Objectif Français
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Entraînement oral TEF — Section B

Section B — Convaincre

Vous essayez de convaincre un collègue à dormir davantage. Il/elle hésite et n'est pas convaincu(e). Présentez vos arguments et répondez à ses objections.

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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • dormir davantage

    to sleep more

  • le sommeil

    sleep

  • la fatigue

    tiredness

  • la concentration

    concentration

  • la productivité

    productivity

  • se coucher tôt

    to go to bed early

  • une nuit complète

    a full night's sleep

  • le réveil

    the alarm clock

  • de mauvaise humeur

    in a bad mood

  • la récupération

    recovery

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Link sleep to work: concentration, fewer mistakes, better mood, productivity. A colleague will relate to work arguments.
  • Answer 'I have too much to do' with 'on travaille mieux quand on est reposé': sleeping is an investment, not lost time.
  • Give practical tips: a fixed bedtime, no phone in bed, no coffee after 4 pm. Concrete advice makes you credible.
  • Trap: avoid sounding like a doctor. Use your own experience: 'Moi, depuis que je me couche à 22 h...'.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Dis, Nicolas, je ne voudrais pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais je trouve que tu as l'air épuisé depuis plusieurs semaines. Ce matin, tu as pris ton troisième café avant dix heures, et hier soir, j'ai vu ton message envoyé à minuit et demi. Je tiens à toi comme collègue et comme ami, alors je me permets de te dire franchement : je pense que tu devrais dormir davantage. Je t'explique pourquoi, et après, tu fais ce que tu veux. Première raison : la concentration et la qualité du travail. Les spécialistes du sommeil disent qu'en dessous de six heures par nuit, nos performances baissent comme si on avait bu un verre d'alcool. Hier, en réunion, tu as posé deux fois la même question, et tu as oublié le chiffre du budget que tu avais préparé toi-même. Ce n'est pas une question de compétence, tu es l'un des meilleurs de l'équipe, c'est juste que ton cerveau est fatigué. Moi, j'ai passé une période où je dormais cinq heures, et je faisais des erreurs stupides dans mes rapports. Je corrigeais le soir ce que j'avais fait de travers le matin. Deuxième raison : la productivité. Ça paraît contradictoire, mais dormir plus te fait travailler moins longtemps. Quand tu es reposé, tu termines en six heures ce qui te prend huit quand tu es fatigué. Depuis que je dors sept heures et demie, je quitte le bureau à dix-huit heures, alors qu'avant je restais jusqu'à vingt heures pour des résultats moins bons. Troisième raison : la santé. Le manque de sommeil affaiblit le système immunitaire, augmente le risque de prendre du poids, de faire de la tension, voire de déprimer. Tu as été malade deux fois cet hiver, et tu as eu une grippe qui a duré dix jours. Je ne dis pas que c'est seulement à cause du sommeil, mais ça joue énormément. Et sur le long terme, c'est un vrai danger. Quatrième raison : l'humeur et les relations. Quand on dort mal, on devient irritable. L'autre jour, tu as répondu un peu sèchement à Léa pour une petite question, et elle était vexée. Avec une bonne nuit, tu aurais ri. Et à la maison aussi, ta famille profite d'un Nicolas plus patient et plus joyeux. Maintenant, je sais ce que tu vas me répondre. D'abord : « J'ai trop de travail, je n'ai pas le temps de dormir plus. » Je comprends parfaitement, avec le projet Delta et les deadlines, tout le monde est sous pression. Mais dormir, ce n'est pas du temps perdu : c'est un investissement. Une heure de sommeil en plus peut te faire gagner deux heures d'efficacité le lendemain. Et si tu as vraiment trop de dossiers, parle-en à notre responsable : je peux t'accompagner, et on pourra peut-être redistribuer certaines tâches. Deuxième objection : « Je n'arrive pas à m'endormir, même quand je me couche tôt. » Je comprends, c'est très courant, surtout si on pense au travail. Alors, voici des astuces qui m'ont aidé : couper les écrans une heure avant de dormir, parce que la lumière bleue perturbe le cerveau ; ne plus boire de café après seize heures ; garder la chambre fraîche, autour de dix-huit degrés ; et écrire sur un papier ce qu'on doit faire le lendemain, pour ne plus y penser dans le lit. Ça paraît simple, mais ça marche vraiment. Troisième objection : « Je suis du soir, j'ai mon rythme, c'est à ce moment que je suis le plus productif. » C'est possible, mais l'important, c'est la durée totale du sommeil. Tu peux garder un horaire tardif tout en dormant sept heures, en te levant un peu plus tard si ton travail le permet. Et je peux te couvrir pour les réunions du matin quand c'est possible. Quatrième objection : « J'aime mes soirées, c'est mon seul moment pour moi. » Je le comprends, et je ne te demande pas de renoncer à tout. Mais trente minutes de moins devant une série, ce n'est pas un grand sacrifice, et ton énergie le lendemain compensera largement. Voici donc ma proposition d'essai, très raisonnable : pendant une semaine seulement, tu te couches à vingt-deux heures trente, téléphone éteint dans une autre pièce. On compare notre énergie à la fin de la semaine, comme un petit défi. Je ferai la même chose avec toi, comme ça tu ne seras pas seul. Et si tu ne vois aucune différence, je ne parlerai plus jamais de sommeil. Alors, Nicolas, qu'est-ce que tu en dis ? Tu relèves le défi dès ce soir ? Je suis sûr que lundi prochain, tu auras une autre tête, et que tu me remercieras avec un café, sans caféine cette fois !

English

Listen, Nicolas, I don't want to meddle in what's none of my business, but you've looked exhausted for several weeks. This morning, you had your third coffee before ten, and last night, I saw your message sent at half past midnight. I care about you as a colleague and as a friend, so I'll allow myself to tell you frankly: I think you should sleep more. I'll explain why, and afterward, you do what you want. First reason: concentration and quality of work. Sleep specialists say that below six hours a night, our performance drops as if we had drunk a glass of alcohol. Yesterday, in the meeting, you asked the same question twice, and you forgot the budget figure that you had prepared yourself. It's not a question of competence, you're one of the best on the team, it's just that your brain is tired. I went through a period when I slept five hours, and I made stupid mistakes in my reports. In the evening, I would correct what I had done wrong in the morning. Second reason: productivity. It seems contradictory, but sleeping more makes you work less time. When you're rested, you finish in six hours what takes you eight when you're tired. Since I've been sleeping seven and a half hours, I leave the office at six, whereas before I stayed until eight for worse results. Third reason: health. Lack of sleep weakens the immune system, increases the risk of gaining weight, high blood pressure, even depression. You were sick twice this winter, and you had a flu that lasted ten days. I'm not saying it's only because of sleep, but it plays a huge role. And over the long term, it's a real danger. Fourth reason: mood and relationships. When you sleep badly, you become irritable. The other day, you answered Léa a bit curtly over a small question, and she was offended. With a good night's sleep, you would have laughed. And at home too, your family benefits from a more patient and cheerful Nicolas. Now, I know what you're going to answer. First: "I have too much work, I don't have time to sleep more." I understand perfectly, with the Delta project and the deadlines, everyone is under pressure. But sleeping isn't lost time: it's an investment. One more hour of sleep can earn you two hours of efficiency the next day. And if you really have too many files, talk to our manager about it: I can come with you, and maybe we can redistribute some tasks. Second objection: "I can't fall asleep, even when I go to bed early." I understand, it's very common, especially if you think about work. So here are some tips that helped me: turning off screens an hour before bed, because blue light disturbs the brain; no more coffee after four in the afternoon; keeping the bedroom cool, around eighteen degrees; and writing on paper what you have to do the next day, so you stop thinking about it in bed. It seems simple, but it really works. Third objection: "I'm a night person, I have my rhythm, that's when I'm most productive." That's possible, but what matters is the total duration of sleep. You can keep a late schedule while sleeping seven hours, by getting up a little later if your job allows. And I can cover for you in the morning meetings when possible. Fourth objection: "I like my evenings, it's my only time for myself." I understand, and I'm not asking you to give up everything. But thirty minutes less in front of a series isn't a big sacrifice, and your energy the next day will more than compensate. So here is my trial proposal, very reasonable: for just one week, you go to bed at ten thirty, phone turned off in another room. We compare our energy at the end of the week, like a little challenge. I'll do the same with you, so you won't be alone. And if you see no difference, I'll never talk about sleep again. So, Nicolas, what do you say? Will you take up the challenge starting tonight? I'm sure that next Monday you'll look like a different person, and you'll thank me with a coffee, decaf this time!