Objectif Français
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Entraînement oral TEF — Section B

Section B — Convaincre

Vous essayez de convaincre votre cousin à étudier au Canada. Il/elle hésite et n'est pas convaincu(e). Présentez vos arguments et répondez à ses objections.

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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • étudier au Canada

    to study in Canada

  • les universités

    universities

  • le permis d'études

    study permit

  • les frais de scolarité

    tuition fees

  • travailler pendant ses études

    to work while studying

  • la résidence permanente

    permanent residence

  • bilingue

    bilingual

  • le niveau de vie

    standard of living

  • l'accueil des étudiants étrangers

    welcome of international students

  • un avenir prometteur

    a promising future

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Give three solid arguments: quality universities, the right to work part-time, and immigration pathways after graduation.
  • Answer 'it's expensive' with scholarships, part-time work, and cheaper programmes or colleges. Show that costs can be managed.
  • Answer 'it's too cold' with humour and facts: buildings are well heated, and winter sports are fun.
  • Mention French as an asset: in Quebec or bilingual programmes, he can improve his French while studying.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

Salut cousin ! Ta mère m'a dit que tu hésitais encore pour tes études, et franchement, je voulais t'en parler tranquillement, entre nous. Je sais que tu es stressé. Quitter la famille, les amis, la ville où tu as grandi, ce n'est pas rien. Je suis passé par là il y a quelques années, alors je comprends vraiment ce que tu ressens. Mais je voudrais te proposer de réfléchir sérieusement au Canada, parce que je pense que c'est la meilleure décision que tu pourrais prendre pour ton avenir. Mon premier argument, c'est la qualité des études. Les universités canadiennes, comme McGill, Montréal ou Toronto, sont classées parmi les meilleures du monde, et un diplôme de là-bas est reconnu partout. Mais surtout, la pédagogie est très différente de chez nous. Tu ne passes pas ton temps à recopier un cours magistral : tu fais des projets, des stages, des présentations en équipe. Moi, dès la deuxième année, j'ai fait un stage de quatre mois dans une entreprise, et ça m'a ouvert plein de portes. Les professeurs sont aussi très accessibles. Tu peux leur écrire un courriel le soir et avoir une réponse le lendemain matin. Deuxième argument : le travail pendant les études. Avec un permis d'études, tu as le droit de travailler jusqu'à vingt-quatre heures par semaine, et à temps plein pendant les vacances. Au Québec, un emploi étudiant est payé environ quinze à dix-huit dollars de l'heure. Si tu travailles quinze heures par semaine, tu peux gagner entre neuf cents et mille dollars par mois. Ce n'est pas suffisant pour tout payer, mais ça couvre déjà le loyer d'une chambre en colocation et une bonne partie de la nourriture. Et en plus, tu apprends la vie professionnelle. Troisième argument, et c'est peut-être le plus important : ce qui se passe après le diplôme. Quand tu termines tes études, tu peux demander un permis de travail postdiplôme, qui peut durer jusqu'à trois ans. Pendant ce temps, tu accumules de l'expérience canadienne, et ensuite tu peux déposer une demande de résidence permanente. Mon voisin de colocation a fait exactement ce parcours, et il a obtenu sa résidence en moins de deux ans après son diplôme. Aujourd'hui, il a un bon poste en informatique et il gagne plus de soixante-dix mille dollars par an. Quatrième argument : la qualité de vie et l'ouverture. Le Canada est un pays très multiculturel. À Montréal, tu entends parler français, arabe, espagnol, anglais, et personne ne te regarde de travers. Tu vas te faire des amis du monde entier. Et comme tu parles déjà français, tu vas pouvoir t'intégrer beaucoup plus vite, tout en améliorant ton anglais. Deux langues, c'est un énorme avantage sur le marché du travail. Maintenant, je sais que tu as des objections, et je les trouve normales. La première, c'est sûrement l'argent. Oui, c'est vrai, les frais de scolarité pour un étudiant international sont élevés, souvent entre quinze et vingt-cinq mille dollars par an. Mais il existe des bourses d'exemption pour étudiants internationaux, et plusieurs universités en proposent. Moi, j'ai eu une réduction de trois mille dollars la première année. On peut aussi regarder ensemble les programmes coopératifs, où tu alternes les sessions d'études et les stages rémunérés. Là, tu gagnes de l'argent tout en avançant dans ton diplôme. Ta deuxième objection, je l'imagine : il fait très froid. Je comprends que tu aies peur, parce que moi aussi, mon premier hiver, j'ai failli rentrer. Il faisait moins vingt-cinq degrés ! Mais en réalité, avec un bon manteau, des bottes et une tuque, ça se supporte très bien. Les bâtiments sont chauffés, le métro de Montréal est souterrain, et les gens sont habitués. Et l'hiver, il y a des activités qu'on ne peut pas faire ailleurs : le patin, le ski, les marchés de Noël. Après un ou deux mois, tu t'adaptes, je te le promets. Troisième objection possible : tu seras loin de ta famille, et tu auras le mal du pays. Tu as raison, c'est dur au début. Mais aujourd'hui, avec les appels vidéo, tu peux parler à tes parents tous les jours. Et moi, je serai là. Je peux t'accueillir chez moi les premières semaines, te montrer les bons quartiers, t'expliquer comment ouvrir un compte en banque et prendre le transport. Tu ne seras jamais seul. En plus, les universités ont des associations d'étudiants internationaux qui organisent des soirées et des sorties. Enfin, tu me diras peut-être que les démarches sont compliquées. C'est vrai qu'il y a de la paperasse : la lettre d'admission, le certificat d'acceptation, le permis d'études. Mais je l'ai déjà fait, et je peux t'aider étape par étape. Si tu commences dès maintenant, tu auras tout le temps. Alors voilà ce que je te propose : on ne décide rien aujourd'hui. Ce week-end, on s'assoit ensemble devant l'ordinateur, on regarde trois ou quatre universités, on compare les programmes, les coûts et les bourses. Après ça, si tu n'es toujours pas convaincu, je ne te forcerai pas. Mais je suis certain que tu vas être enthousiaste. Franchement, dans dix ans, tu seras très content d'avoir osé. Alors, on s'y met samedi matin ?

English

Hi cousin! Your mom told me you were still hesitating about your studies, and honestly, I wanted to talk to you about it calmly, just between us. I know you're stressed. Leaving your family, your friends, the city where you grew up, that's not nothing. I went through it a few years ago, so I really understand what you're feeling. But I'd like to ask you to think seriously about Canada, because I believe it's the best decision you could make for your future. My first argument is the quality of the education. Canadian universities like McGill, Montreal or Toronto rank among the best in the world, and a degree from there is recognized everywhere. But above all, the teaching style is very different from ours. You don't spend your time copying down a lecture: you do projects, internships, team presentations. In my second year, I did a four-month internship at a company, and it opened a lot of doors for me. Professors are also very approachable. You can email them in the evening and get an answer the next morning. Second argument: working while you study. With a study permit, you're allowed to work up to twenty-four hours a week, and full time during the holidays. In Quebec, a student job pays around fifteen to eighteen dollars an hour. If you work fifteen hours a week, you can earn between nine hundred and a thousand dollars a month. That's not enough to pay for everything, but it already covers a room in a shared flat and a good part of your food. And on top of that, you learn what professional life is like. Third argument, and maybe the most important one: what happens after graduation. When you finish your studies, you can apply for a post-graduation work permit, which can last up to three years. During that time, you build up Canadian experience, and then you can apply for permanent residence. My flatmate followed exactly that path, and he got his residence in less than two years after graduating. Today he has a good job in IT and earns more than seventy thousand dollars a year. Fourth argument: quality of life and openness. Canada is a very multicultural country. In Montreal, you hear French, Arabic, Spanish, English, and nobody looks at you strangely. You'll make friends from all over the world. And since you already speak French, you'll be able to fit in much faster, while improving your English. Two languages is a huge advantage on the job market. Now, I know you have objections, and I find them normal. The first one is surely money. Yes, it's true, tuition fees for an international student are high, often between fifteen and twenty-five thousand dollars a year. But there are tuition exemption scholarships for international students, and several universities offer them. I got a reduction of three thousand dollars in my first year. We can also look together at co-op programs, where you alternate study terms and paid internships. That way you earn money while moving forward in your degree. Your second objection, I can imagine: it's very cold. I understand your fear, because during my first winter I almost came home too. It was minus twenty-five degrees! But in reality, with a good coat, boots and a toque, it's perfectly bearable. Buildings are heated, the Montreal metro is underground, and people are used to it. And in winter there are activities you can't do anywhere else: skating, skiing, Christmas markets. After a month or two, you adapt, I promise you. Third possible objection: you'll be far from your family, and you'll be homesick. You're right, it's hard at the beginning. But today, with video calls, you can talk to your parents every day. And I'll be there. I can host you at my place for the first few weeks, show you the good neighbourhoods, explain how to open a bank account and use public transport. You'll never be alone. Besides, universities have international student associations that organize parties and outings. Finally, you might tell me the paperwork is complicated. It's true there's a lot of it: the admission letter, the acceptance certificate, the study permit. But I've already done it, and I can help you step by step. If you start now, you'll have plenty of time. So here's what I suggest: we don't decide anything today. This weekend, we sit down together at the computer, look at three or four universities, and compare the programs, the costs and the scholarships. After that, if you're still not convinced, I won't push you. But I'm sure you'll be enthusiastic. Honestly, in ten years you'll be very glad you dared. So, shall we get started Saturday morning?