Entraînement oral TEF — Section B
Section B — Convaincre
Vous essayez de convaincre votre ami à limiter son temps sur les réseaux sociaux. Il/elle hésite et n'est pas convaincu(e). Présentez vos arguments et répondez à ses objections.
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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
les réseaux sociaux
social media
le temps d'écran
screen time
la dépendance
addiction / dependence
défiler
to scroll
les notifications
notifications
se comparer aux autres
to compare oneself with others
perdre son temps
to waste time
se concentrer
to focus
en vrai
in real life
fixer une limite
to set a limit
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Use three arguments: time lost (give hours per week), mood and comparison with others, and better real-life relationships.
- Answer 'I use it for work / to keep in touch' by proposing limits, not a ban: 30 minutes a day, notifications off.
- Offer a concrete challenge: one week with a screen-time timer, and compare results together.
- Be friendly, not judging. Admit you do it too: 'Moi aussi, je perdais des heures, jusqu'à ce que...'.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Écoute, je voudrais te parler d'un sujet un peu délicat, alors promets-moi de ne pas te vexer. Je te le dis parce que je tiens à toi : je trouve que tu passes beaucoup trop de temps sur les réseaux sociaux. Je ne te juge pas, hein. Moi aussi, j'ai eu une période où je ne pouvais pas poser mon téléphone. Mais j'ai fini par réagir, et je voudrais t'expliquer pourquoi je pense que ça te ferait du bien. D'abord, parlons chiffres. L'autre jour, tu m'as montré ton temps d'écran : trois heures et demie par jour, en moyenne. Ça fait presque vingt-cinq heures par semaine, c'est-à-dire plus qu'un travail à mi-temps ! Sur une année, ça représente plus de mille deux cents heures. Avec ce temps-là, tu pourrais apprendre une langue, finir ta formation en ligne, ou reprendre la guitare dont tu parles depuis deux ans. Quand j'ai fait ce calcul pour moi, j'ai été choqué. Ensuite, il y a l'effet sur le moral. Sur ces applications, on voit uniquement les plus belles photos, les vacances de rêve, les promotions des autres. Sans s'en rendre compte, on se compare, et on se sent en retard sur sa propre vie. Tu m'as dit le mois dernier que tu te sentais un peu nul à cause du succès de certains anciens camarades. Ce n'est pas un hasard. Plusieurs études montrent que réduire l'usage des réseaux diminue l'anxiété et améliore le sommeil. Troisièmement, la concentration. Tu te plains que tu n'arrives pas à finir un livre ou un film sans prendre ton téléphone toutes les cinq minutes. Le cerveau s'habitue à ces petites doses de nouveauté, et ensuite, tout ce qui est long paraît ennuyeux. Moi, depuis que j'ai limité mon temps d'écran, je lis de nouveau un livre par semaine, et au travail, je termine mes tâches plus vite. Quatrièmement, la vraie vie. Rappelle-toi le restaurant, il y a deux semaines : pendant que nos amis racontaient leur voyage, tu regardais ton écran. Personne ne t'a rien dit, mais je l'ai remarqué, et eux aussi. Les relations se construisent avec des regards, des conversations, du temps partagé, pas avec des « j'aime ». Maintenant, je sais ce que tu vas répondre, alors prenons tes objections une par une. Je comprends que tu me dises : « Mais j'utilise les réseaux pour rester en contact avec ma famille et mes amis à l'étranger. » C'est vrai, et c'est un vrai avantage. Je ne te demande pas de tout supprimer. Garde les messageries, garde les groupes qui comptent. On peut simplement désinstaller les applications qui te font perdre du temps, ou ne les consulter que sur l'ordinateur. Tu vas aussi peut-être dire : « J'ai peur de rater des informations ou des invitations. » Je comprends cette peur, on l'appelle même la peur de manquer quelque chose. Mais pense-y : si c'est vraiment important, quelqu'un t'appellera ou t'enverra un message. Pendant ma pause de réseaux, je n'ai raté absolument rien d'essentiel, et mes amis m'ont même appelé plus souvent. Une troisième objection possible : « Je n'ai pas assez de volonté, c'est une habitude, je ne peux pas m'en passer. » Justement, c'est pour cela que je ne te propose pas de changer par la force de la volonté. Utilise les outils : active la minuterie de l'application pour fixer une limite de quarante-cinq minutes, coupe les notifications, mets le téléphone dans une autre pièce pendant le dîner et la nuit. Achète un vrai réveil, comme ça, plus d'excuse pour dormir avec le téléphone à côté de toi. Et peut-être que tu penses encore : « Je m'ennuie sans mon téléphone. » Alors remplaçons cette habitude par une autre. Tu pourrais sortir courir avec moi, ou on peut organiser une soirée jeux de société le vendredi. Franchement, les trois premiers jours sont un peu difficiles, mais après, on redécouvre le plaisir de ne rien faire, et de simplement discuter. Voilà ce que je te propose : un défi d'une semaine, seulement une. Tu fixes une limite d'une heure par jour au maximum, tu coupes les notifications, et tu notes ce que tu ressens chaque soir. Moi, je fais le même défi en même temps que toi, comme ça, on s'encourage et on se pose des questions. À la fin de la semaine, on se retrouve autour d'un café, et on compare notre énergie, notre sommeil, notre humeur. Si tu trouves que ça ne change rien, tu reprends tes anciennes habitudes, je ne dirai plus un mot. Tu n'as rien à perdre, et beaucoup à gagner : du temps, de la sérénité, et des vraies conversations. Alors, tu relèves le défi ? On commence lundi matin, d'accord ?
English
Listen, I'd like to talk to you about a slightly delicate subject, so promise me you won't be offended. I'm telling you because I care about you: I think you spend far too much time on social media. I'm not judging you, okay? I also had a period when I couldn't put my phone down. But I ended up taking action, and I'd like to explain why I think it would do you good. First, let's talk numbers. The other day you showed me your screen time: three and a half hours a day on average. That's almost twenty-five hours a week, more than a part-time job! Over a year, that's more than twelve hundred hours. With that time you could learn a language, finish your online course, or take up the guitar again that you've been talking about for two years. When I did that calculation for myself, I was shocked. Then there's the effect on your mood. On those apps you only see the most beautiful photos, the dream vacations, other people's promotions. Without realizing it, we compare ourselves and feel behind in our own lives. Last month you told me you felt a bit worthless because of the success of some former classmates. That's no accident. Several studies show that reducing social media use lowers anxiety and improves sleep. Third, concentration. You complain that you can't finish a book or a movie without picking up your phone every five minutes. The brain gets used to these little doses of novelty, and then anything long seems boring. Since I limited my screen time, I read a book a week again, and at work I finish my tasks faster. Fourth, real life. Remember the restaurant two weeks ago: while our friends were telling us about their trip, you were looking at your screen. Nobody said anything to you, but I noticed, and so did they. Relationships are built with eye contact, conversations, shared time, not with "likes." Now, I know what you're going to answer, so let's take your objections one by one. I understand that you'd say, "But I use social media to stay in touch with my family and friends abroad." That's true, and it's a real advantage. I'm not asking you to delete everything. Keep the messaging apps, keep the groups that matter. We can simply uninstall the apps that waste your time, or only check them on the computer. You might also say, "I'm afraid of missing news or invitations." I understand that fear; it even has a name, the fear of missing out. But think about it: if something is really important, someone will call you or send you a message. During my break from social media, I missed absolutely nothing essential, and my friends even called me more often. A third possible objection: "I don't have enough willpower, it's a habit, I can't do without it." That's exactly why I'm not suggesting you change through willpower alone. Use the tools: activate the app's timer to set a limit of forty-five minutes, turn off notifications, put the phone in another room during dinner and at night. Buy a real alarm clock, so there's no more excuse to sleep with the phone next to you. And maybe you still think, "I get bored without my phone." Then let's replace this habit with another one. You could go running with me, or we could organize a board game night on Fridays. Frankly, the first three days are a bit hard, but after that, you rediscover the pleasure of doing nothing, and of just talking. Here's what I suggest: a one-week challenge, just one. You set a limit of one hour a day at most, you turn off notifications, and you write down how you feel each evening. I'll do the same challenge at the same time as you, so we encourage each other and compare notes. At the end of the week, we meet for a coffee and compare our energy, our sleep, our mood. If you find it changes nothing, you go back to your old habits, and I won't say another word. You have nothing to lose and a lot to gain: time, peace of mind, and real conversations. So, do you accept the challenge? We start Monday morning, okay?