Entraînement oral TEF — Section B
Section B — Convaincre
Vous essayez de convaincre un collègue à utiliser les transports en commun. Il/elle hésite et n'est pas convaincu(e). Présentez vos arguments et répondez à ses objections.
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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
les transports en commun
public transport
un abonnement
a pass / subscription
le trajet
the journey
la circulation
traffic
le parking
parking
les heures de pointe
rush hour
gagner du temps
to save time
lire pendant le trajet
to read during the commute
la ponctualité
punctuality
essaie une semaine
try it for a week
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Make it personal to office life: no parking search, no traffic stress, time to read or answer messages during the ride.
- Answer 'the bus is always late / crowded' honestly (rush hour) and propose a fix: check the app, leave ten minutes earlier.
- Give a figure: a monthly pass compared with fuel plus parking. A concrete comparison is more convincing than 'it's cheaper'.
- Trap: do not insult driving. Stay friendly with 'je comprends que la voiture soit pratique, mais...'.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Salut Marc ! Tu as une minute ? J'ai remarqué que ce matin encore, tu es arrivé avec vingt minutes de retard, et que tu avais l'air épuisé. Ce n'est pas un reproche, hein, je sais très bien que les embouteillages sur la rocade sont infernaux. Mais ça fait des semaines que tu me parles du stress de la route et du parking, et j'ai une idée à te proposer : pourquoi tu ne prendrais pas les transports en commun pour venir au bureau ? Je comprends que tu hésites. Ta voiture, c'est ton petit confort : tu écoutes ta musique, tu es chez toi, tu pars quand tu veux. Et tu m'as dit que le bus, c'était long, bondé et pas fiable. Je comprends ça très bien, parce que j'ai eu exactement les mêmes préjugés. Mais il y a trois ans, ma voiture est tombée en panne, et j'ai été obligé d'essayer. Maintenant, je ne reviendrais en arrière pour rien au monde. Mon premier argument, c'est le temps et la ponctualité. Tu mets une heure en voiture le matin, avec des embouteillages imprévisibles. Le tramway, lui, a sa propre voie, donc il met toujours vingt-cinq minutes de ton quartier au centre. Jamais plus, jamais moins. Tu sais à l'avance à quelle heure tu arrives, donc plus de retards, et ton chef sera ravi. Mon deuxième argument, c'est l'argent. Fais le calcul. L'essence te coûte environ cent vingt euros par mois, le parking en ville, cent euros, sans compter l'assurance, l'entretien et l'usure de la voiture. Ça fait plus de trois cents euros. L'abonnement mensuel, lui, coûte soixante-quinze euros, et notre entreprise rembourse la moitié, donc tu paies trente-sept euros cinquante ! Tu économises presque deux cent cinquante euros par mois, ce qui fait près de trois mille euros par an. Troisièmement, il y a la tranquillité d'esprit. Dans le tram, tu n'as pas à te concentrer sur la route. Tu peux lire, écouter un podcast, répondre à tes messages, ou simplement regarder par la fenêtre. Moi, je lis un roman par mois grâce à mes trajets, j'ai fini deux livres que je repoussais depuis des années. J'arrive au bureau détendu, pas énervé après quarante minutes de klaxons. Et puis, tu marches un peu entre l'arrêt et le bureau : avec quinze minutes à pied par jour, tu fais déjà de l'exercice sans y penser, comme ça tu n'as même plus besoin de t'inscrire à la salle de sport. Quatrièmement, il y a l'environnement. Un trajet en tram, ça produit dix fois moins de CO2 qu'un trajet en voiture. Tu sais, la ville va interdire les vieilles voitures dans le centre à partir de l'an prochain, et la tienne est concernée. Autant anticiper. Je sais que tu as des objections, alors prenons-les une par une. La première : « C'est bondé aux heures de pointe, je déteste être serré. » Je te comprends, c'est vrai que c'est chargé entre huit heures et huit heures et demie. Mais regarde : si tu pars vingt minutes plus tôt, le tram est presque vide et tu t'assois. Et tu arrives avant tout le monde, ce qui te laisse le temps de prendre un café tranquille. La deuxième : « Je ne suis pas flexible, et si j'ai un rendez-vous à l'extérieur ou un imprévu ? » C'est un bon point. Mais tu peux garder ta voiture pour ces jours-là. Tu n'as pas à la vendre ! Ou alors tu peux utiliser les vélos en libre-service, ou un taxi, qui coûte quand même moins cher que le parking quotidien. Et pour les enfants, il y a un arrêt à cinq minutes de l'école. La troisième : « Les horaires, la dernière correspondance, les retards du bus. » Aujourd'hui, avec l'application, tu vois en direct où est ton tram, et tu reçois une alerte s'il y a une perturbation. Le dernier tram passe à minuit et demi, et il y a des bus de nuit si tu sors tard. La quatrième : « Je perds mon indépendance. » Au contraire, tu gagnes une forme de liberté : tu n'as plus à chercher une place de parking ni à payer d'amende, et tu peux boire un verre avec les collègues après le travail sans te poser de questions. Alors, voilà mon compromis : essaie pendant deux semaines, en gardant la voiture à la maison. Je viendrai te chercher à l'arrêt le premier jour, on fera le trajet ensemble, et je te montrerai les meilleures places et l'application. Je peux même t'aider à faire la demande d'abonnement en ligne. Si, au bout de quinze jours, tu n'es pas convaincu, tu reprends ta voiture, et je n'en parle plus. Mais je te parie que tu seras surpris. Alors, lundi, on essaie ensemble ?
English
Hi Marc! Do you have a minute? I noticed that this morning again you arrived twenty minutes late, and that you looked exhausted. It's not a reproach, okay, I know very well that the traffic jams on the ring road are hellish. But for weeks you've been telling me about the stress of the road and the parking, and I have an idea for you: why don't you take public transport to come to the office? I understand that you hesitate. Your car is your little comfort: you listen to your music, you're in your own space, you leave when you want. And you told me the bus was slow, crowded and unreliable. I understand that very well, because I had exactly the same prejudices. But three years ago my car broke down, and I was forced to try. Now I wouldn't go back for anything in the world. My first argument is time and punctuality. You take an hour by car in the morning, with unpredictable traffic jams. The tram has its own lane, so it always takes twenty-five minutes from your neighbourhood to the centre. Never more, never less. You know in advance what time you'll arrive, so no more lateness, and your boss will be delighted. My second argument is money. Do the maths. Petrol costs you about a hundred and twenty euros a month, parking in town a hundred, not counting insurance, maintenance and wear on the car. That's over three hundred euros. The monthly pass costs seventy-five euros, and our company reimburses half, so you pay thirty-seven euros fifty! You save almost two hundred and fifty euros a month, which is nearly three thousand euros a year. Third, there's peace of mind. On the tram, you don't have to concentrate on the road. You can read, listen to a podcast, answer your messages, or simply look out of the window. I read a novel a month thanks to my commute, I finished two books I'd been putting off for years. I arrive at the office relaxed, not annoyed after forty minutes of horns. And then, you walk a little between the stop and the office: with fifteen minutes on foot a day, you're already exercising without thinking about it, so you don't even need to join a gym. Fourth, there's the environment. A tram journey produces ten times less CO2 than a car journey. You know, the city will ban old cars from the centre starting next year, and yours is affected. Might as well plan ahead. I know you have objections, so let's take them one by one. The first: "It's crowded at rush hour, I hate being squeezed in." I understand you, it's true that it's busy between eight and eight thirty. But look: if you leave twenty minutes earlier, the tram is almost empty and you get a seat. And you arrive before everyone else, which gives you time to have a quiet coffee. The second: "I'm not flexible, what if I have an appointment outside or something unexpected?" That's a good point. But you can keep your car for those days. You don't have to sell it! Or you can use the self-service bikes, or a taxi, which still costs less than daily parking. And for the children, there's a stop five minutes from the school. The third: "The timetables, the last connection, the bus delays." Today, with the app, you see live where your tram is, and you get an alert if there's a disruption. The last tram runs at twelve thirty, and there are night buses if you go out late. The fourth: "I lose my independence." On the contrary, you gain a kind of freedom: you no longer have to look for a parking space or pay fines, and you can have a drink with colleagues after work without asking yourself questions. So, here's my compromise: try for two weeks, leaving the car at home. I'll meet you at the stop on the first day, we'll do the trip together, and I'll show you the best seats and the app. I can even help you apply for the pass online. If after fifteen days you're not convinced, you go back to your car, and I'll drop it. But I bet you'll be surprised. So, Monday, shall we try together?