Entraînement oral TEF — Section B
Section B — Convaincre
Vous essayez de convaincre votre ami à reprendre ses études. Il/elle hésite et n'est pas convaincu(e). Présentez vos arguments et répondez à ses objections.
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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
reprendre ses études
to go back to studying
un diplôme
a degree / diploma
une reconversion
a career change
la formation continue
continuing education
les cours du soir
evening classes
une bourse
a scholarship
le salaire
salary
il n'est jamais trop tard
it's never too late
se perfectionner
to improve one's skills
franchir le pas
to take the step
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Stress that age is not a barrier: mention adults who studied again and evening or online courses that fit a job.
- Answer 'it's too expensive' with funding options: scholarships, employer training, student loans, part-time work.
- Link studies to a clear goal: better salary, a job he really wants, new confidence. Ask 'Qu'est-ce que tu rêves de faire ?'
- Trap: do not sound like you criticise his current situation. Say 'tu as du potentiel' and 'je crois en toi'.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Salut Antoine ! Merci d'avoir accepté de déjeuner avec moi. Je voulais te parler de quelque chose qui me tient à cœur, et je te demande juste d'être ouvert, parce que je te le dis en tant qu'ami, pas en tant que donneur de leçons. Ces derniers mois, tu m'as répété plusieurs fois que ton travail ne te plaisait plus, que tu faisais toujours la même chose, que tu n'avais aucune perspective d'évolution. Et moi, je pense que tu devrais reprendre tes études. Je comprends que cette idée te paraisse bizarre, voire effrayante. Ça fait douze ans que tu as quitté la fac, tu as un salaire stable, un appartement, des habitudes. Retourner s'asseoir sur un banc d'école, quand les autres ont dix ans de moins que toi, ça peut donner l'impression de faire un pas en arrière. Je comprends ça, et je respecte ta prudence. Mais laisse-moi te montrer que c'est plutôt un pas en avant. Mon premier argument, c'est l'évolution professionnelle. Dans ton secteur, la comptabilité, les postes intéressants demandent maintenant un master. Regarde les offres : les responsables financiers touchent en moyenne quatre mille euros par mois, contre deux mille sept cents pour toi aujourd'hui. Un diplôme, ce n'est pas seulement un papier, c'est la clé pour passer de l'exécution à la responsabilité. En trois ans, tu pourrais gagner mille euros de plus par mois, et ce serait un investissement rentabilisé en cinq ans. Mon deuxième argument, c'est ta motivation. Tu es brillant, Antoine, tout le monde le sait. À la fac, tu étais le premier à comprendre les cours difficiles, et on venait tous te demander de l'aide. Aujourd'hui, ton poste ne demande que dix pour cent de ton intelligence. Apprendre de nouvelles choses, ça te redonnerait le goût de te lever le matin. Quand j'ai repris des cours de français le soir, il y a deux ans, j'ai retrouvé une énergie que je croyais perdue. Troisièmement, il y a les rencontres. À la fac, tu retrouverais des gens motivés, curieux, qui ont des projets. Ce réseau, c'est précieux : mon amie Laura a trouvé son emploi actuel grâce à un camarade de promotion. Et puis, tu sais, on rencontre souvent des gens qui changent notre vie, un mentor, un futur associé, parfois même un futur conjoint. Quatrièmement, il y a la confiance en soi. Réussir un examen à trente-quatre ans, c'est une fierté énorme. Tu me disais que tu avais l'impression d'être bloqué. Eh bien, reprendre des études, c'est prouver à toi-même que tu peux encore te dépasser. Maintenant, je sais ce que tu vas me répondre. La première objection : « Je suis trop vieux. » Antoine, tu as trente-quatre ans ! Dans le master que j'ai regardé, un tiers des étudiants ont plus de trente ans, et la plus âgée a cinquante-deux ans. Les établissements apprécient les profils avec de l'expérience. Il n'est jamais trop tard. La deuxième : « Ça coûte trop cher, et je ne peux pas arrêter de travailler. » Là, il y a de bonnes nouvelles. Beaucoup de formations se font en cours du soir ou à distance, donc tu continues à travailler à temps plein. Et il existe le compte personnel de formation : tu as sûrement plus de quatre mille euros dessus, sans le savoir. Ton employeur peut aussi financer une partie du diplôme, parce qu'il y gagne. Et si tu dois faire un prêt, les banques proposent des taux très avantageux pour les formations. La troisième : « Je n'ai plus le niveau, ça fait trop longtemps. » C'est normal d'avoir peur, mais ton expérience compense largement. Tu as déjà de l'organisation, de la rigueur, et tu sais pourquoi tu étudies, ce qui est un avantage énorme sur les jeunes de vingt ans. Et il existe des remises à niveau gratuites. La quatrième : « Je n'aurai plus de vie sociale. » Je comprends. Mais il ne s'agit que de deux soirs par semaine et d'un peu de temps le week-end, pour deux ou trois ans. C'est un effort temporaire pour un bénéfice qui dure toute la vie. Et je te promets de continuer à t'inviter au cinéma de temps en temps, pour que tu ne perdes pas le contact avec la vraie vie ! Alors, voilà ce que je te propose, sans pression. Cette semaine, prends rendez-vous avec le conseiller en formation de l'université, c'est gratuit, et ça n'engage à rien. On y va ensemble si tu veux, et je t'accompagne aux portes ouvertes de samedi. Tu pourras poser toutes tes questions, voir les cours, parler à d'anciens élèves. Après ça, tu décides. Mais ne laisse pas la peur choisir à ta place. Je crois vraiment en toi, et dans cinq ans, tu me remercieras. Alors, qu'est-ce que tu en dis ?
English
Hi Antoine! Thanks for agreeing to have lunch with me. I wanted to talk to you about something close to my heart, and I just ask you to be open, because I'm telling you this as a friend, not as someone lecturing you. In recent months, you've told me several times that your job no longer appealed to you, that you always did the same thing, that you had no prospects for advancement. And I think you should go back to school. I understand that this idea seems strange to you, even frightening. It's been twelve years since you left university, you have a stable salary, an apartment, habits. Going back to sit on a school bench, when the others are ten years younger than you, can feel like a step backwards. I understand that, and I respect your caution. But let me show you that it's rather a step forward. My first argument is career progression. In your sector, accounting, the interesting positions now require a master's degree. Look at the job ads: finance managers earn on average four thousand euros a month, compared with two thousand seven hundred for you today. A degree isn't just a piece of paper, it's the key to moving from execution to responsibility. In three years, you could earn a thousand euros more a month, and it would be an investment paid back in five years. My second argument is your motivation. You're brilliant, Antoine, everyone knows it. At university, you were the first to understand the hard lectures, and we all came to ask you for help. Today, your job only requires ten percent of your intelligence. Learning new things would give you back the desire to get up in the morning. When I went back to French classes in the evening two years ago, I found an energy I thought I had lost. Third, there are the people you meet. At university, you'd find motivated, curious people with projects. That network is precious: my friend Laura found her current job thanks to a classmate. And you know, you often meet people who change your life, a mentor, a future business partner, sometimes even a future spouse. Fourth, there's self-confidence. Passing an exam at thirty-four is an enormous source of pride. You told me you felt stuck. Well, going back to study means proving to yourself that you can still push yourself further. Now, I know what you'll answer. The first objection: "I'm too old." Antoine, you're thirty-four! In the master's I looked at, a third of the students are over thirty, and the oldest is fifty-two. Institutions appreciate profiles with experience. It's never too late. The second: "It's too expensive, and I can't stop working." There's good news here. Many programmes are held in evening classes or remotely, so you keep working full time. And there's the personal training account: you surely have more than four thousand euros on it without knowing. Your employer can also fund part of the degree, because they benefit from it. And if you have to take out a loan, banks offer very advantageous rates for training. The third: "I'm not at the level any more, it's been too long." It's normal to be afraid, but your experience largely compensates. You already have organisation and rigour, and you know why you're studying, which is a huge advantage over twenty-year-olds. And there are free refresher courses. The fourth: "I'll have no social life." I understand. But it's only two evenings a week and a bit of time at weekends, for two or three years. It's a temporary effort for a benefit that lasts a lifetime. And I promise to keep inviting you to the cinema from time to time, so you don't lose touch with real life! So, here's what I suggest, no pressure. This week, book an appointment with the university's training adviser, it's free, and it commits you to nothing. We can go together if you like, and I'll go with you to the open day on Saturday. You can ask all your questions, see the courses, talk to former students. After that, you decide. But don't let fear choose for you. I really believe in you, and in five years, you'll thank me. So, what do you say?