Objectif Français
Retour aux sujets TEF

Entraînement oral TEF — Section B

Section B — Convaincre

Vous essayez de convaincre un ami à faire du bénévolat. Il/elle hésite et n'est pas convaincu(e). Présentez vos arguments et répondez à ses objections.

Timer

00:00

Starts when you press record. Exam target: 10:00

Feedback IA (rédigé en anglais) sur ta prononciation et ton contenu

Need help? Try on your own first, then open these.

Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • faire du bénévolat

    to volunteer

  • une association

    a non-profit organization

  • être utile

    to be useful

  • les personnes âgées

    elderly people

  • la banque alimentaire

    food bank

  • l'expérience

    experience

  • se faire des amis

    to make friends

  • donner de son temps

    to give one's time

  • la satisfaction

    satisfaction

  • ça en vaut la peine

    it's worth it

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Pick three benefits: helping others, meeting people, gaining skills for a CV. Mention one real example such as a food bank or a sports club for kids.
  • Answer 'I have no time' with 'deux heures par semaine suffisent' and flexible, one-off events.
  • Answer 'what's in it for me?' by showing personal gain: friends, confidence, new experience, a reference for job applications.
  • Offer to go together the first time. This lowers fear and sounds friendly and sincere.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Salut Nadia ! Tu as un moment ? J'ai une proposition à te faire, et j'espère que tu vas me laisser aller jusqu'au bout. Ces dernières semaines, tu m'as dit que tu t'ennuyais un peu le week-end, que tu ne connaissais pas encore beaucoup de monde depuis que tu as déménagé, et que tu avais parfois l'impression de tourner en rond. Alors voilà : je voudrais que tu viennes faire du bénévolat avec moi. Je suis sûr que ça te ferait du bien. Je comprends que ça ne te donne pas envie tout de suite. Tu travailles toute la semaine, tu es fatiguée le vendredi soir, et le week-end, tu as envie de te reposer. Tu m'as aussi dit que tu n'étais pas sûre d'être utile, que tu n'avais pas de compétences particulières. Je comprends ces doutes, parce que j'ai eu les mêmes il y a trois ans, avant de m'inscrire à la banque alimentaire. Mais laisse-moi te raconter ce que ça m'a apporté. Mon premier argument, c'est le sentiment d'utilité. Chaque samedi matin, je distribue des paniers repas à des familles du quartier. L'an dernier, nous avons aidé plus de trois cents foyers. Je me souviens d'une dame âgée qui m'a pris la main et m'a dit : « Vous ne savez pas à quel point vous m'aidez. » J'ai failli pleurer. Ce genre de moment, on ne le trouve nulle part ailleurs, et ça donne un vrai sens à la semaine. Et quand tu rentres chez toi le samedi à midi, tu as le sentiment d'avoir vraiment fait quelque chose de ta journée, avant même qu'elle soit finie. Mon deuxième argument, ce sont les rencontres. Dans mon équipe, il y a une trentaine de personnes de tous âges et de tous milieux : des étudiants, des retraités, un chef cuisinier, une infirmière. J'y ai rencontré mes meilleurs amis, et ma colocataire actuelle ! Quand on arrive dans une nouvelle ville, c'est la manière la plus naturelle de se faire un cercle, parce qu'on partage une mission, pas seulement une soirée. Troisièmement, il y a les compétences et le CV. Tu cherches à évoluer, tu veux passer chef de projet. Le bénévolat, c'est une expérience concrète : tu apprends à travailler en équipe, à gérer des stocks, à organiser un événement, à communiquer avec des gens très différents. Les recruteurs l'adorent. Mon collègue Pierre m'a dit qu'il avait été embauché, en partie, parce qu'il avait coordonné une collecte de jouets pour Noël. Et en France, certaines heures de bénévolat sont même valorisées dans ton compte d'engagement citoyen. Quatrièmement, c'est excellent pour le moral. Les recherches montrent que les bénévoles sont plus heureux et ont moins de stress. Aider les autres libère des hormones de bien-être, et ça permet de relativiser ses propres problèmes. Moi, depuis que je fais ça, je me plains beaucoup moins pour des petites choses. Maintenant, je connais tes objections. La première : « Je n'ai pas le temps. » Je comprends, ton rythme est chargé. Mais deux heures par semaine suffisent, c'est moins qu'un film. Et tu peux choisir ton créneau : le samedi matin, le dimanche, ou même un soir en semaine. Certaines associations proposent aussi des missions ponctuelles, comme un événement de quelques heures, seulement une ou deux fois par trimestre. Tu n'as pas à t'engager pour toujours. La deuxième : « Je ne sais rien faire d'utile. » Mais ce n'est pas vrai ! Tu parles trois langues. Notre association cherche justement quelqu'un pour accueillir les familles étrangères et les orienter. Tes compétences en informatique aideraient aussi à gérer le fichier des bénéficiaires. Et de toute façon, il y a toujours des tâches simples : trier, porter, sourire. La formation se fait sur place, avec un référent pour t'accompagner. La troisième : « J'ai peur d'être confrontée à des situations tristes ou difficiles. » C'est une préoccupation légitime et honnête. Oui, parfois, c'est émotionnel. Mais on n'est jamais seul : on se retrouve toujours en équipe, et on parle après chaque mission. Et ces moments rendent aussi les bons plus forts. La quatrième : « Et si je m'engage et que je ne supporte pas ? » Il n'y a aucun contrat ni obligation. Tu peux arrêter quand tu veux, sans explications. Alors, voici ma proposition. Viens avec moi samedi prochain, à neuf heures, pour une seule matinée. Tu observes, tu essaies, tu rencontres l'équipe, et après, on va tous boire un café ensemble. Si ça ne te plaît pas, tu ne reviens pas, c'est promis, et je ne t'en voudrai pas du tout. Mais je suis presque certain que tu auras envie de revenir. Qu'est-ce que tu en dis ? Tu viens samedi ?

English

Hi Nadia! Do you have a moment? I have a proposal for you, and I hope you'll let me go to the end. In recent weeks, you've told me you were a bit bored at weekends, that you still didn't know many people since you moved, and that you sometimes felt you were going round in circles. So here it is: I'd like you to come and volunteer with me. I'm sure it would do you good. I understand that it doesn't appeal to you right away. You work all week, you're tired on Friday evening, and at the weekend you want to rest. You also told me you weren't sure you'd be useful, that you had no particular skills. I understand those doubts, because I had the same ones three years ago, before signing up at the food bank. But let me tell you what it has brought me. My first argument is the feeling of usefulness. Every Saturday morning, I hand out meal baskets to families in the neighbourhood. Last year, we helped more than three hundred households. I remember an elderly lady who took my hand and said: "You have no idea how much you help me." I almost cried. That kind of moment, you don't find anywhere else, and it gives real meaning to the week. And when you go home on Saturday at noon, you feel you've really done something with your day, before it's even over. My second argument is the people you meet. In my team, there are about thirty people of all ages and backgrounds: students, retirees, a chef, a nurse. I met my best friends there, and my current flatmate! When you arrive in a new city, it's the most natural way to build a circle, because you share a mission, not just an evening. Third, there are skills and the CV. You're looking to move up, you want to become a project manager. Volunteering is concrete experience: you learn to work in a team, manage stock, organise an event, communicate with very different people. Recruiters love it. My colleague Pierre told me he was hired, in part, because he had coordinated a toy drive for Christmas. And in France, some volunteering hours are even recognised in your citizen engagement account. Fourth, it's excellent for morale. Research shows that volunteers are happier and less stressed. Helping others releases feel-good hormones, and it helps you put your own problems in perspective. Since I started doing this, I complain much less about small things. Now, I know your objections. The first: "I don't have time." I understand, your schedule is full. But two hours a week is enough, it's less than a film. And you can choose your slot: Saturday morning, Sunday, or even an evening during the week. Some associations also offer one-off missions, like an event of a few hours, only once or twice a quarter. You don't have to commit forever. The second: "I can't do anything useful." But that's not true! You speak three languages. Our association is looking for exactly someone to welcome foreign families and guide them. Your IT skills would also help manage the beneficiary file. And anyway, there are always simple tasks: sorting, carrying, smiling. Training is done on site, with a mentor to support you. The third: "I'm afraid of facing sad or difficult situations." That's a legitimate and honest concern. Yes, sometimes it's emotional. But you're never alone: you're always in a team, and we talk after each mission. And those moments also make the good ones stronger. The fourth: "What if I commit and can't stand it?" There's no contract or obligation. You can stop whenever you want, without explanations. So, here's my proposal. Come with me next Saturday, at nine, for just one morning. You observe, you try, you meet the team, and afterwards we all go for a coffee together. If you don't like it, you don't come back, I promise, and I won't hold it against you at all. But I'm almost certain you'll want to come back. What do you say? Are you coming on Saturday?