year, you can be exactly where you are today, or you can have a real level, new confidence and maybe that job in Montreal. So, what do you say? Shall we start on Monday?