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Entraînement oral — Tâche 3

Tâche 3 — Point de vue

Les devoirs à la maison sont-ils utiles pour les élèves ? Exprimez votre opinion pendant 4 min 30 environ.

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Key words & expressionsUseful French for this topic, with translations.View
  • les devoirs

    homework

  • réviser

    to revise

  • la mémorisation

    memorization

  • la fatigue

    tiredness

  • l'autonomie

    autonomy

  • les inégalités

    inequalities

  • le soutien familial

    family support

  • le temps libre

    free time

  • à mon sens

    in my view

  • toutefois

    however

TipsStructure, register and traps to avoid.View
  • Give a precise position, e.g. 'utiles mais en quantité limitée'. Examiners like a clear and defensible opinion.
  • Argument 1: homework helps memorization and autonomy (example: learning vocabulary or multiplication tables). Argument 2: too much homework creates fatigue and inequality (example: a child without help at home).
  • Use cause and consequence: puisque, donc, c'est pourquoi, ce qui permet de.
  • Close by proposing a solution (short homework, done at school) to show maturity.
Example answerCompare with a model response after your attempt.View

French

À mon sens, les devoirs à la maison sont utiles, mais à condition de rester courts et bien pensés. Je ne suis ni pour une suppression totale, ni pour des soirées entières passées sur des cahiers, et je vais vous expliquer cette position intermédiaire. D'abord, les devoirs aident à retenir ce qu'on a appris en classe. Pour apprendre une langue, par exemple, il faut répéter le vocabulaire plusieurs fois, et le faire seulement pendant le cours ne suffit pas. Quand j'étais élève, je révisais les tables de multiplication dans le bus et le soir, et c'est comme ça que je les connais encore aujourd'hui. La mémorisation demande de la répétition, et la maison est l'endroit où l'on peut la faire à son rythme. Sans cela, beaucoup de notions s'oublient en quelques jours. Ensuite, les devoirs développent l'autonomie. Quand on doit s'organiser seul, décider quand on commence, comment on travaille, ce qu'on n'a pas compris, on apprend à se prendre en charge. Mon frère était très désordonné à l'école primaire. Petit à petit, grâce à un petit exercice chaque soir, il a pris l'habitude de préparer son sac et de planifier sa semaine. Cette compétence lui sert encore aujourd'hui à l'université. Les devoirs préparent donc aussi à la vie d'adulte. Cela dit, mon troisième argument est justement une limite : trop de devoirs créent de la fatigue et du stress. J'ai une cousine qui rentre à six heures et qui travaille jusqu'à dix heures du soir, avec deux heures d'exercices. Elle n'a plus de temps libre pour jouer, lire ou faire du sport, et pourtant ces activités sont essentielles pour son équilibre. Quand un enfant est épuisé, il apprend moins bien le lendemain, ce qui est le contraire du but recherché. Il y a aussi un problème d'égalité. Certains enfants ont des parents disponibles qui peuvent les aider, ou une chambre au calme et un ordinateur. D'autres rentrent dans un appartement bruyant, sans personne pour expliquer une leçon. Pour eux, les devoirs creusent les inégalités, puisque l'enfant qui n'a pas de soutien familial prend du retard. Toutefois, cela ne veut pas dire qu'il faut tout supprimer ; cela veut dire qu'il faut mieux organiser le travail. On pourrait objecter que, dans certains pays, les élèves n'ont presque pas de devoirs et obtiennent d'excellents résultats. C'est vrai, et c'est un argument sérieux. Mais ces systèmes proposent souvent un accompagnement en classe : de l'étude surveillée, des petits groupes, du temps pour s'exercer avec le professeur. Ce n'est donc pas l'absence de travail qui explique les résultats, c'est la qualité de l'aide. C'est pourquoi je propose une solution : des devoirs courts, d'une vingtaine de minutes à l'école primaire, avec des exercices de révision plutôt que des leçons nouvelles. Et pour réduire les inégalités, l'école pourrait organiser une aide aux devoirs gratuite, juste après les cours, avec des enseignants ou des étudiants volontaires. En conclusion, les devoirs sont utiles pour la mémoire et l'autonomie, mais ils deviennent nuisibles quand ils sont trop longs ou mal répartis. Je défends donc des devoirs limités, accompagnés et adaptés à l'âge. Voilà mon point de vue, merci de votre écoute.

English

In my view, homework is useful, but on condition that it stays short and well designed. I am neither for abolishing it completely, nor for whole evenings spent on exercise books, and I will explain this middle position. First of all, homework helps us retain what we learned in class. To learn a language, for example, you have to repeat vocabulary several times, and doing it only during the lesson is not enough. When I was a pupil, I revised the multiplication tables on the bus and in the evening, and that is how I still know them today. Memorisation requires repetition, and home is the place where you can do it at your own pace. Without it, many notions are forgotten within a few days. Next, homework develops autonomy. When you have to organise yourself alone, decide when to start, how to work, what you have not understood, you learn to take charge of yourself. My brother was very disorganised in primary school. Little by little, thanks to a small exercise every evening, he got used to packing his bag and planning his week. That skill still serves him today at university. So homework also prepares us for adult life. That said, my third argument is precisely a limit: too much homework creates tiredness and stress. I have a cousin who gets home at six and works until ten at night, with two hours of exercises. She no longer has free time to play, read or do sport, and yet these activities are essential for her balance. When a child is exhausted, he learns less well the next day, which is the opposite of the goal. There is also a problem of equality. Some children have available parents who can help them, or a quiet room and a computer. Others come home to a noisy flat, with nobody to explain a lesson. For them, homework widens inequalities, since the child without family support falls behind. However, that does not mean everything should be abolished; it means the work should be better organised. One could object that, in some countries, pupils have almost no homework and get excellent results. That is true, and it is a serious argument. But those systems often offer support in class: supervised study, small groups, time to practise with the teacher. So it is not the absence of work that explains the results, it is the quality of the help. That is why I propose a solution: short homework, around twenty minutes in primary school, with revision exercises rather than new lessons. And to reduce inequalities, the school could organise free homework help right after classes, with teachers or volunteer students. In conclusion, homework is useful for memory and autonomy, but it becomes harmful when it is too long or badly distributed. So I defend limited homework, with support, adapted to the pupil's age. That is my point of view, thank you for listening.