Entraînement oral TEF — Section B
Section B — Convaincre
Vous essayez de convaincre un ami à acheter un vélo plutôt qu'une voiture. Il/elle hésite et n'est pas convaincu(e). Présentez vos arguments et répondez à ses objections.
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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
un vélo
a bike
une voiture
a car
l'assurance
insurance
l'essence
petrol / gas
le stationnement
parking
les embouteillages
traffic jams
la piste cyclable
bike lane
polluer
to pollute
faire des économies
to save money
réfléchis-y
think about it
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Lead with money: a car means petrol, insurance, repairs and parking. Give approximate yearly figures to sound concrete.
- Answer 'it rains / it's too far' with solutions: waterproof jacket, electric bike, and the option of renting a car when needed.
- Add health and time: no traffic jams, daily exercise. Use 'Imagine que tu passes devant tous les embouteillages !'
- Trap: do not say 'cars are bad'. Your friend may need one, so propose a compromise: bike for daily use.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Julien, avant que tu signes quoi que ce soit chez le concessionnaire, est-ce que tu peux m'accorder cinq minutes ? Je sais que tu es sur le point d'acheter cette petite voiture d'occasion dont tu me parles depuis des semaines, et je te jure que je ne veux pas gâcher ta joie. Mais en tant qu'ami, je voudrais te proposer une autre idée : acheter un vélo plutôt qu'une voiture. Écoute-moi jusqu'au bout, et après, tu feras ce que tu veux. Je comprends tout à fait pourquoi tu veux une voiture. Tu habites à quinze kilomètres du bureau, tu aimes ta liberté, et tu as l'impression qu'une voiture, c'est le symbole de l'indépendance. Et puis, avec le froid et la pluie, un vélo, ça paraît fou. Je comprends cette logique, parce que j'ai pensé exactement pareil pendant des années. Mais il y a deux ans, j'ai vendu ma voiture, et je ne l'ai jamais regretté. Mon premier argument, c'est l'argent, et là, les chiffres sont impressionnants. Une voiture, ce n'est pas seulement le prix d'achat. Il y a l'assurance, environ sept cents euros par an, l'essence, au moins cent cinquante euros par mois, l'entretien, le contrôle technique, le stationnement. Selon une association d'automobilistes, une petite voiture coûte en moyenne cinq mille euros par an. Un bon vélo électrique, lui, coûte entre mille et quinze cents euros, et l'entretien revient à cent euros par an. L'État propose même une aide à l'achat dans certaines villes. Tu économiserais plus de quatre mille euros dès la première année ! Mon deuxième argument, c'est le temps. Je sais que ça te surprend, mais en ville, le vélo est souvent plus rapide que la voiture. Le matin, à huit heures, tu perds vingt minutes dans les embouteillages, et ensuite, tu cherches une place de parking pendant dix minutes. À vélo, je mets vingt-cinq minutes pour aller au travail, porte à porte, sans stress, et je gare mon vélo devant l'entrée. Troisièmement, il y a la santé. Tu m'as dit que tu voulais refaire du sport mais que tu n'avais jamais le temps. Eh bien, avec le vélo, tu fais du sport sans t'en rendre compte. Quarante minutes de vélo par jour, c'est plus que ce que recommandent les médecins. Moi, j'ai perdu sept kilos la première année sans changer mon alimentation, et j'ai arrêté d'avoir mal au dos. Quatrièmement, c'est un plaisir. Rouler le long du canal, sentir l'air frais, saluer les voisins, c'est un moment de liberté que la voiture ne donne pas. Et en plus, tu fais un geste pour la planète : un trajet quotidien en voiture, ça représente environ une tonne de CO2 par an. Maintenant, je connais tes objections. D'abord, la distance : quinze kilomètres, c'est long. Je comprends. C'est exactement pour ça que je te recommande un vélo électrique. Avec l'assistance, tu fais quinze kilomètres en quarante minutes sans transpirer et sans effort énorme. Je peux te prêter le mien ce week-end, et tu testeras par toi-même. Je t'accompagnerai aussi pour les premiers trajets, afin de te montrer l'itinéraire le plus agréable, celui qui évite les grandes avenues. Ensuite, la météo : « Il pleut, il fait froid, ce n'est pas possible en hiver. » C'est vrai qu'il y a des jours difficiles. Mais il pleut en réalité moins de cent jours par an chez nous, et souvent pas aux heures où on roule. Avec une bonne veste imperméable et des gants, ça va très bien. Et les jours de tempête, tu prends le bus ou le tram, ou tu travailles de chez toi. Troisième objection : « Et pour les courses, les voyages, ma famille ? » Là aussi, il y a des solutions. Un porte-bagages ou une remorque permettent de faire de grosses courses. Pour les week-ends et les vacances, tu peux louer une voiture ou utiliser le covoiturage : même en louant quinze jours par an, tu paies bien moins qu'en possédant une voiture toute l'année. Et enfin, la sécurité : tu as peur des voitures. Aujourd'hui, la ville a développé beaucoup de pistes cyclables protégées, et avec un casque et des lumières, le risque est bien maîtrisé. Alors, voilà ce que je te propose : ne signe pas cette semaine. Prends mon vélo électrique pendant un mois, et utilise-le pour aller au bureau. Garde ton budget voiture de côté. Si au bout de ce mois, tu penses que ce n'est pas pour toi, tu auras perdu quelques jours et rien d'autre. Mais je suis prêt à parier que tu ne voudras plus rendre le vélo. Tu es d'accord ? On commence samedi par un petit tour ensemble ?
English
Julien, before you sign anything at the dealership, can you give me five minutes? I know you're about to buy that little second-hand car you've been telling me about for weeks, and I swear I don't want to spoil your joy. But as a friend, I'd like to suggest another idea: buy a bike instead of a car. Listen to me to the end, and then you'll do whatever you want. I completely understand why you want a car. You live fifteen kilometres from the office, you like your freedom, and you feel a car is the symbol of independence. And then, with the cold and the rain, a bike seems crazy. I understand that logic, because I thought exactly the same for years. But two years ago I sold my car, and I've never regretted it. My first argument is money, and here the numbers are impressive. A car isn't just the purchase price. There's insurance, about seven hundred euros a year, petrol, at least a hundred and fifty euros a month, maintenance, the roadworthiness test, parking. According to a motorists' association, a small car costs on average five thousand euros a year. A good electric bike, on the other hand, costs between one thousand and fifteen hundred euros, and maintenance comes to a hundred euros a year. The state even offers a purchase subsidy in some cities. You would save more than four thousand euros in the very first year! My second argument is time. I know it surprises you, but in the city the bike is often faster than the car. In the morning, at eight, you lose twenty minutes in traffic jams, and then you look for a parking space for ten minutes. By bike, I take twenty-five minutes to get to work, door to door, without stress, and I park my bike in front of the entrance. Third, there's health. You told me you wanted to get back to sport but never had the time. Well, with the bike, you do sport without realising it. Forty minutes of cycling a day is more than what doctors recommend. I lost seven kilos in the first year without changing my diet, and my back stopped hurting. Fourth, it's a pleasure. Riding along the canal, feeling the fresh air, greeting the neighbours, is a moment of freedom that the car doesn't give. And on top of that, you do something for the planet: a daily car commute represents about one tonne of CO2 a year. Now, I know your objections. First, the distance: fifteen kilometres is long. I understand. That's exactly why I recommend an electric bike. With the assistance, you do fifteen kilometres in forty minutes without sweating and without huge effort. I can lend you mine this weekend, and you'll test it yourself. I'll also come with you for the first trips, to show you the most pleasant route, the one that avoids the big avenues. Next, the weather: "It rains, it's cold, it's not possible in winter." It's true that there are difficult days. But in reality it rains fewer than a hundred days a year here, and often not at the times when you ride. With a good waterproof jacket and gloves, it's fine. And on stormy days, you take the bus or the tram, or you work from home. Third objection: "And what about shopping, trips, my family?" Here too, there are solutions. A luggage rack or a trailer lets you do big shopping trips. For weekends and holidays, you can rent a car or use car-sharing: even renting for fifteen days a year, you pay far less than by owning a car all year. And finally, safety: you're afraid of cars. Today the city has developed many protected cycle lanes, and with a helmet and lights, the risk is well under control. So, here's what I suggest: don't sign this week. Take my electric bike for a month, and use it to go to the office. Keep your car budget aside. If at the end of the month you think it's not for you, you'll have lost a few days and nothing else. But I'm ready to bet you won't want to give the bike back. Do you agree? Shall we start on Saturday with a little ride together?