Objectif Français
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Entraînement oral TEF — Section B

Section B — Convaincre

Vous essayez de convaincre votre amie à passer ses vacances à la campagne. Il/elle hésite et n'est pas convaincu(e). Présentez vos arguments et répondez à ses objections.

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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • passer ses vacances

    to spend one's holidays

  • la campagne

    the countryside

  • le calme

    peace and quiet

  • l'air pur

    fresh air

  • se ressourcer

    to recharge

  • une randonnée

    a hike

  • un gîte

    a rural holiday cottage

  • les produits du terroir

    local produce

  • se déconnecter

    to disconnect

  • tu vas adorer

    you're going to love it

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Sell the contrast with city life: silence, fresh air, no crowds. Say what she will gain, such as rest and a clear mind.
  • Answer 'I'll be bored' with activities: hiking, cycling, local markets, cooking, board games, stargazing.
  • Answer 'it's boring without the beach' by offering a river, a lake or a swimming pool at the cottage, and a lower price.
  • Use sensory language ('Imagine le chant des oiseaux le matin...') to make the picture vivid and persuasive.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Coucou Camille ! Alors, tu as réfléchi à tes vacances d'été ? Je te pose la question parce que j'ai une idée, et j'espère que tu vas me laisser la présenter avant de dire non. Je voudrais te proposer de passer deux semaines à la campagne, chez mes grands-parents, en Dordogne. Je sais, je sais, tu as déjà le sourire en coin. Mais donne-moi cinq minutes, d'accord ? Je comprends que ça ne te fasse pas rêver au premier abord. Tu m'as dit que tu pensais plutôt à la mer, à Nice ou en Espagne, avec la plage, les terrasses et la vie nocturne. Et c'est vrai, quand on travaille toute l'année dans une ville, on veut parfois de l'animation. Je comprends cette envie de soleil et de fête. Mais regarde comment s'est passée ton année : tu m'as dit que tu étais épuisée, que tu dormais mal, que tu ne supportais plus le bruit de ta rue. Est-ce que de vraies vacances, ce ne serait pas plutôt un endroit où on se repose vraiment ? Mon premier argument, c'est le repos. À la campagne, le silence est total. Le matin, tu te réveilles avec les oiseaux, pas avec les klaxons. Quand j'y suis allée l'été dernier, j'ai dormi dix heures par nuit pendant les trois premiers jours, et je suis revenue complètement détendue. Des études montrent que passer du temps dans la nature réduit le stress de façon mesurable, et que la tension baisse en quelques jours seulement. Mon deuxième argument, c'est la diversité des activités. Tu penses peut-être qu'il n'y a rien à faire, mais c'est faux. Il y a des randonnées magnifiques dans la forêt, des balades en vélo le long de la rivière, du canoë, et des grottes préhistoriques à visiter. Le mercredi et le samedi, il y a un marché où on trouve du fromage, du miel, des fruits, des produits que tu ne goûtes jamais en ville. Si tu aimes la photo, les villages en pierre dorée sont magnifiques au coucher du soleil, et tu rapporteras des centaines de souvenirs. Et chaque été, il y a des festivals de musique dans les villages. L'an dernier, on a assisté à un concert de jazz en plein air pour cinq euros ! Troisièmement, il y a le budget. Tu m'as dit que tu avais peu d'économies après ton déménagement. Une semaine de location sur la côte, c'est facilement mille deux cents euros en août. Chez mes grands-parents, tu ne paies pas le logement, tu participes juste aux courses, et on cuisine tous ensemble. Pour deux semaines, tu dépenses peut-être trois cents euros, y compris l'essence. Tu économises neuf cents euros, c'est énorme ! Quatrièmement, tu vas redécouvrir des plaisirs simples. Le soir, on dîne dehors, on regarde les étoiles : tu n'imagines pas combien on en voit, sans la pollution lumineuse. On joue aux cartes, on se baigne dans la rivière, on lit sur un hamac. J'ai passé les plus belles vacances de ma vie comme ça, et je veux les partager avec toi. Maintenant, parlons de tes objections. La première : « Je vais m'ennuyer sans la plage. » Je comprends cette crainte. Mais il y a un lac à quarante minutes avec une plage de sable, et une grande piscine municipale au village voisin. Et si tu as envie de mer, on peut faire un week-end à La Rochelle, qui est à deux heures. Tu auras donc les deux. La deuxième : « Il n'y a pas de réseau, pas de vie sociale. » C'est vrai que la connexion est un peu faible. Mais honnêtement, ça peut être une chance de te déconnecter du travail et des écrans. Et côté sociabilité, mon cousin Hugo organise une soirée dans le village chaque semaine, avec des gens de notre âge. Tu ne seras pas isolée. La troisième : « Je n'ai pas de voiture, comment je bouge ? » Pas de problème : je viens te chercher à la gare, et nous avons deux vieux vélos pour les petits trajets. Pour les sorties plus longues, je conduis. Et la dernière : « Et si je déteste ? » Eh bien, dans ce cas, on s'adapte. Je te propose une formule souple : tu viens seulement une semaine. Si tu adores, tu restes la deuxième semaine. Si tu t'ennuies vraiment après quatre jours, je te raccompagne à la gare et on part ensemble au bord de la mer, je te le promets. Tu ne prends donc aucun risque. Alors, qu'est-ce que tu en dis ? Fais-moi confiance, juste cette fois. Je suis sûre que tu reviendras reposée, bronzée et de bonne humeur, et qu'au prochain été, c'est toi qui me demanderas d'y retourner !

English

Hi Camille! So, have you thought about your summer holidays? I'm asking because I have an idea, and I hope you'll let me present it before saying no. I'd like to suggest that you spend two weeks in the countryside, at my grandparents' place in the Dordogne. I know, I know, you already have that little smirk. But give me five minutes, okay? I understand that it doesn't make you dream at first glance. You told me you were rather thinking of the sea, Nice or Spain, with the beach, the cafe terraces and the nightlife. And it's true, when you work all year in a city, sometimes you want some excitement. I understand that desire for sun and parties. But look at how your year went: you told me you were exhausted, that you slept badly, that you couldn't stand the noise of your street any more. Wouldn't real holidays be more of a place where you actually rest? My first argument is rest. In the countryside, the silence is total. In the morning, you wake up to the birds, not to car horns. When I went last summer, I slept ten hours a night for the first three days, and I came back completely relaxed. Studies show that spending time in nature reduces stress in a measurable way, and that blood pressure goes down in just a few days. My second argument is the variety of activities. You may think there's nothing to do, but that's false. There are magnificent hikes in the forest, bike rides along the river, canoeing, and prehistoric caves to visit. On Wednesday and Saturday there's a market where you find cheese, honey, fruit, products you never taste in the city. If you like photography, the golden-stone villages are magnificent at sunset, and you'll bring back hundreds of memories. And every summer, there are music festivals in the villages. Last year we went to an open-air jazz concert for five euros! Third, there's the budget. You told me you had little savings after your move. A week's rental on the coast easily costs twelve hundred euros in August. At my grandparents', you don't pay for accommodation, you just chip in for groceries, and we all cook together. For two weeks, you spend maybe three hundred euros, petrol included. You save nine hundred euros, that's huge! Fourth, you'll rediscover simple pleasures. In the evening, we eat outside, we watch the stars: you can't imagine how many you see without light pollution. We play cards, we swim in the river, we read in a hammock. I had the best holidays of my life like that, and I want to share them with you. Now, let's talk about your objections. The first: "I'll be bored without the beach." I understand that fear. But there's a lake forty minutes away with a sandy beach, and a big municipal swimming pool in the neighbouring village. And if you feel like the sea, we can do a weekend in La Rochelle, which is two hours away. So you'll have both. The second: "There's no network, no social life." It's true that the connection is a bit weak. But honestly, it can be a chance to disconnect from work and screens. And as for socialising, my cousin Hugo organises an evening in the village every week, with people our age. You won't be isolated. The third: "I don't have a car, how do I get around?" No problem: I'll pick you up at the station, and we have two old bikes for short trips. For longer outings, I drive. And the last: "What if I hate it?" Well, in that case, we adapt. I suggest a flexible formula: you come for just one week. If you love it, you stay for the second week. If you're really bored after four days, I'll take you back to the station and we'll go to the seaside together, I promise. So you take no risk at all. So, what do you say? Trust me, just this once. I'm sure you'll come back rested, tanned and in a good mood, and that next summer, you'll be the one asking me to go back!