Entraînement oral TEF — Section B
Section B — Convaincre
Vous essayez de convaincre un collègue à prendre des vacances. Il/elle hésite et n'est pas convaincu(e). Présentez vos arguments et répondez à ses objections.
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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
prendre des vacances
to take a holiday
les congés payés
paid leave
l'épuisement professionnel
burnout
se reposer
to rest
recharger les batteries
to recharge one's batteries
poser des jours
to book days off
déléguer
to delegate
la pause
break
revenir motivé
to come back motivated
tu l'as bien mérité
you've earned it
TipsStructure, register and traps to avoid.View
- Argue that rest improves work: rested people make fewer mistakes, are more creative. This speaks to a workaholic colleague.
- Answer 'too much work' with delegation, a handover note and scheduling leave after a project deadline.
- Mention unused leave days: they are a right and can be lost. This is a concrete, practical argument.
- Be caring, not bossy: 'Je m'inquiète un peu pour toi' and 'Tu l'as bien mérité'.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View
French
Dis-moi, Karim, tu as cinq minutes ? Je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais je m'inquiète un peu pour toi. Ça fait presque quatorze mois que tu n'as pas pris de vraies vacances. Je te vois arriver le premier le matin, partir le dernier le soir, et même ce week-end, tu as répondu à mes courriels. Je pense sincèrement que tu devrais poser quelques semaines de congé, et je voudrais t'expliquer pourquoi. Premier point, ta santé. Tu as l'air fatigué, tu as des cernes, et la semaine dernière, tu m'as dit que tu dormais mal. Ce sont des signes qu'il ne faut pas ignorer. Selon plusieurs études, le surmenage prolongé augmente fortement le risque de burn-out, de problèmes de dos et de maladies cardiaques. J'ai un ancien collègue qui a refusé de s'arrêter pendant deux ans, et il a fini par rester absent six mois. Six mois ! Alors qu'une ou deux semaines de repos auraient suffi à éviter ça. Deuxième point, ta performance. On croit souvent que travailler sans arrêt, c'est être efficace, mais c'est l'inverse. Quand on est reposé, on se concentre mieux, on fait moins d'erreurs et on trouve des solutions plus créatives. L'an dernier, je suis parti dix jours en Grèce, et à mon retour, j'ai réglé en une matinée un problème sur lequel je butais depuis trois semaines. Le cerveau a besoin de couper pour fonctionner. Ton travail va donc gagner à ce que tu partes. Troisième point, c'est purement pratique : tes jours de congé. Tu as combien de jours accumulés, vingt-cinq, trente ? Si tu ne les prends pas avant la fin de l'année, tu risques de les perdre, ou au moins d'avoir des démarches compliquées avec les ressources humaines. Ce sont des jours que tu as gagnés, c'est une partie de ton salaire en quelque sorte. Ne pas les prendre, c'est travailler gratuitement. Quatrième point, ta vie en dehors du bureau. Tu m'as dit que tu ne voyais presque plus tes amis et que tu avais abandonné la guitare. Les vacances, ce n'est pas seulement se reposer, c'est aussi retrouver du temps pour les gens et les choses qui comptent. Dans un an, personne ne se souviendra de ce rapport que tu as livré un mardi plutôt qu'un lundi, mais tu te souviendras d'un beau voyage. Je sais ce que tu vas me répondre. Premièrement, que tu as trop de dossiers en cours, notamment le projet avec le client de Lyon. Je comprends que tu te sentes responsable. Mais justement, on peut s'organiser. Prends trois semaines à partir de la mi-novembre, après la livraison. D'ici là, on fait un tableau avec les tâches, les échéances et les contacts, et je peux reprendre les urgences. Une note d'une page suffit, et tu auras l'esprit tranquille. Deuxièmement, tu vas me dire que personne ne peut te remplacer. Écoute, je comprends que tu aies envie de bien faire les choses, et c'est une qualité. Mais si l'équipe s'écroule parce que tu es absent dix jours, ce n'est pas un signe de ta force, c'est un problème d'organisation que ton chef devrait régler. Et puis, Sophie et moi, on a déjà géré tes dossiers quand tu étais malade en mars, et tout s'est bien passé. Troisièmement, peut-être que tu penses que ça ferait mauvaise impression, que ton chef va croire que tu n'es pas motivé. Mais c'est le contraire. Notre directeur répète tout le temps qu'il veut des employés en bonne santé sur le long terme. Et quand un collègue prend ses congés normalement, ça encourage les autres à faire pareil, ce qui crée une meilleure ambiance. Quatrièmement, et c'est sans doute le vrai frein, tu me diras que tu ne sais pas où aller, que tu n'as pas le budget, ou que de toute façon tu vas t'ennuyer. Pas besoin de partir loin ! Tu peux rester chez toi, dormir, lire, marcher, aller voir ta sœur à Bordeaux. Des vacances modestes, ça fait du bien aussi. Une semaine à la campagne dans un gîte à quatre-vingts euros la nuit, c'est déjà un vrai changement. Alors voilà ma proposition : si trois semaines te semblent trop, commençons par une semaine, dès le mois prochain. Tu coupes ton téléphone professionnel, tu me donnes la liste des urgences, et on se retrouve à ton retour pour qu'on fasse le point. Si tu te sens mal ou si tu trouves que c'était inutile, tu me le dis, et je ne t'en parle plus jamais. Mais je suis presque sûr que tu reviendras en pleine forme. Tu as vraiment besoin de ça, et tu le mérites. Alors, on regarde le calendrier ensemble tout de suite ?
English
Tell me, Karim, do you have five minutes? I don't want to meddle in what doesn't concern me, but I'm a bit worried about you. It's been almost fourteen months since you took a real vacation. I see you arrive first in the morning, leave last in the evening, and even this weekend you answered my emails. I sincerely think you should take a few weeks off, and I'd like to explain why. First point, your health. You look tired, you have dark circles under your eyes, and last week you told me you were sleeping badly. Those are signs you shouldn't ignore. According to several studies, prolonged overwork greatly increases the risk of burnout, back problems and heart disease. I have a former colleague who refused to stop for two years, and he ended up absent for six months. Six months! Whereas a week or two of rest would have been enough to avoid that. Second point, your performance. People often believe that working non-stop means being efficient, but it's the opposite. When you're rested, you concentrate better, you make fewer mistakes and you find more creative solutions. Last year I went to Greece for ten days, and when I came back I solved in one morning a problem I'd been stuck on for three weeks. The brain needs to switch off in order to work. So your work will benefit from you leaving. Third point, it's purely practical: your days off. How many days have you accumulated, twenty-five, thirty? If you don't take them before the end of the year, you risk losing them, or at least facing complicated procedures with human resources. Those are days you've earned, it's a part of your salary in a way. Not taking them is working for free. Fourth point, your life outside the office. You told me you hardly see your friends anymore and that you've given up the guitar. Vacation isn't only about resting, it's also about finding time for the people and things that matter. In a year, nobody will remember that report you delivered on a Tuesday instead of a Monday, but you'll remember a great trip. I know what you're going to answer. First, that you have too many files in progress, especially the project with the client in Lyon. I understand that you feel responsible. But precisely, we can organize ourselves. Take three weeks starting in mid-November, after the delivery. Until then, we make a table with the tasks, the deadlines and the contacts, and I can take over the urgent matters. A one-page note is enough, and you'll have peace of mind. Second, you'll tell me nobody can replace you. Listen, I understand that you want to do things well, and that's a quality. But if the team collapses because you're absent for ten days, it's not a sign of your strength, it's an organizational problem that your boss should solve. And besides, Sophie and I already handled your files when you were sick in March, and everything went fine. Third, maybe you think it would make a bad impression, that your boss will think you're not motivated. But it's the opposite. Our director keeps saying he wants employees in good health over the long term. And when one colleague takes their leave normally, it encourages the others to do the same, which creates a better atmosphere. Fourth, and it's probably the real obstacle, you'll tell me that you don't know where to go, that you don't have the budget, or that you'll be bored anyway. You don't need to go far! You can stay home, sleep, read, walk, go see your sister in Bordeaux. Modest vacations do you good too. A week in the countryside in a cottage at eighty euros a night is already a real change. So here's my proposal: if three weeks seems like too much, let's start with one week, as early as next month. You turn off your work phone, you give me the list of urgent matters, and we meet when you're back to take stock. If you feel bad or think it was pointless, tell me, and I'll never mention it again. But I'm almost sure you'll come back in great shape. You really need this, and you deserve it. So, shall we look at the calendar together right now?